Bilan de la semaine 5 : irrésistibles (15-2)

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Respect, Jaylen Brown :

C’est une situation que malheureusement, les fans des Celtics ont déjà rencontré avec Isaiah Thomas lors des playoffs la saison dernière, lorsque ce dernier avait perdu sa petite sœur peu avant le premier match face à Chicago. Jeudi, Jaylen Brown a appris le suicide de son meilleur ami survenu la veille. Hésitant à jouer le soir-même, il a finalement décidé de le faire pour lui, après avoir discuté avec Brad Stevens et la mère de son ami. Au final ? 22 points (le numéro 22 était le numéro de maillot de son meilleur ami) et 7 rebonds, meilleur joueur du match.

Deux jours plus tard, après avoir passé le temps qu’il pouvait avec la famille proche de son ami dans la région d’Atlanta, Jaylen Brown a remis ça. 27 points face aux Hawks avec une réussite insolente (10/13 aux tirs pour son record au scoring dans sa jeune carrière). Une force de caractère remarquable pour un gamin de 21 ans. Bravo et respect.

Jayson Tatum, comme un grand :

Si Jayson Tatum n’est pas le rookie le plus en vue (avec un OVNI comme Ben Simmons, c’est compliqué), il impressionne de plus en plus d’observateurs encore sceptiques. Et pour cause. Cette semaine, il n’a inscrit « que » 14 points de moyenne. Pourquoi en parler alors ? Parce que c’est trop difficile de se dire que Tatum n’a que 19 ans. S’il a été en difficulté à plusieurs reprises sur des débuts de match, il a en revanche été étincelant dans les fins de match, prenant ses responsabilités et montrant qu’il est capable de scorer à peu près comme il l’entend, même face à des joueurs calibrés NBA depuis un paquet d’années. Pour preuve, cette action en fin de match face à Toronto où il déborde Kyle Lowry pour ensuite déployer ses longs bras et aller marquer un lay-up difficile.

Jayson Tatum avance à pas de géants, et ses performances dans le money time impressionnent pour son jeune âge. Depuis le début de saison, il est à 61% aux tirs dans le quatrième quart, avec 55% derrière l’arc et 88% aux lancers. Rien que ça.

Quelques remarques :

• Inutile de parler de Marcus Smart, qui termine la semaine à un piètre 7/33 aux tirs (soit un famélique 21% de réussite, dont 25% derrière l’arc). Si vous l’avez raté, on en a parlé dans un article sorti ce samedi sur le blog, parlant de l’apport offensif de Smart, qu’il serait bête de réduire à son pourcentage aux tirs.

• Les folles remontées des Celtics : que se passe-t-il chez les Celtics ? L’an passé – et les années précédentes -, on était habitué à voir les Celtics prendre 10 à 15 points d’avance avant de s’effondrer et de subir le retour des équipes adverses, peu importe que ces dernières soient des prétendantes au titre ou des équipes plus faible. Cette année, la tendance est complètement inverse : 16 points de retard à Atlanta, 17 points de retard face aux Warriors, 18 points de retard face aux Hornets la semaine précédente, des déficits tous remontés, aboutissant à une victoire finale. Cette équipe, bien que limitée offensivement par moment, ne lâche jamais rien cette saison et l’a encore montré cette semaine. Sa force mentale, probablement insufflée par Brad Stevens, est impressionnante. Jamais (ou presque), les Celtics n’ont semblé prendre une équipe de haut ou un match à la légère depuis le début de saison. C’est assez rare pour être souligné, et ça change de la mentalité que l’on a pu voir dans le passé ou chez des équipes concurrentes cette saison.

Cependant, il ne faudrait pas que cette habitude perdure trop longtemps. Remonter des déficits de 15 points chaque soir en NBA, ça n’est pas vraiment fréquent et aussi bons soient les Celtics, ça risque de coûter cher à un moment.

• Kyrie Irving dans le money time : l’an passé, les Celtics nous avaient habitué à des performances folles dans le clutch time, sous l’impulsion d’Isaiah Thomas, irrésistibles dans les quatrièmes quart-temps. Eh bien, cette saison, il faut avouer que Kyrie Irving a plutôt bien repris le flambeau. Aujourd’hui, Kyrie Irving est le joueur ayant marqué le plus de points dans cette période (soit à cinq minutes ou moins de la fin du match, avec 5 points d’écart ou moins), en étant seulement le 24e de la ligue au nombre de minutes. Le plus impressionnant ? En 30 minutes cumulées de money time cette saison, il n’a perdu aucun ballon.

Cette semaine, alors qu’il connaissait un match difficile face aux Warriors, il a su trouver les espaces en fin de match pour faire gagner son équipe. Face à Atlanta, c’est lui qui a tué le match d’un tir assassin (et on ne peut plus compliqué) dans le corner. Même le visage masqué, Kyrie assume son statut en ce début de saison, et il est bon de savoir que Brad Stevens a quelqu’un sur qui compter dans les fins de rencontre.

L’action de la semaine :

Et bah alors Jayson Tatum, on se permet de faire des coast-to-coast en passant en revue toute la défense des Hawks ?

La déclaration de la semaine :

15 victoires de suite ? Non, Brad Stevens ne s’en satisfait pas. Comme dit plus haut, les Celtics ont la fâcheuse habitude dernièrement d’accumuler les matchs avec des écarts à remonter.

« Dans mon esprit, nous n’avons pas assez bien joué pour que cette série de victoires ait de la valeur. On a simplement trouvé des moyens de gagner des matchs. On doit jouer beaucoup mieux. »

La semaine prochaine : 

Les Celtics auront l’occasion d’égaler le record de la franchise de 19 victoires de suite avec quatre matchs à leur portée. Attention tout de même, trois matchs à l’extérieur et trois en quatre jours sur la fin de semaine.

Dallas Mavericks Mavs2 lundi 20 à 20h30 (02h30)

• Miami Heat Heat2 mercredi 22 à 19h30 (01h30)

vs Orlando Magic Magic2 vendredi 24 à 19h30 (01h30)

Indiana Pacers Pacers2 samedi 25 à 20h (02h) 

Article rédigé par Léo Hurlin, Hugo Geindre et Baptiste Godreau

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