Les Celtics tombent en double prolongation à Washington (7-12)

Au lendemain d’une troisième victoire consécutive face aux Washington Wizards, les Celtics ont retrouvé un peu de sérénité. Même s’ils se sont fait peur, ils n’ont jamais lâché hier soir et ont remporté une solide victoire face au deuxième de la conférence Est, qui restait sur une série de quatre victoires avant ce match.

Ce lundi 8 décembre, on prend les mêmes et on recommence. Dans un back-to-back entre ces deux mêmes équipes, on inverse simplement l’équipe à domicile, et on remet la même chose. C’est donc à Washington que va se jouer cette revanche, et la tâche risque d’être beaucoup plus compliquée pour les Celtics face à des Wizards revanchards à domicile.

Côté Celtics, seul Vitor Faverani est désormais absent, tandis que c’est Martell Webster qui manque à l’appel pour Washington, accompagné de dernière minute par Nene, absent pour une douleur au genou droit, et dont l’absence dans la raquette pourrait peser.

Le cinq de départ : Rajon Rondo – Avery Bradley – Jeff Green – Jared Sullinger – Tyler Zeller

Les clés du match :

Les Celtics et principalement Rajon Rondo et Avery Bradley ont complètement dominé John Wall et Bradley Beal hier durant les 36 premières minutes. Pour espérer gagner, il faudra faire le même match sur le plan défensif pour les deux arrières, mais également pour le reste de l’équipe, qui n’avait encaissé que 59 points à la mi-temps hier. Pour cela, il faudra un Tyler Zeller toujours aussi efficace en défense face à Marcin Gortat, éteint hier soir, et ne pas laisser Rasual Butler s’enflammer à trois points comme il a pu le faire en fin de match hier. Face à cette équipe qui a prouvé qu’elle pouvait prendre feu à longue distance, il faut espérer que Brad Stevens ait trouvé les ajustements nécessaires. Nous aurons également ici une bataille de staff technique, à savoir lequel à réussi à gommer le plus rapidement les imperfections de la veille, dans une situation semblable à des playoffs. Même si cela ne s’annonce à nouveau pas facile, ce sont bien les Celtics qui sont sur une bonne dynamique avec la victoire d’hier, et qui peuvent chercher à aller chercher une nouvelle victoire de prestige à l’extérieur.

Premier quart-temps :

Comme la veille, Tyler Zeller commence parfaitement défensivement sur Marcin Gortat, qui est forcé à rater ses trois premières tentatives. En attaque, Avery Bradley score déjà cinq points, Jeff Green score en pénétration et les Celtics mènent 7-0. Paul Pierce, toujours aussi en forme que la veille, ramène son équipe avec cinq points consécutifs avant que les paniers ne s’échangent de chaque côté, notamment entre Jeff Green et Bradley Beal, permettant aux Wizards de prendre l’avantage après six minutes, 16-13.

La défense des Celtics est beaucoup moins dure que la veille. En huit minutes, les C’s ont laissé les Wizards shooter à 9/15 au tir et scorer 22 points, c’est déjà trop. Heureusement, Jeff Green avec 12 points (à 4/5 au tir) permet aux Celtics de rester dans le match, et même plus que ça après qu’il ait subi une faute sur un tir à trois points, permettant aux C’s de mener 25-24 à trois minutes de la fin du premier quart-temps. Plus appliqués en attaque, les Celtics ne créent pas d’écart, notamment à cause de Kris Humphries visiblement motivé à l’idée d’affronter son ancienne équipe, et qui a déjà inscrit 8 points en ayant joué tout le premier quart.

À la fin de ce premier acte, les Wizards mènent 30-29. Pour s’imposer, les Celtics devront retrouver leurs valeurs défensives de la veille. Jusque-là, ils ont laissé les Wizards shooter à 59% au tir, et ont laissé Bradley Beal faire à peu près ce qu’il voulait, tout comme John Wall avec 7 passes décisives déjà. Heureusement, les 12 points de Jeff Green ont laissé les Celtics tout proches de leur adversaire.

La connexion Rondo-Green marche toujours :

 

Deuxième quart-temps :

Les Celtics laissent des rebonds offensifs à Kevin Seraphin, et par la même occasion, laissent les Wizards prendre cinq points d’avance, 34-29 sur un 8-0 à cheval sur les deux quart-temps. Marcus Smart, rentré en jeu est à nouveau en difficulté, cette fois-ci face à Andre Miller qui use de toute sa ruse de vétéran pour provoquer deux fautes du rookie. La rentrée du banc, mené par Smart en attaque, fait de bonnes choses, fait circuler le ballon et après avoir compté jusqu’à sept points de retard, revient à 39-40 à six minutes de la pause sur une jolie contre-attaque conclue par Kelly Olynyk, qui joue avec beaucoup d’énergie ce soir.

Kevin Seraphin, en sortie de banc, fait très mal à la défense intérieure des C’s, inscrit un panier avec la faute, et porte son total à sept points ce soir, puis neuf sur un alley-oop, qui suit une jolie interception d’Evan Turner, parti conclure au dunk. Toujours à distance, entre trois et six points de retard, les Celtics ont énormément de mal à faire des stops et revenir au score, de ce fait. Offensivement, le passage d’Evan Turner et Kelly Olynyk a fait du bien, mais à deux minutes de la pause, les C’s sont toujours menés 45-51, puis 45-55 sur un panier à mi-distance de Marcin Gortat, ce qui constitue la plus grosse avance de ce match.

À la mi-temps, les Celtics sont menés 58-45 sur un 9-0 encaissé dans les trois dernières minutes. À la limite de la rupture durant la majeure partie du second quart-temps, les Celtics ont plié à la fin du deuxième acte, et sont menés par le plus gros écart du match. Défensivement, les Celtics n’ont pu réitérer leur performance défensive de la veille en première période, et ont laissé six Wizards scorer plus de six points. Offensivement, Rajon Rondo n’a pas encore inscrit le moindre point, et les joueurs ont buté sur la défense bien en place des Wizards. Evan Turner, avec six points et trois passes s’en est bien sorti et a permis de limiter la casse, avant sa sortie. Comme prévu, c’est beaucoup plus dur que la veille, et à -13 à la pause, les Celtics vont devoir tout donner pour remporter cette rencontre. Avec un Rajon Rondo moyen jusque-là, les Celtics manquent de folie, celle qu’a apporté Marcus Thornton hier par exemple.

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Evan Turner intercepte et décolle au dunk :

 

Troisième quart-temps :

Comme durant la majeure partie de la première période, les équipes s’échangent les paniers : trois points de Paul Pierce d’un côté, drive d’Avery Bradley tout en agressivité de l’autre côté… et après deux minutes, les Celtics sont toujours à distance, 52-63. Sur un 7-0 des Wizards mené par… Paul Pierce, Washington prend le large, 52-70, et pas sûr qu’on les revoit ce soir. Pierce, motivé par le fait d’avoir dépassé Reggie Miller au scoring dans l’histoire, est en train de tuer son ancienne équipe ce soir avec 19 points en 16 minutes ce soir, assortis de 3 rebonds, 3 passes et 2 interceptions. Sans réponse, les Celtics sont dans le (très) dur. Beaucoup plus volontaires, les Wizards battent les Celtics dans l’intensité, au rebond et sur les ballons difficiles. Jeff Green est l’un des seuls Celtics à surnager ce soir avec 16 points, mais l’écart est conséquent, 57-77 après six minutes dans ce troisième acte.

Incapables de stopper l’attaque des Wizards, les Celtics laissent leurs adversaire shooter à 57%, et leur cinq de départ a déjà scoré 47 points sur les 82 inscrits. Rajon Rondo, absent ce soir, n’aide pas son équipe. Paul Pierce continue son grand match avec un panier à trois-points… avec la faute. Avec 23 points en 22 minutes, il s’éclate face à ses anciens coéquipiers, et permet aux siens de s’envoler, 65-88. Ce n’est pas du tout la même équipe que la veille, et ce soir les Celtics affrontent bien les seconds de la conférence. Plus forts dans tous les compartiments du jeu (ce soir), les Wizards dominent également dans l’intensité.

Marcus Smart, qui joue beaucoup ce soir, semble en forme et permet cependant un bon run pour finir le troisième quart. Sur un 11-0 en un peu plus d’une minute, les Celtics sont revenus à 12 points, avant de conclure le quart-temps sur deux paniers encaissés, et finir le quart-temps à 16 points, 76-92. Offensivement mieux en place avec la rentrée de Marcus Smart, les Celtics n’ont toujours pas réussi à stopper l’attaque adverse et ont déjà encaissé 92 points. À moins d’un énorme dernier acte, les Celtics devraient mettre fin à leur série de trois victoires consécutives, face à un adversaire très costaud ce soir.

Quatrième quart-temps :

Smart, d’une claquette au rebond offensif, marque deux nouveaux points (10 points – 4 passes ce soir) pour ce qui sont déjà largement ses meilleures minutes depuis sa blessure, avant d’inscrire un nouveau panier en transition… puis un panier à trois points portant son total à 15 points, et ramenant les Celtics à 11 unités. Essentiel dans ce petit retour des C’s, ça fait plaisir de voir Smart revenir peu à peu. Brad Stevens en profite alors pour sortir une défense de zone, immédiatement sanctionnée par un panier à trois points de Rasual Butler. Bass, de quatre points consécutifs, ramène les Celtics à dix points, puis huit points sur un lay-up de Marcus Thornton en contre-attaque. 94-102 à six minutes de la fin du match, serait-on en train de vivre le scénario inversé de la veille ?

Cette fois, c’est Boston qui met l’intensité, qui intercepte les ballons et qui dicte son jeu. Deux paniers d’Evan Turner à mi-distance et les Celtics sont à quatre points de leur adversaire ! C’est assez irréel tant les Celtics étaient dominés jusque-là. Olynyk sur la ligne de réparation va ramener Boston à deux points, 100-102. Le banc des Celtics composé de Smart – Thornton – Turner – Bass et Olynyk est en train de dominer le cinq de départ adverse, sur un 15-0 en cours qui fait passer Boston devant, 103-102 à trois minutes du buzzer.

Smart fait tout, provoque les passages en force, défend à merveille, et emmène tout le reste de l’équipe avec la même intensité. John Wall, sur la ligne des lancers-francs, redonne de l’air à son équipe qui reprend la tête, 103-105 à deux minutes de la fin, alors que Brad Stevens remet peu à peu ses starters pour finir le match. Jeff Green va ainsi ramener les deux équipes à égalité, avant que Paul Pierce ne redonne deux points d’avance aux Wizards à une minute de la fin, puis quatre sur un shoot de John Wall à 40 secondes du buzzer. 105-109. Olynyk au rebond offensif, ramène le score à 107-109 avant d’encaisser la charge et provoquer une faute offensive (litigieuse). Il reste 24 secondes, et les Celtics vont avoir la possession pour égaliser. Green rate, Smart également sur le rebond offensif. Humphries est envoyé sur la ligne… fait 1/2, et de l’autre côté, Evan Turner inscrit un panier à trois points énorme sur le rebond offensif et envoie les deux équipes en prolongation, 110-110 !

Le shoot de Turner : 

 

Première prolongation :

Avec un tel momentum, Marcus Smart démarre la prolongation avec un panier à trois points. Olynyk, monstrueux dans ce début de prolongation prend les rebonds offensifs, inscrit deux lancers précieux, et Smart d’un nouveau lay-up (20 points pour lui) donne cinq points d’avance aux Celtics. 117-112, il reste 2min40 à jouer. Il faut tout de même noter que Brad Stevens n’a toujours pas fait rentrer ses starters, mis à part Jeff Green, et c’est cette équipe menée par Turner et Smart qui domine les Wizards de sept points désormais à moins de deux minutes du terme. Gortat d’un 2+1 et Wall sur la ligne ramènent cependant le score à 119-116, avant que Jeff Green d’une nouvelle pénétration ne redonne de l’air aux C’s.

Qui ramène les deux équipes à égalité ? Paul Pierce, évidemment, d’un énorme tir à trois points. 121-121, il reste 32 secondes à jouer. Jeff Green rate, et ce seront bien les Wizards qui auront la dernière possession. Wall tire, rate, et c’est parti pour une seconde prolongation.

Seconde prolongation :

Comme pour la première prolongation, c’est Marcus Smart à trois points qui démarre cette prolongation, avant que Bass ne porte l’avance à cinq points, 126-121… puis sept points sur un panier à mi-distance de Kelly Olynyk. 130-123, il reste 2 minutes 39 à jouer, c’est complètement fou. C’est d’ailleurs toujours le banc qui est sur le terrain, mais Olynyk prend sa sixième faute. Il a joué 41 minutes ce soir en sortie de banc.

John Wall inscrit un 2+1 qui ramène les Wizards à quatre points. Jeff Green rate, et John Wall ramène les siens à deux points, avant qu’Evan Turner marque un lay-up. +4… mais John Wall est inarrêtable et inscrit un nouveau tir. 132-130, il reste 50 secondes à jouer. Marcus Smart prend un (très mauvais) tir rapide à trois points, John Wall fait à nouveau tout le terrain, marque avec la faute, et donne un point d’avance aux Wizards. Rattrapés sur la première prolongation, les Celtics le sont également dans cette seconde.

Jeff Green en sortie de temps-mort, drive Paul Pierce… et fait une faute offensive alors que son défenseur n’attendait que ça. De l’autre côté, Wall rate à trois points. Les Celtics sont menés 132-133, ont la balle, il reste dix secondes… Evan Turner rate, c’est terminé, les Celtics s’inclinent.

En conclusion :

Wow, quel match. Complètement dominés durant trois quart-temps, les Celtics sont revenus grâce à un banc monstrueux, dans un match qui paraissait perdu. Grâce à Smart, Turner et Olynyk notamment, les Celtics ont renversé une situation qui paraissait irrattrapable. Ayant mené deux fois de sept points dans les deux prolongations, la défaite est cruelle, très cruelle. Cependant, il faut féliciter ces joueurs qui ont tout donné pour revenir, et sont malheureusement tombés en prolongation sur un John Wall splendide. Surtout dans ce match, je crois qu’il faut féliciter Brad Stevens. Il a su ne pas ramener des joueurs froids sur le terrain, et laisser ses joueurs qui ont ramené les Celtics dans le match durant toute la fin de match. C’est ainsi que Marcus Smart a joué 35 minutes, Kelly Olynyk 41 minutes, et donc Rajon Rondo, complètement absent ce soir, seulement 21 minutes. Il faut le féliciter, car c’était une bonne décision, qui a failli payer. Malheureusement, les Celtics mettent fin à leur série de trois victoires en double prolongation, mais quel match, quelle performance, quel retour. Bravo Boston, bravo au banc, bravo à Brad Stevens et surtout, bravo à Marcus Smart, le rookie ayant réalisé ce soir le meilleur match de sa saison, malheureusement ça n’est pas une victoire mais comme on dit : « Good effort », qui devrait payer bientôt, car les Celtics, malgré leur bilan, jouent bien et tiennent tout le monde.

Avec un bilan de sept victoires pour douze défaites, les Celtics se déplaceront à Charlotte mercredi.

Bonus, le tir de Jeff Green au buzzer de la mi-temps, mais réfusé :

 

Le boxscore final :

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Article rédigé par Baptiste Godreau

2 Comments

  1. Willo

    9 décembre 2014 at 19 h 23 min

    Merci et bravo pour l'article très complet !
    Excellent match de la second unit, Smart devrait être le facteur X de cette équipe pour nous faire gagner des matchs, sa défense et son culot ont beaucoup manqué pendant son absence. Il est aussi impératif que Olynyk face des bons matchs en relais de Zeller.
    Par contre très déçu du match du cinq majeur sauf Green voire Bradley, le niveau de Rondo devient vraiment inquiétant …
    Des nouvelles de la blessure de Faverani ?

    • BaptmanXIV

      12 décembre 2014 at 9 h 09 min

      Pardon je n'avais pas vu ton commentaire !

      Concernant Faverani, non, c'est vraiment un mystère, il y a très peu de nouvelles sur lui qui fuitent, et rien de positif à vrai dire. Date de retour à la compétition complètement inconnu.

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