Draft 2018 : les Celtics sélectionnent Robert Williams III

Une fois encore, pas mal de regards étaient braqués sur les Celtics en ce soir de draft 2018, compte tenu de la montagne d’assets dont dispose le front office mené par Danny Ainge. Au final, l’équipe de Boston s’est contentée de son 27e choix au premier tour qu’elle a utilisé pour sélectionner Robert Williams III de Texas A&M.

Invité dans la traditionnelle green room, Williams avait choisi de rester chez lui avec sa famille pour suivre l’événement.

Listé à 2m08 pour 108 kg, cet intérieur né en 1997 jouit surtout d’une formidable envergure, qui se situe quelque part entre 2m28 et 2m31 selon les sources.

Williams a passé en 2016-17 une première année à l’université durant laquelle il a été nommé défenseur de l’année de la Southeastern Conference (SEC) et nominé dans la 2nd Team All-SEC. Malgré une potentielle sélection au premier tour de la draft 2017, il a choisi de retourner à Texas A&M pour une seconde année, se présentant donc à la draft 2018.

« C’est un joueur qui nous intéresse depuis le début du processus de draft, a déclaré Danny Ainge. C’est un protecteur de cercle, un rebondeur, qui joue au-dessus du panier des deux côtés du terrain. Ce sont des caractéristiques que nous n’avons pas vraiment en stock. »

Brad Stevens a confirmé l’intérêt du front office pour le joueur :

« Danny et Mike Zarren ont commencé à l’évoquer dès le pick 17 ou 18. C’est un joueur très talentueux. Plus les picks passaient et plus nous espérions qu’il soit disponible en 27e position. »

Un premier coup d’œil statistique montre en effet des éléments intéressants dans son jeu : l’an dernier en NCAA, il tournait ainsi à 2,6 contres par match. Sur ses deux années à Texas A&M, il captait 24% des rebonds défensifs possibles et 11,9% des rebonds offensifs possibles.

C’est également effectivement un athlète exceptionnel, comme en témoigne ce dunk :

À ce sujet, Stevens résume l’un des fit déjà possibles avec Williams ainsi :

« Il apporte beaucoup de choses, des choses qu’il parviendra à transposer au niveau NBA tôt ou tard. On verra bien avec le travail où tout ça le mènera, mais pour l’instant, on parle déjà d’un athlète de niveau élite avec une immense longueur de bras. Et puis, si on parvient à le mettre sur le parquet avec quatre shooteurs autour, il n’y a qu’à lancer la balle et il finira l’action. »

Défensivement, s’il n’est certainement pas encore capable de switcher au niveau requis par l’équipe, il semble avoir des appuis suffisamment vifs pour contenir les porteurs de ballon sur pick and roll.

Offensivement, son jeu semble être encore plutôt brut, comme en témoigne son 43% de réussite aux lancers francs. Stevens estime toutefois que la nouvelle recrue possède par exemple une qualité de passe sous-cotée, affirmant ainsi que Williams a des bases suffisamment solides pour devenir un meilleur passeur, porteur de ballon et shooteur extérieur.

Mais alors, pourquoi s’est-il retrouvé disponible en 27e position alors qu’on parlait de lui en milieu de tour ?

Nous n’en savons rien, mais Ainge a tout de même laissé entendre ceci :

« Nous savons qui est Robert Williams et cela nous convient. Ce que nous avons appris sur lui lors de nos enquêtes préliminaires nous plaît. »

Nous avons également pu lire que son moteur et sa régularité étaient parfois remis en cause, et que son absence au draft combine avait déçu les équipes. Dans le secteur du rebond, il manque encore d’anticipation et se fie principalement à ses qualités athlétiques pour peser, ce qui ne suffira pas en NBA. Enfin, il a commencé sa dernière saison NCAA avec une suspension pour violation des règles de l’équipe.

À ce stade de la draft, un tel talent disponible semblait néanmoins représenter quoi qu’il arrive une aubaine pour les Celtics. Un sentiment que partage Stevens, expliquant au passage que le fait que Williams n’avait pas fait d’essai à Boston ne changeait rien à leur point de vue :

« Personne ne travaille autant que Danny. Personne dans notre front office ne passe autant de temps chaque année à se déplacer pour aller voir les joueurs. »

Avec Al Horford et Daniel Theis déjà assurés d’être présents l’an prochain, et la sélection de Williams, on pourrait légitimement se poser la question de l’avenir d’Aron Baynes en vert. Cependant, selon plusieurs informations, cela n’affecterait en rien les intentions de l’équipe de faire revenir l’Australien à un prix raisonnable, derrière lequel se développerait alors le nouveau Celtic.

À ce sujet, Stevens a confirmé que Williams serait présent aujourd’hui pour une conférence de presse. De son côté, Brian Scalabrine a plaisanté en donnant sa bénédiction à Williams pour reprendre son numéro 44.

Enfin, un petit tweet d’avril dernier du principal intéressé :

Article rédigé par Léo Hurlin

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