Semaine 8 : stoppés net (14-13)

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Petite semaine pour les Celtics, mais grosse semaine pour Celticsfr, le bilan sera donc assez léger faute de temps. Mais ne vous inquiétez pas, on reviendra plus forts.

Après un long mois de compétition durant lequel les Celtics ont joué quatre rencontres par semaine, ils ont pu bénéficier d’un peu de repos en début de cette huitième semaine avant de jouer trois matchs importants pour la future course aux playoffs. Voyons ce que ça a donné.

Bilan comptable de la semaine

Pour commencer la semaine, quoi de mieux que de retrouver les Cavs, quelques mois après le sweep essuyé au premier tour des derniers playoffs ? Un match prometteur, puisque les deux équipes sont en forme et parce que cette rencontre marque les retrouvailles aussi bien entre Kevin Love et Kelly Olynyk qu’entre J.R Smith et Jae Crowder.

Sur le terrain, les Celtics démarrent plutôt bien la partie. Appliqués, ils virent en tête à la pause en menant 46-40 et en n’ayant encaissé que 17 points dans le second quart-temps, soit le plus faible total de points marqué par les Cavs sur un quart-temps cette saison. Malheureusement, la deuxième mi-temps fut tout sauf une partie de plaisir pour les Celtics. Sûrement bousculés par David Blatt dans le vestiaire à la pause, les Cavaliers sont revenus avec des intentions bien différentes et ont élevé significativement leur intensité défensive.

Résultat ? Seulement 31 points marqués par les Celtics en seconde période, le tout à 26,2% au tir. Au total, les hommes de Brad Stevens ont tiré à seulement 32,2% au tir face aux Cavs sur l’ensemble de la rencontre, soit le deuxième plus faible pourcentage depuis 2007 pour les Celtics. Ils ont eu des bons tirs, mais ceux-ci ne sont simplement pas rentrés. Un soir sans, notamment pour Isaiah Thomas, à 3/15 au tir ou pour Jared Sullinger, à 2/9. Au score, une défaite 77-89 (boxscore ici) dans un match assez bizarre, que les Celtics auraient aisément pu accrocher avec quelques tirs convertis en plus. On retiendra la bonne performance défensive et les bonnes minutes de James Young, qui gagne progressivement la confiance du coach.

Dès le lendemain, les Celtics étaient attendus à Detroit pour un gros duel face à un concurrent direct pour un spot en postseason. Pour rappel, ils en sont alors à dix victoires de suite à l’extérieur les deuxièmes soirs de back-to-back, une performance historique.

Bizarrement, après l’horrible partition offensive de la veille, c’est un match d’attaque qui va avoir lieu. Là encore, les Celtics débutent bien, emmenés par un grand Amir Johnson dans le premier quart-temps et par un Jared Sullinger concentré, qui coupe très bien Andre Drummond du reste de l’équipe et principalement de Reggie Jackson sur pick-and-roll. Malheureusement, trop de pertes de balles vont empêcher les Celtics de s’échapper définitivement. Ils font plusieurs runs mais sur un tir d’Andre Drummond – jusqu’ici invisible – du milieu du terrain au buzzer de la mi-temps, les Pistons reprennent la tête et mènent 52-55.

En deuxième mi-temps, Kentavious Caldwell-Pope et Isaiah Thomas se rendent coup pour coup, tandis que Tyler Zeller pointe le bout de son nez et rend de très bonnes minutes (12 points et 3 rebonds en moins de 10 minutes), tout comme Jonas Jerebko qui profite de ce match face à son ancienne équipe pour retrouver de l’adresse (9 points à 3/4 à longue distance). Malheureusement, les Celtics ne parviendront pas à rattraper un run des Pistons dans le quatrième quart et, malgré un record en carrière égalé pour Isaiah Thomas (38 points), ils s’inclinent 116-119 (boxscore ici) et mettent fin à leur série. Pour une fois, ils ont eu de l’adresse, mais difficile (impossible ?) de s’imposer en encaissant 119 points et en perdant 18 ballons.

Deux jours plus tard, face aux Hawks, on prend les mêmes et on recommence : un Thomas solide qui inscrit 29 points, bien accompagné par Jae Crowder à 24 points et 10 rebonds, mais les Celtics sont bel et bien retombés dans leurs travers. 21 pertes de balle, un match maîtrisé qu’ils auront mené 90% du temps mais 38 points encaissés dans le dernier quart-temps et une défaite face à un autre concurrent direct, 101-109 (boxscore ici). Troisième défaite consécutive.

Une semaine très difficile sur le plan comptable, certainement la plus compliquée depuis le début de saison puisque c’est la première fois que nous avons à écrire un bilan vierge de toute victoire. Dans une conférence Est plus dense que jamais pour le moment, les Celtics n’avaient véritablement pas besoin de ça : les voilà désormais dixièmes, alors qu’ils étaient sixièmes lorsque nous bouclions le bilan de la semaine dernière. Pas beaucoup de place pour ce genre d’errements dans cette conférence.

Isaiah Thomas, MVP de la semaine 8 : 

Même dans une semaine avec trois défaites, il fallait un MVP et difficile de trouver mieux qu’Isaiah dans ce rôle cette semaine. Malgré un (très) mauvais match face aux Cavs pour débuter, il a été excellent dans les deux rencontres suivantes en égalant notamment son record de points en carrière face aux Pistons. Sur la semaine, c’est tout de même 26,3 points par match à 44,6% au tir et 50% à trois points, en ajoutant un magnifique 31/32 aux lancers-francs.

On a déjà connu un Thomas marquant des points insignifiants, sans pour autant peser sur le jeu de l’équipe ou sur le cours du match. Face aux Pistons, son match avait tout d’un grand et il a réellement porté les Celtics sur son dos, aussi petit qu’il soit. Avec 38 points à 12/20 au tir, 11/11 aux lancers-francs auxquels il a ajouté sept passes décisives, Thomas a été étincelant. Surtout, un différentiel positif de +13 dans une défaite de trois points, pendant que ses quatre coéquipiers titulaires présentaient respectivement des différentiels de +1, -6, -7 et -4.

Aujourd’hui, Thomas est le meilleur scoreur parmi tous les arrières à l’Est, et est le troisième meilleur passeur. Difficile d’envisager autre chose qu’un spot dans le roster du All-Star Game pour le lutin, qui chaque semaine tient à montrer qu’il y a sa place. Sauf blessure ou énorme coup de fatigue, il devrait bien en être.

Ses highlights face aux Pistons :

Les tops :

– Le retour de Tyler Zeller face aux Pistons : plus les semaines avançaient, et moins Tyler Zeller semblait dans les plans de la rotation de Brad Stevens. Face aux Pistons et alors que les Celtics étaient en immense difficulté défensivement, Stevens a décidé de (re)lancer son pivot, et ce avec succès. En 10 minutes, Zeller a rendu une jolie copie avec 12 points et 3 rebonds et a très bien rentabilisé son temps de jeu. Malheureusement, pas suffisant pour son coach qui l’a laissé pendant 48 minutes sur le banc au match suivant face aux Hawks. À quand un retour de Zeller dans la rotation en lieu et place de David Lee ? Bientôt, on espère.

Les flops : 

– David Lee : on laissait le bénéfice du doute à David Lee en début de saison, lui qui n’avait que peu foulé le parquet l’an passé avec les Warriors. Malheureusement, il faut avouer que l’intérieur n’est simplement plus au niveau. Certes, il arrive à inscrire des points grâce à l’or qu’il a dans les mains mais ça n’est pas suffisant pour compenser ses errements défensifs. Sa sélection de tirs est douteuse et il ne constitue pas le point d’ancrage intérieur dont on rêvait en début d’année. De plus, il est incapable de défendre sur un intérieur qui s’écarte du fait de son manque de mobilité et il est clair que sa condition physique n’est plus suffisante. Lee constitue actuellement un vrai handicap défensivement, qui n’est pas contrebalancé par l’apport offensif qu’il peut avoir par moments au scoring.

– L’envie, la concentration, l’intensité ? Pas nécessairement besoin de parler et de découper précisément défense, pertes de balle ou rebonds puisque tout est lié. Avant cette semaine, les Celtics encaissaient 98,9 points en moyenne avec un defensive rating de 97,3. Ils perdaient également 15,4 ballons par match. Cette semaine ? 105,7 points encaissés par rencontre dont 119 sans aucune prolongation face aux Pistons… 106 de defensive rating et 16,7 ballons perdus. C’est suffisamment explicite.

Les Celtics n’étaient tout simplement pas dans le bon état d’esprit et on a malheureusement vu ressurgir de vieux démons qui n’avaient pas fait leur apparition cette saison. On parle bien sûr du hero ball, qu’on a vu face aux Cavs notamment. Tour à tour, chaque Celtic y est allé de son action pour tenter de ramener Boston à hauteur par une grosse action individuelle ou un gros tir. Inutile de dire que cela n’a pas fonctionné, surtout face aux Cavs.

L’action de la semaine :

Qui dit triste semaine sur le plan comptable dit généralement triste semaine sur le plan du jeu. En effet, nos options au moment de choisir l’action de la semaine n’étaient pas nombreuses et ce dunk de Bradley, qui prouve tout de même cette saison qu’il a encore une sacrée détente, a donc été notre préférence.

La décla de la semaine : 

« Nous ne montrons plus aucune joie, plus aucune passion. Il faut que cela revienne. »

C’est Jae Crowder qui disait cela après la défaite face à Atlanta. Cette semaine, nous n’avons simplement pas vu nos Celtics. Espérons qu’ils profitent de la semaine de Noël pour retrouver leurs esprits et leur basket.

Ils auront trois occasions de se ressaisir cette semaine : face aux Wolves au TD Garden dans la nuit de lundi à mardi (1h30), puis un déplacement à Charlotte dans la nuit de mercredi à jeudi (1h), avant de retrouver les Pistons dans leur salle samedi soir à 1h30.

En attendant, toute l’équipe de celticsfr vous souhaite un Joyeux Noël et de très bonnes fêtes de fin d’année.

Article rédigé par Baptiste Godreau

One Comment

  1. Celtics_PP34

    20 décembre 2015 at 18 h 57 min

    Merci pour votre boulot les gars, tout au long de l'année.
    Et bonnes fêtes de fin d'année à vous aussi.
    Go C's !! #greennation

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