Boston – Philadelphie, Game 2 : Les Celtics insubmersibles

  • Résumé du match :

Comme prévu, les Sixers montrent d’emblée un visage bien différent du game 1, et ce des deux côtés du terrain. Leur défense est beaucoup plus agressive et mieux organisée, et la balle circule mieux en attaque, et surtout ils rentrent leurs tirs, ce qui peut aider. Philadelphie passe un 8-0 aux Celtics pour commencer, les 8 points inscrits par JJ Redick, Pendant un quart-temps et demi, les Celtics vont retomber dans leurs travers du mois de janvier et février: mauvaise sélection de tirs, passes mal assurées, pertes de balles évitables. Ils se font également martyriser au rebond offensif, notamment par Joel Embiid. Les Sixers maîtrisent totalement leur basket, et mènent de 22 points au milieu du 2e quart-temps. Seul Marcus Smart semble dans son match offensivement, ce qui est rarement bon signe.

Puis la rentrée de Greg Monroe, qu’on n’avait plus vu depuis 3 matches, va soudainement réveiller les Celtics, qui vont passer un run absolument mémorable de 25-8 sur les 6 dernières minutes avant la mi-temps, avec une avalanche de tirs à 3 points, dans un TD Garden au bord de l’implosion. Brett Brown, qui ne prendra pas de temps mort de manière surprenante, voit ses troupes complètement submergées par la furia verte, qui ramène l’écart à 5 petits points à la mi-temps. Les Celtics passent devant pour la première fois du match au milieu du 3e quart-temps sur un tir à 3 points d’Aron Baynes (cela devient une habitude). Entre le 2e et le 3e quart-temps, Boston passe un 50-20 aux Sixers.

Les Sixers reviennent cependant en début de 4e quart-temps, bien emmenés par T.J. McConnell, qui prend les rênes de l’équipe pour remplacer Ben Simmons, totalement fantomatique ce soir. Mais Scary Terry Rozier, une nouvelle fois grandiose dans les 12 dernières minutes, en décide autrement et va porter les Celtics sur ses épaules avec Marcus Morris, 8 points chacun dans l’ultime période, pour s’assurer la victoire 108-103, et préserver l’avantage du terrain avant de se déplacer à Philly.

Jayson Tatum finit meilleur marqueur des Celtics avec 21 points à 7-14, bien secondé par les 20 points (à 6-15 dont 4-9 à 3 pts) de Rozier , qui enregistre également 7 rebonds et 9 assists (et 0 turnover!), et les 19 points (à 6-13 dont 4-10 à 3 pts) de Smart.

Voici les principaux points à retenir de ce match :

  • Jaylen Brown de retour : 

Jaylen Brown a rejoué 25 minutes ce soir, soit le maximum préconisé par les médecins. S’il a eu du mal à rentrer dans son match, et qu’il semble encore loin d’être à 100%, il est progressivement monté en puissance et s’est avéré très précieux en défense, étant l’un des seuls joueurs capables de suivre JJ Redick, incandescent ce soir (23 points à 9-17 dont 5-9 à 3 pts), à travers les écrans.

  • Ben Simmons fantomatique :

Match très difficile pour Simmons, qui finit avec un seul petit point, 5 rebonds, 7 assists, 5 turnovers et surtout un différentiel de -27. La défense de Boston lui pose de terribles problèmes, tant individuellement que collectivement. Tout d’abord, Al Horford, Smart, Morris et Semi Ojeleye (qui n’a quasi pas joué ce soir tant Simmons était déjà verrouillé) se relaient à merveille pour défendre le plus physiquement possible sur l’Australien, tout en veillant à couper toutes ses trajectoires de passes possibles, puisque shooter ne fait pas partie de son vocabulaire.

Collectivement, les Celtics veillent méticuleusement à ne lui laisser aucune chance d’attaquer la raquette sur transition, où il excelle. Ainsi, un joueur (Aron Baynes la plupart du temps) vient se placer au niveau de la ligne des lancers francs pour lui bloquer l’accès au cercle et le dissuader de pénétrer. Exemple sur les vidéos ci-dessous (tirées de Cleaning the Glass):

 

 

 

  • Papa Sportif donne la leçon :

Al Horford est en train de donner des cauchemars à Embiid et la défense des Sixers. Afin de réduire l’impact défensif de Embiid, les Celtics usent et abusent du pick-and-pop avec Horford en 5, pour obliger le pivot camerounais à sortir de la raquette, ce qu’il a très rarement fait lors du game 1. Soit Horford se retrouvait seul et pouvait sanctionner à 3 points, soit un arrière switchait pour couvrir Horford. Les Celtics cherchaient alors immédiatement à servir Papa Sportif au poste pour profiter de ce mismatch. Exemple dans la vidéo ci-dessous avec Marco Belinelli, qui est d’ailleurs ciblé en permanence par les Celtics dès qu’il est sur le terrain.

 

 

Ce soir, Embiid a davantage essayé de réduire l’espace pour empêcher Horford de shooter. Mais Horford l’a puni en attaquant les closeouts pour le prendre de vitesse et aller finir au cercle (exemple ci-dessous, pour conclure définitivement le match). En définitive, son adresse à 3 points, sa mobilité et sa qualité de passe font jusque-là de Horford une équation insoluble pour la défense des Sixers. Et puisque les qualités défensives de Papa Sportif ne sont plus à démontrer, sa présence sur le terrain se matérialise naturellement par un avantage celte: il finit avec le meilleur différentiel du game 2, +21.

 

 

  • L’action du match :

Rozier et Tatum pour quasiment plier le match dans un public en délire. C’est beau, c’est juste beau.

 

On attendait une réaction des Sixers, on l’a eue, mais Boston est insubmersible au TD Garden. Intéressant de voir comment les Celtics vont se comporter à Philadelphie maintenant, étant donné les difficultés éprouvées sur chaque match à l’extérieur lors de la série contre Milwaukee. Réponse samedi à 23h.

 

Article rédigé par Guillaume Perrin

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