Résumé du Dr Lucky : Magic 93 – Celtics 91

Au sortir d’une défaite cruelle, mais méritée, face à l’autre franchise de la NBA, les Celtics se déplaçaient à Orlando. Choc entre deux franchises en chasse de talentueux universitaires, cette affiche opposait une équipe qui restait sur dix défaites de rang et une autre qui sauvait son peu d’honneur avec une victoire en onze rencontres.

Face à l’un des quatre bilans inférieurs au sien, Boston était donc favori. D’autant plus que les deux précédentes rencontres avaient été encourageantes pour les celtes. L’intérêt pour le fan vert de base, était évidemment de revoir Rajon Rondo pour ses vingt minutes hebdomadaires.

La victoire semblait envisageable car notre manque de réussite au tir (41,1% sur les dix derniers matchs), bien que nerveusement difficile à supporter, n’était pas contraignant face à un Magic tout autant inspiré (41,5% sur la même période). L’une des clés pouvait être les performances des bancs : Orlando possède l’une des second unit les moins prolifiques du championnat (24,9 points) alors que Boston a des joueurs capables de scorer en sortie de banc comme ce fut le cas face aux Lakers (59 points).

Il fallait aussi corriger le tir sur notre défense des shoots longue distance : principale arme défensive en début de saison (30,1% de réussite concédés à nos adversaires lors des dix premiers matchs), elle est devenue une cause majeure de nos déboires (38,3% pour nos dix dernières rencontres). Les deux joueurs que je jugeais bon de surveiller étaient Bradley et Afflalo, l’un sortant d’une prestation médiocre à domicile et l’autre revenant d’une blessure au pied.

D’autre part, il est amusant de les comparer car leurs parcours semblent similaires : repérés pour leurs qualités défensives, ils ont su, surtout Afflalo étant donné son ancienneté, développer des talents de shooter que l’on ne leur soupçonnait pas. Enfin, après Sullinger (25 points et 20 rebonds), Olynyk (25 points et 7 passes décisives) et Pressey (19 passes décisives et 1 TO en deux matchs), l’on pouvait se demander, et surtout espérer, quel joueur celte allait battre un record personnel cette fois? Wallace et ses lancers-francs? Anthony et ses minutes sur le banc?…

Nelson Rondo

1er quart-temps

Stevens propose les mêmes titulaires que lors du précédent match. Après l’habituelle fantaisie rajonesque (un coup de tête en l’occurence) sur le premier ballon, notre meneur envoie Green au floater (2-0). À la 10ème minute, Rondo ramène les deux équipes à égalité (4-4). Dans les instants suivants, Sullinger et Green marquent deux paniers à trois points (10-4).

Le rythme est tranquille, l’intensité est restée au vestiaire et Orlando s’acharne à tirer de loin sans réussite. Il faut attendre la 7ème minute pour voir Nelson stopper un 10-0 en faveur des visiteurs sur deux lancers-francs (6-12). Humphries et Sullinger montrent leur talent de volleyeurs en contrant respectivement Harris et Nelson. À la moitié du quart-temps, c’est Bayless qui nous offre dix longueurs d’avance (16-6). Dans la foulée, Afflalo rentre un tir primé (9-16). Humphries nous fait du bien des deux côtés du terrain. À la 4ème minute, Afflalo profite de la chute de Green qui semble s’être fait mal (11-20).

O’Quinn fait son entrée pour le Magic et apporte de suite sa taille et son énergie. Profitant d’une faute stupide d’Olynyk, il ramène les siens à huit unités, puis six sur l’action suivante (18-24). C’est notre géant viking qui aura le dernier mot sur une excellente passe de Pressey (26-18). Malgré un premier acte assez calme, les deux formations réussissent à lever le pied dans les dernières minutes… Boston shoote à 50% de réussite et Humphries fait une bonne prestation avec déjà six points et deux contres.

2ème quart-temps

Moore démarre par un tir primé. Suite à de mauvais choix de Pressey, Orlando revient à un point mais Olynyk rentre un panier de derrière l’arc (29-25). Ce tir n’était qu’une pâle éclaircie dans le brouillard offensif des celtes, et Harris, sur un rebond offensif, réduit l’écart à néant (29-29). On vient de jouer les quatre premières minutes de ce quart-temps et Green fait son retour sur le parquet : plus de peur que de mal.

À la 7ème minute, Olynyk commet encore la faute de trop : Oladipo rentre le lancer-franc accordé en prime de son panier et donne l’avantage au Magic (34-33). Une minute plus tard, suite à une belle bataille au rebond, Bradley obtient un entre-deux. Le ballon nous revient et c’est notre arrière qui est la conclusion (35-34). Le match est ennuyant, pas d’agressivité ni de volonté sauf par intermittence. Le seul intérêt de cette rencontre c’est le score qui reste serré. On retient quand même le premier alley-oop offert par Rondo à Green à la 4ème minute (41-40). Humphries convertit nos premiers lancers-francs obtenus sur une action de jeu à deux minutes de la pause (44-46)…

Les Celtics commettent trop de fautes : Afflalo et sa bande en profite pour creuser l’écart avant la mi-temps (53-46). Boston vient de perdre ce quart-temps 20-35. Il semble que la raquette adverse est ultra impressionnante puisque personne n’ose y mettre un lacet… Cette frilosité offensive se constate au nombre de lancers-francs : trois pour nous contre seize pour Orlando.

3ème quart-temps

Davis sonne la charge pour le Magic (55-46), gare à celui qui ose jouer la faute offensive! Sur un rebond défensif, Rondo envoie un long ballon à travers le terrain pour Humphries qui ne capte pas l’offrande : Rondo semble frustré… Après deux minutes de jeu, Sullinger récupère un rebond offensif qu’il convertit immédiatement en points (48-55). Green, toujours un peu court sur ses tirs, fait le travail en défense comme le prouve son contre sur Davis.

Entre la 8ème et 7ème minute, Bradley a deux fois l’occasion de ramener l’écart sous les cinq points mais gâche deux offrandes à trois points de Rondo. Green montre l’exemple en attaque et provoque des fautes, il réussit ses lancers-francs (53-57). Lui et Humphries profitent de l’apathie des locaux pour conclure un 13-0, permettant aux leurs de virer en tête (61-57) alors qu’il reste quatre minutes dans ce quart-temps. Orlando se réveille après leur temps-mort, Harris rentre le lancer-franc en plus du panier (60-61). Nelson assure les six derniers points de son équipe lui offrant ainsi l’avantage (66-64) avant les dernières douze minutes.

4ème quart-temps

Bradley provoque la faute sur une action qui semblait perdue d’avance et réussit ses deux lancers-francs (66-66) : tout reste à faire. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon c’eut été un génocide vert et blanc hier soir : coup sur coup, chaque équipe va rater lamentablement une situation de deux contre un pourtant idéale…

Enfin, le match continue et, à la 9ème minute, Olynyk intercepte le ballon et provoque la cinquième faute d’O’Quinn. On remarquera la jolie chute version « otarie sur la banquise » du grand canadien. Il convertit ses deux lancers-francs et offre l’avantage aux siens (70-69). Le score me maintient réveillé car le spectacle est soporifique. Sur une interception, Bradley nous donne trois points d’avance (72-69), aussitôt anéantie par un tir primé d’Afflalo (72-72). Bis repetita à la 7ème minute : Sullinger réussit une action à trois points avec la faute (77-74), imité dans l’instant par Davis (77-77).

Rondo fait son entrée pour les six dernières minutes. Big Baby et Afflalo mènent la barque côté Magic et, sur le 5000ème point en carrière du petit ailier,  reprennent la tête (82-79). S’en suit un échange plus ou moins égal d’amabilité sur la ligne des lancers-francs pour arriver à 87-87 à l’entame de la dernière minute. Alors que Green se retrouve enfermé dans son un contre un, c’est Rondo qui vient proposer une solution et rentrer son tir (89-87). Sur l’action suivante, Afflalo prend de vitesse son vis-à-vis et vient égaliser (89-89).

À trente secondes du buzzer, Nelson provoque la faute de Sullinger et convertit ses lancers-francs (91-89). On assiste ensuite au système made in Stevens : remise en jeu de Wallace pour Green sous le panier. Ce dernier rentre son shoot et obtient la faute en prime : on se met à espérer une victoire dans le money-time et plus encore, on prie pour éviter une éventuelle prolongation de ce match insipide! Hélas, il rate son lancer-franc (91-91). Il reste un peu plus de dix secondes à jouer et Nelson tente sa chance à trois points sans succès, et lorsque l’on croit récupérer la dernière possession, l’arbitre signale une faute d’Humphries sur Harris toute droit sortie de son lobe occipital!

Ce dernier se fait un plaisir de rajouter deux points au compteur des locaux (93-91). Il nous reste malgré tout une dizaine de secondes pour espérer… En vain, la dernière possession est un modèle de justesse, je vous laisse chercher la vidéo.

Score final : 93-91 pour le Magic.

Sully

Notes

Green : 4/11 au tir, 13/15 au lancer-franc et 22 points en 35 minutes. Il entame bien la rencontre mais nous fait peur sur une torsion de son genou droit. Il revient vite dans le second quart-temps mais semble un peu refroidi par cet incident. C’est lui qui nous relance dans le troisième acte par ses fautes obtenues en pénétration. Même si il rate le dernier lancer-franc, ce n’est pas le joueur le plus à blâmer.

Sullinger : 3/8 au shoot, 8 rebonds et 8 points en 31 minutes. Dans un match où les ballons viennent peu dans la peinture, il se retrouve un peu démuni. Il n’était clairement pas une option offensive hier soir. Sa performance reste de l’ordre du « pas terrible » face à une raquette abordable.

Humphries : 8/15 au tir, 12 rebonds, 2 contres et 18 points en 29 minutes. Meilleur celte sur le terrain, il s’est bien lancé dans le premier quart-temps. déterminant lors du 13-0 du troisième acte, il a fait son boulot dans tous les compartiments du jeu. C’est le seul joueur à qui je mettrais la moyenne…

Bradley : 7/21 au shoot, 0 passe décisive et 18 points en 38 minutes. En mode arrosage automatique depuis deux rencontres, il ne sait plus s’arrêter! Stevens doit surement l’encourager à continuer. Il a quand même bien contenu Oladipo…

Rondo : 3/10 au tir, 6 rebonds, 4 passes décisives, 3 TOs et 6 points en 21 minutes. C’est une performance normale pour un joueur qui n’a pas foulé les parquets depuis un an. Si ses coéquipiers avaient rentré certains shoots ouverts, il devrait avoir davantage de passes décisives (il n’est plus entouré de Hall of Famers??). Ce qui me fait peur c’est la frustration déjà lisible sur son visage… Une série de victoires serait quand même la bienvenue pour la bonne ambiance du vestiaire car les rumeurs de trade sur son compte vont aller bon train il me semble.

Bayless : 4 points en 8 minutes. Il fait une bonne rentrée mais sort rapidement pour une blessure à l’orteil. Dossier à suivre.

Bass : 2/7 au tir, 5 rebonds et 4 points en 19 minutes. De retour dans son ancienne franchise, il ne voulait apparemment pas leur porter préjudice. Sa nouvelle situation sur le banc ne lui réussit visiblement pas. Le métronome du début de saison ressemble depuis un mois à une vieille montre flic-flac.

Wallace : 19 minutes. Surement fatigué de ses deux précédents matchs, faudrait pas nous habituer à le voir jouer au basket non plus…

Pressey : 1/7 au shoot, 5 passes décisives, 3 interceptions, 3 TOs et 2 points en 23 minutes. À l’image de l’équipe : pas inspiré. Des mauvais choix compensés par une bonne défense. On ne peut pas lui demander de porter les autres joueurs sur ses petites épaules quand même.

Olynyk : 3/6 au tir, 5 rebonds et 9 points en 17 minutes. Ses qualités offensives sont toujours là mais la défense nécessite un boulot intensif. Auteur de fautes préjudiciables, il a souvent été pris de vitesse par Harris.

Côté magic, je retiendrais les 20 points et 13 rebonds d’Afflalo mais surtout la performance de Big Baby Davis qui a joué un rôle très important dans le dernier quart-temps, il termine avec 17 points à 50% au tir et 7 rebonds, mais surtout le meilleur PER de son équipe (+9). À noter une rotation ultra minimaliste mais payante puisqu’ils l’emportent en ne faisant jouer que sept joueurs.

Suite à un usage intensif, je n’arrive plus à distinguer certaines lettres de mon clavier : D-E-F-A-I-T-E… La différence entre les deux formations est minime comme l’indique le score. Notre manque de velléités offensives en première mi-temps coûte cher, surtout au lancer-franc (24 à 36). Face à une raquette « prenable », nous aurions du dominer le rebond, or ce n’est pas le cas (46 à 49). Enfin, aucune victoire n’est envisageable avec une réussite au tir de 36,7%.

Hier soir, si quelqu’un espérait voir de l’intensité, du jeu, de la transpiration, du basket quoi! Il était bien mal tombé, autant se mater la rediffusion d’un épisode des Kangoos (avis aux connaisseurs!). Dans notre course à la Lottery, nous venons de marquer des points précieux : Danny Ainge aurait été aperçu buvant au goulot une bouteille de Champomy 1957.

Rendez-vous mardi soir pour affronter l’équipe du Roi Jacques (et oui James c’est Jacques en français, c’est moins glamour hein?), une équipe que nous avons facilement battu en début de saison.

 

Article rédigé par Dr Lucky

11 Comments

  1. EhEh

    20 janvier 2014 at 11 h 31 min

    Bon résumé. Par contre quelques erreurs dans le premier paragraphe, comme le fait que les Celtics restaient sur 2 victoires. Ah bon ? On a battu les Lakers ? lol.
    Sinon impecc' bravo pour le taf.

    • Tybounn

      20 janvier 2014 at 11 h 33 min

      bien vu ! c'est modifié merci

      • Dr Lucky

        20 janvier 2014 at 12 h 48 min

        Vous me prenez pour un jambon?!^^

        • Tybounn

          21 janvier 2014 at 16 h 43 min

          ?? Pas du tout non, mais c'est vrai que ça pouvait prêter à confusion sur la lecture.
          Et sinon il y avait une faute à "l’intensité est restait au vestiaire".
          Mais comme l'a dit SlimM, on sent bien l'ironie et j'aime beaucoup. Il faut dire qu'une telle défaite, mieux vaut en rire qu'en pleurer…

          • Audessus_C_Boston#18

            21 janvier 2014 at 18 h 14 min

            Pas de soucis, je l'ai dit, j'accepte tous les commentaires et toutes les critiques, mais croire que je pensais que l'on restait sur deux victoires, c'était assez gros!
            Par contre le "est restait" est ignoble^^

    • Dr Lucky

      20 janvier 2014 at 12 h 45 min

      2 victoires face au Magic…

    • Dr Lucky

      20 janvier 2014 at 13 h 09 min

      J’accepte les critiques et du coup je voudrais bien savoir les erreurs que tu as relevé!

  2. Tybounn

    20 janvier 2014 at 11 h 36 min

    Alors comme ça Doc, battre le Heat au buzzer sur une action hallucinante de Green tu appelles ça une victoire facile ?

    Ce match insipide au possible t'a plus atteint que ce que je ne pensais ! 🙂

    Bon résumé encore une fois,

    • Dr Lucky

      20 janvier 2014 at 12 h 46 min

      Douce ironie…^^

  3. SlimM

    20 janvier 2014 at 22 h 04 min

    Au passage, puisque je n'ai rien à dire sur un tel match, super plume, pleine d'ironie. Tout ce que j'aime ! Merci pour ton travail !

    • Audessus_C_Boston#18

      21 janvier 2014 at 7 h 25 min

      Sympa!

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