Semaines 6 et 7 : les Celtics définitivement lancés ? (14-10)

Pas de bilan la semaine dernière, nous reviendrons donc dans cet épisode sur les quinze derniers jours de compétition, durant lesquels les Celtics ont disputé huit matchs dont les cinq premiers à l’extérieur, dans un road trip périlleux sans Marcus Smart, toujours éloigné des terrains pour une blessure au genou.

Bilan comptable de la semaine :

Le road trip commençait par un déplacement sur le parquet d’une jeune et talentueuse équipe d’Orlando, qui réalise plutôt un bon début de saison puisqu’ils abordaient ce match avec un bilan de 8-8, et donc l’occasion de revenir sur Boston en cas de victoire. Le début de match est assez équilibré, les deux équipes défendent plutôt bien et se rendent coup pour coup. Côté Boston, on pourra tout de même regretter les nombreuses pertes de balles et les lay-ups ratés en contre-attaque. Le match continue globalement sur le même rythme jusqu’à la mi-temps, même si le Magic creuse un petit écart sur la fin pour finir le deuxième quart-temps avec 8 points d’avance. Au retour des vestiaires, ce n’est plus la même histoire : la défense des Celtics s’étiole petit à petit, et leur adresse catastrophique à trois points (18,5% sur le match) ne leur permet pas de faire illusion. Les joueurs du Magic s’amusent dans la raquette de Boston, où ils prendront onze rebonds offensifs durant la seconde mi-temps du match. Dans ces conditions, Orlando creuse bien vite un écart que les Celtics ne seront jamais en mesure de rattraper, malgré la bonne entrée de Terry Rozier lors du quatrième quart-temps. Boston s’incline finalement 91-110 (boxscore ici).

Les chiffres pour illustrer la faillite des Celtics dans leur propre raquette sont nombreux, mais nous n’en donnerons qu’un : Orlando a marqué 26 points sur des rebonds offensifs. Pour siuer, la meilleure équipe dans ce domaine, le Thunder, en inscrit 16,2 en moyenne. On notera également que, une fois n’est pas coutume, les remplaçants de Boston se sont largement fait dominer dans toutes les catégories statistiques par ceux d’Orlando.

Les Celtics ont l’occasion de rebondir dès le lendemain, toujours en Floride, contre le Heat. L’entame de match est un peu délicate, mais les Celtics se reprennent dès le milieu du premier quart-temps et font la course en tête pendant pratiquement tout le reste du match pour finir par s’imposer 105 – 95 (boxscore ici). Grâce à une belle adresse (47,5% dont 40% à trois points) et en faisant parfaitement sortir Hassan Whiteside de la raquette, les Celtics parviennent à coller plus de 100 points à l’une des meilleures défenses de la ligue. Si, en face, Dwyane Wade est le premier joueur à inscrire au moins 30 points contre Boston cette saison, les Celtics ont tout de même plutôt bien muselé une attaque qui est, certes, loin d’être la plus flamboyante de la ligue collectivement. Du côté des performances individuelles, on retiendra le double-double d’Amir Johnson, et les 25 points d’un Avery Bradley toujours aussi adroit.

C’est ensuite vers Mexico que se dirigent les Celtics, pour y affronter les Kings de Rajon Rondo, dans le cadre des Global Games. Cette fois-ci, Boston domine de bout en bout le match contre une équipe de Sacramento qui semble bien fragile mentalement, notamment du côté de DeMarcus Cousins, complètement éteint par David Lee (!?) et qui finira le match sur un piteux 4 sur 17 au tir. On pourra aussi parler de Rajon Rondo, moins flamboyant que lors de son premier match contre Boston avec Dallas, qui se fera même expulser au milieu du troisième quart-temps pour une petite broutille avec les arbitres (un match de suspension). Au final, les Celtics s’imposent 114 – 97 (boxscore ici), avec quatre joueurs à 20 points ou plus (Crowder, Bradley, ThomasOlynyk), une première depuis décembre 2007.

Beaucoup de vert, une victoire facile.

Beaucoup de vert, une victoire facile.

C’est un plus gros morceau qui attend Brad Stevens et ses joueurs deux jours plus tard, puisqu’ils vont rendre visite aux Spurs. Les Celtics démarrent parfaitement le match, notamment grâce à une défense de fer. S’ensuit un petit relâchement des joueurs de Boston, aussitôt exploité par leurs adversaires qui reviennent à hauteur à la fin du premier quart-temps puis dominent largement les deux suivants. Mais les Celtics puisent dans leur ressources pour refaire leur retard au cours du dernier quart-temps, un peu aidé par des Spurs étrangement fébriles, jusqu’à revenir à deux petits points. Malheureusement, Manu Ginobili et ses coéquipiers auront le dernier mot et Boston repart de l’AT&T Center sur une défaite 105 – 108 (boxscore ici). Il y a pourtant pas mal de positif à ressortir de ce match, comme les 41,4% de réussite à 3 points par exemple avec un Bradley à 4 sur 6 et R.J Hunter à 2 sur 4. Une autre statistique impressionnante : les Celtics ont inscrit 28 points sur contre-attaque, contre trois seulement pour les Spurs. Mais le manque de régularité dans la défense et de scoring sur le banc, en partie imputables à l’absence de David Lee, aura finalement eu raison des joueurs de Brad Stevens.

Les Celtics ont l’occasion d’oublier cette défaite frustrante en se rendant à la Nouvelle-Orléans, pour le dernier match de ce road trip. Une victoire leur permettrait de le terminer sur un bilan positif, à condition pour cela de réussir à museler Anthony Davis de la même manière que DeMarcus Cousins quelques jours plus tôt. On peut dire que la mission est réussie, puisque que Davis finira le match avec le pire différentiel de son équipe : -24 et un vilain 38,1% au tir. Plus globalement, c’est le cinq titulaire de Boston qui écrase celui des Pelicans (70 points contre 27), la ligne arrière Gordon – Evans finissant le match sans inscrire un seul point. Pendant ce temps, Sullinger se goinfre de 20 rebonds (heureusement, c’est bon pour la ligne) et égale son record en carrière tandis que Thomas se fend de 22 points à 69,2% au tir dont 4 sur 4 derrière l’arc. C’est donc une nouvelle victoire facile pour Boston, 111 – 93 (boxscore ici) et l’on se dit que ça change de la saison dernière, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Retour au bercail pour l’équipe de Boston deux jours plus tard, avec la la réception des Bulls et l’occasion de passer devant son adversaire au classement en cas de victoire. Les deux premiers quart-temps ne sont pas simples pour des Celtics dont les deux meilleurs scoreurs (Thomas et Bradley) inscrivent uniquement 4 points. Heureusement, une défense agressive et un jeu collectif bien en place leur permettent de rentrer aux vestiaires avec seulement trois points de retard, bien aidés par Olynyk et Johnson, qui scorent respectivement 12 et 10 points. C’est finalement dans le quatrième quart-temps que Boston creusera l’écart, malgré un excellent Jimmy Butler (36 points), pour finir par s’imposer 105 – 100 (boxscore ici). C’est là encore une belle performance collective des Celtics, huit joueurs différents ayant inscrit 10 points ou plus au cours de ce match.

Match de gala deux jours plus tard puisque les Warriors arrivent au TD Garden en étant toujours invaincus. La rencontre entre les deux équipes a été précédée de beaucoup de bruit et d’attente et, pour le plus grand bonheur des spectateurs, la montagne n’a pas accouché d’une souris. Dès le premier quart-temps, au cours duquel Bradley inscrit 15 points, l’intensité est impressionnante et ne redescendra pas de tout le match. Les joueurs se rendent coup pour coup mais Golden State arrive à creuser un peu l’écart au cours du troisième quart-temps. Heureusement, les Celtics recollent dès le début du quatrième pour nous offrir une fin de match grandiose. Deux prolongations, Bradley obligé de sortir pour une sixième faute, deux possessions pour gagner le match pour Boston et au final une défaite 124 – 119 (boxscore ici) frustrante mais ô combien mémorable. Beaucoup de choses à dire sur ce match, mais on retiendra surtout Bradley qui limite Stephen Curry à 33,3% au tir et les 28 points d’Olynyk dans ce qui reste sûrement le meilleur match de sa carrière.

Voici d’ailleurs un mix des highlights défensifs des Celtics face aux Warriors. C’est beau, et pour ceux n’ayant pas vu le match, ça vous fera comprendre l’ambiance de playoffs que l’on a décrit :

Pas de repos pour les braves, à peine vingt-quatre heures plus tard les joueurs de Boston pénètrent sur le parquet de la Time Warner Cable Arena pour y affronter des Hornets également en back-to-back. Cela se ressent particulièrement lors d’un premier quart-temps très pauvre offensivement, que les Celtics terminent avec un piètre 7 sur 27 au tir. Le quart-temps suivant est à peine meilleur et les deux équipes rentrent au vestiaire sans qu’aucune n’ait pu creuser l’écart. Changement complet de physionomie pour le troisième quart-temps, puisque Boston arrive à creuser l’écart grâce à un 7 sur 10 derrière l’arc (dont six de suite) assez irréel. Les Hornets reviendront au score en fin de match, mais s’inclineront 98 – 93 (boxscore ici), dans une fin de match marquée par un manque de maîtrise des deux équipes et quelques coups de sifflet généreux en faveur des Celtics.

Pour conclure, sur deux semaines on a donc vu des Celtics réguliers, sans véritable trou d’air, excepté face à Orlando en tout début de road trip. Bien que privés de Marcus Smart, ils restent sur sept victoires en dix matchs malgré un long enchaînement de matchs à l’extérieur et un calendrier peu aisé. Peut-on dire que les Celtics sont définitivement lancés et installés dans le haut de cette conférence Est ? On ne veut pas s’avancer mais il est clair qu’il y a bien plus de positif que de négatif actuellement.

Jae Crowder, MVP des semaines 6 et 7 :

Il avait déjà été MVP de la deuxième semaine, et c’est tout naturellement qu’il est à nouveau récompensé sur ces deux semaines de compétition. Nous avions pointé son manque d’efficacité offensive récemment, et sa légère baisse de régime mais il est revenu très fort, notamment en attaque où il a retrouvé son adresse.

34 minutes de jeu pour 15 points en moyenne sur la période, à 46% au tir et 38% à trois points (en prenant plus de cinq tirs derrière l’arc par match tout de même) auxquels on ajoute 3,5 rebonds et 2,3 passes décisives. Pour un joueur qui a une moyenne de 6,4 points par match en carrière et 32% à trois points, c’est une sacrée performance (ou du surrégime ? L’avenir nous le dira). Avec une meilleure sélection de tirs, il a retrouvé la confiance et a été l’un des éléments-clés de la bonne forme des Celtics.

Cerise sur le gâteau, Jae réussit le tout sans perdre de son efficacité défensive. Certes, il fait moins d’interceptions qu’au début de la saison mais c’est peut-être encore mieux pour l’équipe car il est plus actif sur son vis-à-vis et n’a pas cette tendance à chercher sans cesse le stop. Ça ne l’empêche pas de très vite courir en contre-attaque pour des paniers faciles.

Un Crowder top niveau donc, comme sur ces highlights ci-dessous lors du match à Mexico face aux Kings :

Les tops :

– La gestion des superstars adverses : pendant ces deux semaines les Celtics ont affronté : Wade, Cousins, Aldridge/Leonard, Davis, Butler, Curry. En faisant la moyenne des +/- de ces joueurs, on obtient un remarquable -6,3.  Si Wade et Butler en ont profité pour sortir des gros matchs, leur équipe s’est finalement inclinée. Curry a inscrit 38 points, mais avec son pire pourcentage de sa saison. Cousins et Davis ont été complètement éteints et, si Aldridge et Leonard n’ont pas forcément effectué un mauvais match, la victoire des Spurs est surtout dû à l’apport de leur banc. On se souvient également avec émotion de la dure soirée qu’a vécu Russell Westbrook face à Smart il y a quelques semaines. Si les Celtics n’ont toujours pas de star dans leur effectif, ils savent visiblement comment s’occuper de celles des équipes adverses.

– James Young, le déclic : le 4 décembre, avant le match contre les Spurs, James Young est envoyé en D-League, il part donc à l’aéroport prendre un vol direction le Maine. Mais des doutes sur l’état de santé de Bradley font changer d’avis le staff et il est rappelé avec l’équipe alors qu’il s’apprêtait à monter dans l’avion. Young ne jouera pas le soir même, mais durant les trois matchs suivants il passera 20, 16 puis à nouveau 20 minutes sur le parquet. Ses statistiques ne sont pas mirobolantes : 3 points, 2,7 rebonds, 1,3 passes décisives, mais c’est l’impression qu’il donne sur le parquet qui frappe. Il n’a plus du tout l’air perdu comme trop souvent par le passé, il n’hésite pas à attaquer le panier, bouge bien, donne de bonnes passes, et surtout sa défense s’est grandement améliorée. Ultime signe encourageant, sa présence sur le parquet pendant le premier quart-temps de certains matchs, et surtout durant les prolongations contre Golden State, preuve de la confiance de son coach. À voir si coach Stevens continue de lui accorder sa confiance et décide d’en faire son back-up au poste 3.

– Le match contre Golden State : pour une fois, ne parlons plus de statistiques, de performances mais parlons d’une chose essentielle, le plaisir. On ne sait toujours pas de quoi sera fait l’avenir pour ces Celtics, mais on est certain d’une chose : ils ont livré vendredi soir un match exceptionnel contre une très grande équipe. Au classement, ce match ne se matérialisera que comme une défaite supplémentaire mais dans nos têtes restera pour longtemps comme un grand moment de basketball, un match d’une intensité folle qui a mis au supplice nos pauvres petits cœurs par son suspense final. On ne peut qu’inviter toutes les personnes ne l’ayant pas vu en direct à le visionner dès que possible, pour le plaisir. Deux prolongations, une ambiance de match 7 de playoffs dans un TD Garden en délire… C’était tout simplement immense.

Kelly Olynyk : parlons peu, parlons bien. Kelly Olynyk sur les 16 premiers matchs de la saison, c’est 7,3 points à 38.8% au tir. Kelly Olynyk sur les deux dernières semaines ? 13,3 points à 49,4%. Pour couronner le tout, une performance de tout premier plan contre les Warriors, puisqu’il termine meilleur marqueur de l’équipe avec 28 points. Quand Kelly décide de prendre ses responsabilités et de jouer sans trop réfléchir, ça change tout vu le talent qu’il a dans les mains. En plus d’avoir augmenté son pourcentage à trois points, il est surtout plus agressif vers le cercle et ça marche. Il est ainsi passé de 56,3% au tir à deux points à 67,1% cette semaine. Un autre chiffre ? Lorsque Olynyk prend dix tirs ou plus, les Celtics sont à 7-1.

Après le grand match de « KO » face aux champions NBA, Turner confiait par ailleurs ceci au sujet de son coéquipier : « Une fois qu’il est lancé, c’est dur de l’arrêter. Il a été énorme, il a sorti de grosses actions et de gros tirs. Il a joué dur. Cela fait un mois qu’il joue vraiment bien et c’est tant mieux pour lui, mais c’est encore mieux pour nous de savoir qu’on peut compter sur un ‘7 footer’ capable de faire ce qu’il fait. »

Nous avons toujours plaidé pour qu’il gomme cette fâcheuse tendance à l’altruisme démesuré, et les chiffres parlent en notre faveur : depuis le début de la saison dernière, Olynyk tourne à 26,1% lorsqu’il prend cinq tirs ou moins par match, 41,2% lorsqu’il prend entre six et neuf tirs, et enfin 54,3% lorsqu’il tente au moins dix tirs (chiffres avant le match contre les Hornets). La confiance semble être un élément décisif dans le jeu du canadien, espérons donc qu’il réussisse à bâtir une vraie régularité sur cette forme actuelle.

– Isaiah Thomas : dur de départager entre Crowder et IT pour le titre de MVP ces deux semaines. Lors des premières titularisations de Thomas en début de saison, nous avions émis de grosses réserves sur sa capacité à être un vrai meneur de jeu pour cette équipe. Une vingtaine de matchs plus tard, il nous a complètement fait taire. Sur ces deux semaines, c’est plus de 20 points de moyenne à 42% au tir et 35% à trois points mais c’est surtout 8,3 passes décisives de moyenne, dont un record en carrière de 13 face aux Hornets. Certes, il s’est raté face aux Warriors et notamment sur deux actions qui auraient pu faire gagner les Celtics, mais il est difficile de lui en vouloir tant le niveau qu’il affiche est impressionnant. Il reste un scoreur qui a besoin de tirer beaucoup mais il a progressé dans la gestion et dans la façon de faire jouer ses coéquipiers. Un niveau qui en fait un candidat plus que sérieux pour un spot au All-Star Game en février prochain.

– Brad Stevens : nous n’en avons que très peu parlé depuis le début de saison, mais nous profitons indéniablement chaque soir d’avoir Brad Stevens à la tête de cette équipe. Il a la chance d’avoir un groupe qui écoute et reproduit au pied de la lettre ce qu’il lui demande, mais ce qu’il propose est vraiment digne des meilleurs dans cette ligue : face aux superstars adverses, il s’adapte, que ça soit par des prises à deux au poste bas ou en assignant un joueur sur le joueur en question avec comme mission de ne pas le lâcher d’une semelle comme Bradley a pu le faire face à Curry ; en sortie de temps-morts, il dessine des systèmes efficaces quasiment à chaque fois et tous les soirs, il tire le meilleur de joueurs normalement « moyens » tels Crowder ou Bradley pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de superstar dans ce roster, mais il y en a une sur le banc, c’est certain.

Il existe de nombreux exemples mais voici un des systèmes en sortie de temps mort dessiné par Stevens :

Les flops : 

– Les fins de match serrées : Les Celtics ont eu trois matchs vraiment serrés à négocier durant ces deux semaines. Ils en ont perdu deux (certes contre San Antonio et Golden State) et gagné un contre Charlotte, mais sans jamais faire preuve d’une grande maîtrise. Plus largement, cette année, ils se sont inclinés dans des conditions similaires contre les Pacers et les Mavericks et ont arraché une victoire contre les Sixers. Il semble donc que Boston n’arrive à se sortir de ce genre de situation uniquement quand l’adversaire fait preuve d’encore plus de fébrilité qu’eux. C’est un problème récurrent que l’on évoquait déjà la saison dernière, et qui est généralement imputé à l’absence d’une star dans l’équipe capable de prendre les choses en main et de concrétiser les stops défensifs que les Celtics parviennent régulièrement à faire dans les instants décisifs. Si le problème semble donc identifié, intéressons-nous aux éventuelles solutions. Premièrement, on peut s’interroger sur la pertinence de perpétuer la tradition NBA qui veut que les possessions décisives soient jouées en un-contre-un. Il est vrai que c’est bien plus facile pour gérer l’horloge, mais c’est tout de même dommage de ne pas profiter du talent de Brad Stevens pour dessiner des systèmes.

Ensuite, et si l’on se gardera bien de tomber à bras raccourcis sur Thomas pour sa fin de match contre Golden State, on ne peut s’empêcher de penser que son désavantage de taille devient très dur à compenser quand il est aussi attendu que sur une dernière possession, surtout si tout le monde sait qu’il va la jouer tout seul. Dans ce domaine, un certain Evan Turner a fait ses preuves la saison dernière. Refaire l’histoire ne sert à rien mais pour les prochains matchs accrochés, on ne serait pas contre voir la balle dans ses mains dans les instants décisifs.

Quelques observations : 

– Peu de mises à jour récentes sur la blessure de Marcus Smart, tout simplement parce que rien ne fuite actuellement. Ce qui est certain, c’est que sa blessure est bien plus grave que ce qui avait été annoncé dans un premier temps. On ne le reverra pas avant début 2016, c’est désormais une certitude. C’est dur mais les Celtics ont montré une grande force de caractère et sont capables de réussir sans lui.

– Les Celtics sont-ils meilleurs en back-to-back que quand ils n’ont rien eu la veille ? Visiblement, oui. Actuellement, ils restent sur une série assez dingue de dix succès consécutifs à l’extérieur sur un second match de back-to-back. Sept de ces dix matchs sont même survenus après une défaite la veille. Impressionnant.

– Un point sur le classement ? C’est la guerre à l’Est, tout simplement. Il y a moins de deux semaines, le Heat par exemple était au premier spot de la Conférence, et ils sont à l’heure actuelle redescendus à la septième place en perdant trois matchs consécutifs. Cela devrait se délier lorsque commenceront les road trip à l’Ouest pour certaines de ces équipes, mais il ne clairement fallait pas se rater dans ce début de saison, sous peine de se retrouver comme les Bucks à ramer pour remonter.

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L’action de la semaine : 

Dans ses déclas ou sur le terrain, Evan Turner aime ne pas faire comme tout le monde. Après une interception sur Derrick Rose cette semaine, il a donc décidé d’aller claquer un 360 impressionnant de facilité.

La décla de la semaine : 

« Bradley ne recule jamais devant un défi. Je sais que ça ne lui plaît pas mais j’étais content qu’il prenne sa sixième faute. »

Cette citation ne vient pas d’un Celtic mais de Stephen Curry en personne. Face à Boston, le MVP en titre a certes mis 38 points, mais c’est Bradley qui lui en a fait voir de toutes les couleurs. À aucun moment Curry n’a été dans un fauteuil et celui-ci a justement reconnu la perf de Bradley, l’un des seuls à avoir réussi à limiter son apport cette saison. On vous invite une nouvelle fois à re-regarder le match face aux Warriors, mais cette fois juste en fixant votre regard sur Avery. Ça peut être amusant.

Au programme de la semaine à venir, une petite accalmie avec trois matchs « seulement ». Dans la nuit de mardi à mercredi, la réception des Cavs (1h30) qui pourraient être au complet puisque Iman Shumpert est déjà revenu et Kyrie Irving pourrait lui faire son retour au TD Garden. Le lendemain, back-to-back compliqué à Detroit (1h30) avant de finir la semaine dans la nuit de vendredi à samedi face aux Hawks (1h30). Bonne semaine à tous.

Article rédigé par Hugo Geindre, Baptiste Godreau et Léo Hurlin

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