Bilan de la semaine 4 : contre vents et marées (11-2)

BOSTON, MA - NOVEMBER 10:  Marcus Morris #13 and Jayson Tatum #0 of the Boston Celtics high five during the game against the Charlotte Hornets on November 10, 2017 at the TD Garden in Boston, Massachusetts.  NOTE TO USER: User expressly acknowledges and agrees that, by downloading and or using this photograph, User is consenting to the terms and conditions of the Getty Images License Agreement. Mandatory Copyright Notice: Copyright 2017 NBAE  (Photo by Brian Babineau/NBAE via Getty Images)

Brad Stevens en pleine lumière : 

Depuis qu’il est arrivé dans la ligue, Stevens n’est pas franchement en manque de reconnaissance et il est déjà considéré par les journalistes comme par ses pairs (Popovich en tête) comme l’un des meilleurs coach de NBA. Mais il n’a jamais fini dans les trois premiers dans la course au trophée de COY et malgré une finale de conférence ainsi que plusieurs victoires marquantes face à Golden State, il lui manque encore des moments forts pour construire sa légende, surtout par rapport à ses exploits à Butler.

Cependant, ce début de saison pourrait rapidement constituer une très belle ligne sur son CV : la rapidité avec laquelle il a réussi à rendre cette équipe presque complétement renouvelée cohérente, ce qu’il arrive à faire avec un nombre record de rookies, les performances de son équipe malgré l’absence du Big Three, ces 11 victoires de suite… Tout ça ne passe pas inaperçu et son influence sur les événements est indéniable. On le voit même sur la touche, appeler directement des systèmes et guider ses joueurs quand l’attaque est un peu grippée. C’est évidemment avec des bilans excellents, des exploits en playoffs et des titres qu’un coach construit sa légende, mais Brad fait parler de lui et marque déjà des points pour le titre de coach de l’année.

Les Celtics n’ont pas perdu leur identité :

Souvenez-vous cet été, on pouvait lire un peu partout que les Celtics avaient sacrifié une partie de leur identité, notamment défensive, en se séparant de Jae Crowder et d’Avery Bradley, leaders vocaux ou par l’exemple. Résultat, alors que leur PACE (estimation du nombre de possessions par match) est équivalent à celui de l’an dernier, les Celtics de cette saison affichent un DEFRTG (moyenne de points concédés sur 100 possessions) de 94,8 contre 105,5 la saison précédente. C’est tout simplement et avec environ quatre points la meilleure moyenne de la ligue, alors qu’ils se classaient 12e l’an passé. En fait, dans l’absolu et en ne tenant pas compte du PACE, c’est tout simplement la meilleure moyenne depuis la saison 2003-04. Mieux encore, l’équipe, dont on pointe du doigt la faiblesse au rebond depuis des années, se classe pour l’instant deuxième au REB% avec 52,9, alors qu’elle pointait à la 27e position en 2016-17 avec 48,5.

Il y a également eu Isaiah Thomas qui avait averti son ancienne équipe qu’elle avait perdu « beaucoup de [son] cœur et de [son] âme » en échangeant autant de joueurs. Il semble finalement que le cœur et l’âme des Celtics ne reposaient pas seulement sur quelques joueurs. Les 11 victoires de suite, malgré les blessures, l’adversité et les déficits, parlent d’elles-mêmes. Avec Smart, Rozier, Theis, Ojeleye, Brown, Morris et compagnie le fighting spirit des Celtics semble encore entre de bonnes mains.

Quelques remarques :

  • Génie ou chance ? On en parlait déjà un peu la semaine dernière, si les Celtics font indéniablement un super début de saison avec une défense exceptionnelle, ils semblent tout de même avoir pas mal de réussite. Cette semaine, leur niveau de performance contre les Hawks et les Lakers ne leur aurait sans doute pas permis de s’imposer contre beaucoup d’équipes dans la ligue. La manière dont les Hornets, comme le Thunder avant, se sont écroulés dans le quatrième quart-temps tient du miracle. L’excellente défense et la détermination des joueurs et de Brad Stevens y est pour beaucoup, mais pas sûr que ce scénario soit reproductible encore beaucoup de fois. Il ne s’agirait pas de bouder notre plaisir devant cette série de victoires, mais il faudra sans doute attendre des adversaires plus en réussite pour juger avec plus d’acuité le vrai niveau de cette équipe. À moins qu’elle n’arrive vraiment à faire déjouer tout le monde tout au long de saison.
  • Jayson Tatum ! Comment ne pas se répéter avec Tatum, dont les performances sont, encore une fois, plus qu’une satisfaction positive mais véritablement un facteur décisif dans l’incroyable forme actuelle de l’équipe ? Cette semaine, ses statistiques sont un peu tronquées par le match contre les Lakers duquel il sort après neuf minutes seulement, la faute à une douleur dans la cheville que les Celtics ont tout de suite traité avec précaution. Cependant, au cours du match suivant contre les Hornets, c’est en partie lui qui porte sur ses pas si frêles épaules de rookie l’équipe en deuxième mi-temps, inscrivant des paniers importants alors que le jeu semblait parfois se gripper et que l’effort était avant tout défensif.

L’action de la semaine :

Un simple fait de match, qui n’illustre rien mais qui fait toujours plaisir à voir. Que demander de plus ?

La déclaration de la semaine :

« Je me rappelle que durant un temps-mort, Coach Stevens nous a dit ‘Nous allons gagner ce match et cette salle va devenir dingue’. On était au plus bas. On perdait de quinze points ou un truc du genre. Le coach savait qu’on allait gagner ce match, que la foule allait nous porter, que ça allait être la folie ici et c’est exactement ce qu’il s’est passé. »

« On se bat, on défend hyper dur. On fait vraiment du bon boulot de ce côté là du terrain et Brad Stevens… c’est un vrai gourou. »

Qu’il s’agisse de jeunes loups comme Terry Rozier ou de vétérans comme Marcus Morris, les joueurs semblent tous admiratifs de Brad Stevens et de son coaching. L’artisan de leur réussite et le forgeron de leur identité, c’est lui.

La semaine prochaine : 

Encore quatre matchs la semaine prochaine et ça va devenir vraiment compliqué de continuer la série de victoires, mais on ne jure déjà plus de rien avec cette équipe.

  • vs Toronto Raptors Raptors2 dimanche à 15h30 (21h30)
  • Brooklyn Nets Nets2 mardi à 19h30 (01h30)
  • vs Golden State Warriors Warriors2 jeudi à 20h (02h)
  • Atlanta Hawks Hawks2 samedi à 19h30 (01h30)

Article rédigé par Guillaume Perrin, Léo Hurlin et Hugo Geindre

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