Celtics – Hornets : duel de Rivers

Austin Rivers sous le maillot des New Orleans Hornets (Kevin Jairaj/USA TODAY Sports)

« Peu importe qu’il soit le fils de Doc ou non. »

Dès mardi, Jeff Green avait annoncé la couleur. Ce n’est pas parce que le fils de l’entraîneur des Celtics, Austin Rivers, joue chez les New Orleans Hornets que les Celtics vont ce soir lui faire des cadeaux.

« Vous pensez qu’il m’en voudra ? Je veux dire, Doc veut qu’on défende sur son fils, n’est-ce pas ? Donc, s’il pénètre, je l’attendrai. C’est comme ça que ça se passe. Bienvenue en NBA mon petit ! »

Même son de cloche chez Pierce :

« Il me parlait déjà de ce match lorsqu’il était au lycée, donc je peux vous dire que je suis prêt à le recevoir ! »

Quant à Rivers, la pire chose qu’il pourrait faire à son fils ce soir serait de mettre Avery Bradley sur lui. Ce qu’il a bien évidemment prévu de faire :

« Absolument, il n’y a aucun doute là-dessus. »

Si Doc Rivers est très fier que son fils joue en NBA, cela n’a pas que des avantages. En effet, si l’entraineur des Celtics allait régulièrement voir jouer son fils l’an passé lorsqu’il évoluait à Duke ou même au lycée, ce n’est plus possible.

 « La seule chose qui me chiffonne, c’est que je n’ai pas eu l’occasion d’aller le voir jouer depuis qu’il est arrivé dans cette ligue. Et je dois avouer que ça me manque un peu, pour être honnête. Mais pour le reste, c’est vraiment super. »

Rivers a indiqué qu’il parlait avec Austin tous les jours, que ce soit de basket ou d’autres sujets plus généraux, mais il ne remet jamais en question le coaching de Monty Williams, entraîneur des Hornets et ami de la famille.

« Je me contente de lui dire de rester agressif, de continuer à jouer son jeu,  d’écouter et d’apprendre. Je reste son père avant tout. »

« Quand il s’améliore, j’essaie de m’assurer qu’il garde les pieds sur Terre. Et quand il traverse une passe difficile, j’essaie tout simplement de lui faire relativiser et de lui redonner le moral. Je ne lui donne pas d’autres consignes. Je ne le vois pas tous les jours, donc je ne suis pas le mieux placé pour l’entraîner.

« Un fils reste un fils. Il est mon fils avant ce match, et il restera mon fils pendant et après la rencontre. Rien de cela ne changera. Mais demain, je pense que nous ne discuterons pas de nos plans de jeu respectifs. »

Paul Pierce savait depuis longtemps qu’Austin Rivers finirait en NBA (Layne Murdoch/NBAE/Getty Images)

Plusieurs membres de la famille Rivers devraient assister à la rencontre de ce soir, et Doc sait qu’ils supporteront davantage Austin que les Celtics. La femme de Doc, Kristen, sera parmi eux et il est évident qu’elle sera attentive au traitement réservé à son fils.  D’ailleurs, lorsqu’on demande à Doc qui de son fils ou de sa femme se plaindra du traitement de faveur qu’il a concocté à son fils, ce dernier n’hésite pas à répondre :

« Oh, Kris, sans le moindre doute, » réplique-il avant d’ajouter en blaguant : « Si l’un de mes joueurs fait une grosse faute sur Austin, ce pourquoi je ne peux rien faire puisque je ne joue pas, et bien il n’y aura pas de dîner ce soir. »

L’entraîneur des Celtics est également revenu sur le moment où Austin est devenu le meilleur joueur de basket de la famille – alors que le titre appartenait à Doc depuis des années !

« Il m’a mis une raclée, » se souvient Rivers de la première fois où son fils l’a battu. « Je me souviens que je gagnais toujours, toujours jusqu’à ce fameux match. Un 10-0 ou 10-1. Je n’ai eu qu’une seule fois le ballon. Il m’a battu et j’ai voulu prendre ma revanche, car je pensais que c’était un coup de bol, mais il a également gagné. C’en était fini de ma suprématie familiale. »

Peu de temps après, le jeune Austin a pu se mesurer à des joueurs NBA tels que Pierce. Il était alors dans sa deuxième année de lycée. Pierce a-t-il triomphé du jeune prodige ?

« Plus ou moins, » répondit Pierce avant de s’empresser d’ajouter : « Mais je l’avais pris à la légère, c’est pour ça. »

« Je savais qu’il deviendrait un joueur NBA. On avait joué en un-contre-un alors qu’il était en seconde ou un truc du genre. Je suis alors monté voir Doc pour lui dire ‘ce gosse finira en NBA’ et depuis ce jour j’ai toujours su qu’il pourrait arriver en NBA, honnêtement. »

Revanche entre les deux joueurs ce soir au TD Garden à 2h du matin heure française, et on peut penser que le capitaine des Celtics ne prendra cette fois pas cette rencontre à la légère, surtout que Boston est sur six victoires consécutives.

Bonus : le tir de la victoire au buzzer d’Austin Rivers lors de la rencontre Duke – North Carolina la saison passée :

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=-gSZS0d1c5E]

Traduction et adaptation des articles d’ESPN Boston « NBA potential was obvious with Rivers » et « Doc thrown off his game » par Léo Hurlin, relecture par Elian Kuhn.

5 Comments

  1. y0da29

    21 janvier 2013 at 10 h 29 min

    On a moins d'infos pendant les défaites !
    Doc a déclaré : « J’ai besoin que les 12 joueurs soient sur la même longueur d’onde. Si certains ne changent pas, ils partiront. »
    Vous avez des infos la-dessus ? Ca sent le trade à plein nez tout ça !!!

    • ljjsh

      22 janvier 2013 at 1 h 13 min

      Désolé d'avoir une vie en dehors des Celtics et que ce blog ne soit pas notre job à temps plein…

      • y0da29

        22 janvier 2013 at 11 h 15 min

        Car il y a une vie en dehors des Celtics ???
        C'est pas la peine de sortir l'excuse vie réelle, tu crois que t'es le seul à vivre et à travailler ? Et quand on alimente BUSA de commentaires c'est qu'on a bien le temps de poster des news non ?
        Par contre si tu regardes les dates de sortie de vos articles et que tu compares au date des victoires et défaites, on se rend vite compte qu'il n'y a pas d'article quand Boston perd. C'est bien d'avoir des news même si c'est pas la joie par moment, ça fait partie aussi de la vie^^
        Après c'est la 1ere fois qu'on vous fait une petite remarque, depuis le départ on ne fait que vous gratifier (et c'est mérité) donc pas la peine de mal le prendre, c'était juste une question au cas où vous auriez des infos, vous ou quelqu'un d'autre, car je sens qu'il va se passer quelque chose dans l'effectif des Celtics.

        • ljjsh

          22 janvier 2013 at 18 h 13 min

          La remarque est un peu vexante car nous sommes les premiers frustrés de ne pas pouvoir poster plus d'articles sur le blog.
          Pour ce qui est des infos, je suis certain que tout ce que nous postons sur BUSA l'est aussi sur notre facebook / twitter.
          Pour le reste, je peux te garantir que même si l'équipe avait un bilan de 40V – 0D, il y aurait des creux dans notre rythme de publication d'articles. Comme tu l'as dit chacun sa vie et je n'ai nullement la prétention d'être le seul à bosser sur Terre… Par contre, commenter un post prend beaucoup moins de temps que de l'écrire (cf. nouveau post ci-dessus)…

  2. y0da29

    21 janvier 2013 at 14 h 33 min

    C'est sur ! Il va se passer quelque chose, Doc n'a jamais autant tiré sur ses joueurs :
    « Cette équipe cherche la facilité », a-t-il ainsi expliqué après la défaite face à Detroit. « Ils veulent la solution facile, la victoire facile. Je leur ai dit que la seule façon de gagner facilement, c’est de jouer dur. Plus on joue dur et plus les matches seront faciles. Nous prenons la mauvaise approche ».
    « Je dois trouver les bonnes combinaisons, les bons joueurs ou il va falloir en faire partir certains. C’est la seule solution. Car ce groupe ne joue pas de la bonne façon ».
    « Le début de match était affreux. Notre jeu était horrible. Je ne fais clairement pas mon boulot avec cette équipe. Je suis sérieux, je n’essaie pas d’assumer de fausses responsabilités. Je leur ai dit : ‘Nous devons trouver un moyen d’avoir 12 joueurs qui jouent de la même façon chaque soir’. Nous l’avons fait pendant trois matches. Les matches 4 et 5 de notre série étaient nuls [et le dernier face à Charlotte], nous avons juste gagné. Les gars ne sont pas honnêtes les uns envers les autres. Nous ne voulons pas être une bonne équipe ».

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