Semaine 1 : départ mitigé pour les Celtics (1-1)

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Pour cette saison 2015-2016, nous avons décidé de vous livrer chaque dimanche un bilan de la semaine écoulée à travers différentes rubriques. En espérant que le format vous plaise et en attendant vos réactions que l’on espère nombreuses pour confronter nos opinions sur le jeu produit par les Celtics (mais également sur le format du bilan et les choses que l’on pourrait améliorer), passons tout de suite aux faits.

Bilan comptable de la semaine :

Pour débuter la saison régulière, les Celtics avaient deux matchs au programme de cette première semaine avec les réceptions consécutives des Sixers puis des Raptors, deux adversaires de la division Atlantique. Au final, un bilan équilibré pour les Celtics qui s’en tirent avec une victoire face à Philly (112-95, boxscore ici) et une défaite face aux Raptors (103-113, boxscore ici).

Pour le premier match de la saison, les Celtics ont mis du temps à rentrer dedans mais emmenés par un grand Isaiah Thomas, ils ont ensuite pris le dessus sur un adversaire plus que faible pour ne plus lâcher la tête jusqu’au bout des 48 minutes. Une prestation pas franchement étincelante mais pour un premier match, il était déjà bien de gagner sans se faire peur. Les Celtics ont fait le job, ni plus ni moins.

Vendredi face à un adversaire d’un tout autre niveau, les Celtics sont tombés sur un os. Dominés dans l’impact, bien trop souvent laxistes en défense (113 points encaissés…) et peu inspirés, ils sont simplement tombés sur « une équipe bien plus forte [qu’eux] à l’heure actuelle », pour reprendre les mots de Brad Stevens. Une prestation qu’on tentera d’oublier assez vite. Dès ce dimanche 1er novembre face aux Spurs ?

Isaiah Thomas, MVP de la semaine 1 :

On savait qu’Isaiah Thomas était le joueur le plus talentueux de cette équipe, lui qui a emmené les Celtics en playoffs l’an passé. La donne n’a visiblement pas changé. En deux matchs, il a fait du mieux que possible pour engranger deux victoires… en vain malheureusement.

Les deux soirs, il a joué 29 minutes pour 26 points et 7 passes de moyenne, le tout à 48,5% au tir (et 88% aux lancers). Si on voulait vraiment trouver quelque chose à lui reprocher, on pointerait du doigt son 2/10 à longue distance, mais il serait très malvenu de lui en vouloir. Il a clairement porté l’équipe offensivement dès qu’il était sur le parquet, en allant au cercle provoquer des fautes, en jouant rapidement vers l’avant et a joué relativement juste. Tout ce qu’on lui demande en somme.

Certes, il aura des soirs sans (c’est une évidence pour un tel type de joueur) mais sur ce qu’il a montré cette semaine, il a envoyé un signal très fortr à ses concurrents pour le titre de sixième homme de l’année. Pourvu que ça dure.

Ses highlights face aux Sixers :

Les tops : 

Amir Johnson : arrivé cet été avec la réputation de joueur faisant ce qu’il faut sur le terrain pour faire gagner son équipe, Amir n’a pas déçu. Sur une vingtaine de minutes durant les deux rencontres, il a tout fait : apport défensif (sur Okafor mercredi soir notamment), apport offensif (13 points de moyenne), du rebond, de l’énergie… Deux matchs vraiment très solides à tout point de vue qui nous font saliver sur ce que pourrait apporter Johnson sur la durée.

Kelly Olynyk : certes, il n’a joué qu’un seul match sur les deux joués cette semaine en raison de sa suspension, mais il y a énormément de positif à tirer de son match face aux Raptors. Entré en jeu en tant que première rotation intérieure, il a terminé le match avec 11 points et 2 rebonds en 17 minutes de jeu. Ce qu’on a principalement apprécié dans le jeu de l’intérieur, c’est sa prise d’initiative. Probablement l’un des meilleurs shooteurs de l’effectif (si ce n’est le meilleur), il n’a pas hésité à prendre ses tirs, chose que l’on a souvent pu lui reprocher par le passé. Au final, une rentabilité moyenne (1/5 derrière l’arc) mais une envie et une prise d’initiatives très encourageantes. Les shoots ouverts qu’il a pu avoir finiront par rentrer. La bonne surprise de la semaine, donc.

Jared Sullinger : Sully a-t-il été enterré trop vite ? Sûrement. Après quelques sorties en pré-saison et une perte de poids à nouveau bien moins évidente qu’espéré, il était déjà évoqué le fait que Sully n’avait plus sa place dans l’effectif. Deux matchs plus tard, la donne semble avoir changé. Offensivement, il a été ultra efficace avec 9 points de moyenne en n’ayant raté que deux tirs, les deux à trois-points. Sifflé durement, il n’a pas pu jouer autant qu’escompté face aux Raptors (six fautes en 14 minutes) alors qu’il était très bon. Mort de faim défensivement, efficace offensivement : voilà ce qu’on attend de Sullinger en sortie de banc sur un temps de jeu réduit, et c’est ce qu’on a vu cette semaine.

Pour résumer ce qu’on vient de dire ci-dessus, il suffit de voir que tous les joueurs mentionnés sont sortis du banc cette semaine.  61 points face aux Raptors, 67 face aux Sixers ; de la même manière que la saison dernière, le banc a été meilleur que le cinq de départ sur les deux rencontres, aussi bien offensivement que défensivement. Cela risque d’être une constante cette saison, mais le banc risque à nouveau de faire gagner bon nombre de matchs aux Celtics. Une aubaine pour Brad Stevens qui peut à tout moment s’adapter tout en sachant que les joueurs qui attendent sur son banc peuvent tout changer. C’est d’ailleurs ce qu’il a fait face aux Sixers en se passant de Tyler Zeller (voir plus bas).

Le jeu rapide : 26 points en contre-attaque face aux Sixers, 22 face aux Raptors. On a énormément aimé le jeu produit par les Celtics en transition cette semaine. Durant 96 minutes, ils ont toujours eu la volonté de se projeter vite en attaque, sans pour autant jouer avec précipitation. Simplement, en deux (voire plus) passes, ils ont souvent été en position d’aller trouver un lay-up facile. Principalement pour un Isaiah Thomas toujours prêt à aller marquer des points faciles, mais également pour les intérieurs, comme ici sur cette magnifique relation poste haut – poste bas. Un bijou de contre-attaque.

Les flops : 

Evan Turner : ah, Evan… L’an passé, il a été ultra précieux aux Celtics sur la saison entière, et loin de nous l’idée de le juger en oubliant tout cela. Simplement, sur cette semaine, il a été inutile, pour ne pas dire fantomatique. 6 points de moyenne à 25% au tir (!), une défense permissive et des prises de décision franchement mauvaises. On sait qu’il aime avoir le ballon en main, c’est une évidence. Seulement, il ne l’a pas eu autant que l’an passé sur ses passages, et ce à cause du fait qu’IT prenne cette responsabilité. Du coup, quand il a touché le ballon, il a eu tendance à prendre des mauvais tirs et à retomber dans ses travers. 3,5 pertes de balle sur les deux rencontres malgré un rôle réduit, c’est bien trop et il va falloir qu’Evan révise ses gamme.

L’intensité : vous vous souvenez, l’an passé, quand au mois de décembre on se levait la nuit pour regarder nos Celtics jouer sans envie, pour les voir s’incliner d’une dizaine de points en étant convaincus qu’avec ne serait-ce que 5% d’intensité en plus, la victoire était largement à leur portée ? Vendredi soir face aux Raptors, on a parfois eu cette sensation à nouveau. Des joueurs laissés ouverts sans qu’on ne sache pourquoi, des pertes de balle largement évitables… et beaucoup de frustration à la fin du match. Frustration qui avait disparu après l’arrivée de Thomas l’an passé, où l’on avait découvert des Celtics morts de faim sur chaque match. Espérons que le match face aux Raptors n’était donc qu’un accident.

Les pertes de balles : voici un pêché mignon des Celtics qui ne disparaît pas. 17 pertes de balle face aux Sixers, 17 face aux Raptors, au moins les Celtics ont été constants. On aimerait pourtant bien qu’ils soient constants dans un autre registre que celui-ci, pour éviter d’avoir à grincer des dents sur la totalité d’un match. Le pire, c’est qu’ils ont été performants en contre-attaque et n’ont pas envoyé de « passes alléluia » d’un bout à l’autre du terrain directement en tribunes. C’est donc sur jeu placé qu’ils ont perdu les ballons, et c’est bien ce qui est gênant. L’équipe doit impérativement progresser sur demi-terrain.

– Le jeu offensif sans Isaiah Thomas : ne serions-nous pas en train de tomber dans une « IT dépendance » ? Il est sûrement bien trop tôt pour le dire, attendons un peu. Cependant, sur la semaine (soit un simple échantillon de deux matchs, attention), certaines statistiques montrent bien la tristesse du jeu offensif lorsque le lutin quitte le terrain. La plus édifiante ? Sur 100 possessions, les Celtics scorent 115,3 points avec IT sur le terrain. Quand il est sur le banc ? 95,4 points. Il va falloir réussir à trouver un équilibre offensif sans IT, qui ne pourra se démener et marquer 26 points par match durant l’ensemble de la saison. Cela passera notamment par un apport plus conséquent de David Lee, transparent durant cette première semaine, ou encore des autres joueurs capables de scorer (Bradley, Crowder voire Zeller) qui ont été discrets.

Quelques observations :

• Lee et Zeller ont été associés ensemble dans le cinq de départ sur les deux rencontres cette semaine. Il est sûrement un peu tôt pour les mentionner en « flops », c’est pourquoi on en parle ici. Bien qu’ils n’aient joué que peu de minutes ensemble sur le terrain, force est de constater que l’association des deux est d’une faiblesse rare en défense. En 20 minutes, ils ont rendu un très laid -17,1 de net rating (différence entre points marqués et points encaissés sur 100 possessions) contre un +17,4 en dix minutes pour la paire Kelly Olynyk – Amir Johnson en dix minutes face à Toronto.

Face aux Sixers, Zeller s’est tout d’abord fait avaler tout cru par un rookie en la personne de Jahlil Okafor, avant de ne plus réapparaître sur le terrain avant le garbage time, pour éviter d’avoir à nouveau un trou défensif. C’est légèrement inquiétant pour lui, surtout qu’il avait produit des prestations encourageantes face à certains très bons pivots de la ligue l’an passé. Bien sûr, les échantillons sont sur des minutes réduites mais malgré cela, la paire Olynyk – Johnson avait déjà été agréable en pré-saison et on aimerait bien voir ce que ça donnerait sur de plus longues périodes.

De plus, il serait injuste de remettre les errements défensifs de la semaine uniquement sur les intérieurs. Face aux Raptors, c’est à tout le cinq de départ que revient la faute défensive, en laissant DeMarre Carroll à multiples reprises seul à trois points, en se faisant prendre en backdoor… Une prestation à tous points de vue décevante, aussi bien pour les intérieurs que les extérieurs censés constituer un des plus forts backcourt défensivement.

• On s’en doutait fortement mais les rookies ne font absolument pas partie de la rotation, c’est désormais une certitude. Mickey et Rozier ont joué deux minutes face aux Sixers dans un match déjà plié depuis quelques temps. Au match suivant, alors qu’ils étaient listés actifs, Hunter et Mickey n’ont même pas foulé le parquet. Pourtant, dans un match où les Celtics manquaient cruellement d’adresse, on n’aurait franchement pas été contre voir Hunter pointer le bout de son nez sur le parquet. Pour l’instant, ça n’est pas envisageable. Nous verrons comment cela avance. Quant à Young, il n’est pas même pas dans les plans. Deux fois inactif en deux matchs… la saison risque d’être longue.

L’action de la semaine : 

Bien qu’en difficulté au tir face aux Raptors (2/11 au total), Marcus Smart a sorti l’action de la semaine. Un tir venu d’on ne sait où, pris en espérant décrocher une faute et qui tombe dedans on ne sait comment.

La décla de la semaine :

Brad Stevens en évoquant les Raptors :

« On est pas au niveau de ces gars pour le moment. Je pense que c’était plutôt évident sur ce match. »

Les Celtics n’ont pas autant de talent qu’une équipe comme les Raptors, c’est une évidence. Il va falloir compenser par le travail, l’envie et la défense. Heureusement, il reste 80 matchs pour arriver au niveau des équipes de ce calibre.

Au programme de la semaine prochaine : réception des Spurs dès ce dimanche soir, puis un déplacement compliqué à Indiana dans la nuit de mercredi à jeudi (1h), et enfin la réception des Wizards dans la nuit de vendredi à samedi (1h30).

Article rédigé par Baptiste Godreau

One Comment

  1. Greenpierce

    1 novembre 2015 at 17 h 11 min

    Très bon résumé, et entierement d'accord avec vous.
    Mais j'ajouterai egalement dans les flops notre % à 3pts qui est ridicule.
    Ca me fait hurler, on est une des équipes qui en prend le plus et qui en convertit le moins.
    A chaque fois qu'on à la possibilité d'enfoncer la tete de l'adversaire c'est un echec et ça ne date pas que de cette année. Je ne sais pas ce qu'il faut faire pour y remedier.

    Et aussi il faut faire attention à notre defense sur les 3pts, combien de fois les Raptors se sont retrouver tout seul ? Deja en pré saison on avait eu quelques prémices , il ne faut pas que ça devienne une mauvaise habitude

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