Boston – Milwaukee, Game 5 : les Celtics reprennent le dessus

Retour au Garden, retour de Marcus Smart, et retour de la victoire pour les Celtics ! En tête pendant quasi-tout le match, ayant compté jusqu’à 16 points d’avance à la fin du 2e quart-temps, les Celtics se sont fait peur en fin de match, mais l’essentiel est sauf en s’imposant 92-87 avec notamment 22 points de Horford.

Voici les principaux points à retenir de ce match :

  • Smart, comme si de rien n’était :

C’est comme s’il n’avait jamais été blessé. A peine 20 secondes après son entrée en jeu au milieu du 1er quart-temps, sous l’ovation du TD Garden, Smart se jetait déjà par terre pour récupérer un ballon. Classic Smart. Quelques secondes plus tard, il bloquait Giannis Antetokounmpo sur une tentative de alley-oop. Au final, il inscrit 9 points (certes à 2-7, mais rien d’inhabituel pour lui), 5 rebonds, 4 assists, 1 steal et 3 contres pour un +/- de +2 (+11 à 1 minute de la fin), et une multitude d’actions décisives en fin de match : un contre sur Giannis, des rebonds arrachés, des ballons récupérés on ne sait comment, comme sur la vidéo ci-dessous. Classic Smart.

Son importance est d’autant plus grande avec les nombreux blessés. D’une part, en l’absence de Kyrie Irving, il est le meilleur des meneurs disponibles en termes de playmaking et de qualités sur pick-and-roll. Il peut en outre défendre sur n’importe qui ou presque, contrairement à Terry Rozier et surtout Shane Larkin, sur lequel les Bucks ont très souvent cherché à switcher pour obtenir un mismatch. Et il a le don de se montrer décisif dans les derniers instants d’un match. Il y a bien sûr de nombreux facteurs à prendre en compte, mais ce n’est pas surprenant que son retour coïncide avec celui d’une défense plus dure et plus appliquée : les Bucks finissent à 36.8% au shoot alors qu’ils avaient toujours terminé au-delà des 48% jusque-là (les Celtics affichaient le 2e pire defensive rating de la ligue sur ces playoffs). C’est donc de bon augure pour la suite.

Et visiblement, il a non seulement manqué aux fans et à la rédaction, mais également à Al Horford :

« Son retour signifie beaucoup pour nous. Il représente en quelque sorte l’âme de notre équipe. On se nourrit de tout ce qu’il apporte à chaque match, son énergie, sa dureté, sa générosité. J’ai eu l’impression qu’il transmettait tout ça au public comme à nous. Son retour a été une surprise incroyable pour le groupe, car il y a quelques semaines, je pensais qu’il ne reviendrait pas, et je ne voulais pas me faire de faux espoirs, même quand un potentiel retour a été évoqué. On est très heureux de l’avoir avec nous et il a eu un impact énorme sur le match ce soir. »

 

  • Papa Sportif au top :

En parlant d’Horford, force est de constater qu’il a encore joué un rôle clé dans la victoire des Celtics. Il finit meilleur marqueur des Celtics avec 22 points (à 7-15 aux tirs), et meilleur rebondeur du match avec 14 rebonds (record en playoffs avec les Celtics). C’est déjà la seconde fois qu’il dépasse les 20 points et 10 rebonds dans cette série, alors qu’il ne l’avait réalisé qu’une seule fois l’an dernier, sur l’intégralité des playoffs. S’il a moins eu l’occasion de défendre sur Giannis, le tank Semi Ojeleye étant là pour s’en occuper, il a brillé dans une attaque pas toujours séduisante ce soir. Il joue toujours juste, et peut s’appuyer sur sa qualité de passe pour se sortir des nombreuses prises à deux que lui ont réservées les Bucks quand il postait son vis-à-vis, et servir un joueur démarqué. Sa mobilité et sa rapidité pour sortir des écrans permet également aux meneurs de pénétrer plus facilement dans la raquette pour créer, ou obtenir leur propre shoot.

  • Small Ball :

A l’inverse des derniers matches, Brad Stevens a répondu au small ball des Bucks par du small ball également, avec la titularisation d’Ojeleye au poste 4 pour décaler Horford en pivot, au détriment d’Aron Baynes. Horford est bien trop mobile pour être défendu par les postes 5 des Bucks, et Ojeleye a le gabarit pour gêner tant bien que mal Giannis. En jouant small ball, Stevens a profité de la puissance et de la rapidité de Semi pour mettre davantage de pression sur le Greak Freak quand il était balle en main. Choix visiblement payant puisque ce dernier n’a tenté que 10 petits tirs dans ce match. En revanche, les 5 traditionnels des Celtics ont fait les frais de cet ajustement tactique, puisque Greg Monroe n’a pas foulé le parquet et Aron Baynes a lui dû se contenter de 10 minutes. On aurait pu craindre que cela se répercute négativement sur la domination incontestable des Celtics au rebond depuis la série, que nenni : 50-37 pour Boston au final (certes les Bucks ont raté 15 tirs de plus).

  • L’action du match :

Vous reprendrez bien un peu de Smart ?

Espérons maintenant que les Celtics réussissent enfin à maintenir leur niveau de jeu et l’intensité en déplacement, à Milwaukee jeudi à 2h heure française. Pour le point statistique, les Celtics se sont qualifiés 38 fois sur 41 lors qu’ils menaient 3-2 dans une série de playoffs (défaites contre Orlando en 2009, contre les Lakers en 2010 et le Heat en 2012).

Article rédigé par Guillaume Perrin

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