Semaine 10 : un pas en avant, deux pas en arrière (18-15)

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Après une petite période compliquée, les Celtics ont retrouvé le chemin de la victoire la semaine dernière. Face à deux équipes d’un niveau comparable dont deux de la conférence Est (Wolves puis Hornets et Pistons), les Celtics ont remporté trois victoires convaincantes et abordent donc cette dixième semaine sur une bonne série de trois victoires consécutives. Au programme, un calendrier plus clément qui pourrait permettre aux Celtics de raccrocher avec le wagon de tête de la conférence. Voyons ce que cela a donné.

Bilan comptable de la semaine : 

Alors qu’ils venaient de battre les Pistons samedi soir pour une troisième victoire consécutive, les Celtics n’avaient pas le temps de se reposer puisqu’ils étaient de retour sur le point dès le lendemain pour un back-to-back, cette fois face aux Knicks de Carmelo Anthony. La bonne nouvelle, c’est qu’après plus d’un mois éloigné des parquets, Marcus Smart fait son retour dans le groupe.

En première mi-temps, le jeu produit n’est pas franchement reluisant. Mis à part la belle production de Kelly Olynyk et le retour tant attendu de Smart sur le terrain, on ne s’amuse pas tant que ça. Sans en faire trop (les deux équipes sont en back-to-back), les Celtics font le boulot et après un run dans le second quart-temps, ils virent en tête 51-41 à la pause. En seconde mi-temps, ils se contenteront de gérer cette avance sans trop se faire peur (chose très satisfaisante que l’on découvre cette saison et qu’ils ne parvenaient pas du tout à faire l’an passé), grâce à un Jae Crowder époustouflant dans le troisième quart-temps, au niveau de tout ce qu’on a vu durant l’ensemble du mois de décembre. Au final, une victoire 100-91 (boxscore ici) dans un match pleinement maîtrisé, pas toujours beau mais que les Celtics auront contrôlé de bout en bout, poursuivant sur leur bonne lancée. Avec cette quatrième victoire consécutive, ils sont sur leur plus longue série victorieuse de la saison désormais.

Sur le plan statistique, Isaiah Thomas a rendu une feuille de stats complète (21 points – 8 rebonds – 6 passes), bien épaulé par Jae Crowder qui inscrit 18 points et 6 rebonds. Smart, pour son retour, a été plutôt performant en inscrivant 6 points à 2/6 et en saisissant 3 rebonds en 13 minutes de jeu.

L'évolution de l'écart entre les Celtics et les Knicks

L’évolution de l’écart entre les Celtics et les Knicks

Mercredi soir, occasion parfaite pour les Celtics de continuer leur bonne série avec la réception des Lakers, qui occupent les bas-fonds de la conférence Ouest pour la troisième saison consécutive. Équipe médiocre mais match spécial puisque cette rencontre marque le dernier passage de Kobe Bryant au TD Garden.

Match spécial, dernière de Kobe… autant de raisons qui font que les Celtics vont décider de gentiment offrir ce match à leur adversaire et éternel rival. Pas de défense, pas d’intensité, pas d’envie et donc au bout une honteuse défaite face à une équipe largement inférieure mais qui n’en demandait pas tant. Dominés pendant la majeure partie du match, les Celtics auront bien tenté de remonter dans le quatrième quart mais Kobe, malgré une adresse douteuse à seulement 5/18 au tir, les en a empêchés. Triste fin de série pour les Celtics qui s’inclineront 104-112 au final. (boxscore ici)

Samedi soir, les Celtics doivent absolument relever la tête alors qu’ils s’apprêtent à affronter les Nets. Victoire obligatoire pour deux raisons : on ne perd pas à domicile successivement face aux Lakers puis face aux Nets et l’autre raison que tout le monde connait, les Celtics possèdent le pick de Brooklyn pour la future draft.

Malheureusement, rien ne va se passer comme prévu. Une première mi-temps mauvaise durant laquelle Avery Bradley va se blesser, un troisième quart-temps horrible, pas d’intensité… tout ressemble au match face aux Lakers. Incapables d’avoir un sursaut d’orgueil, les Celtics se font croquer par des Nets plus entreprenants qui s’amusent dans la raquette (ils y inscriront 46 points au total dans le match) et par Brook Lopez notamment, qui finira avec 30 points et 13 rebonds. Au final, les Celtics guidés par un bon Marcus Smart reviendront à hauteur des Nets dans le quatrième quart mais finiront par s’incliner 97-100 (boxscore ici). Une défaite absolument méritée, tout aussi intolérable que celle face aux Lakers voire plus puisque c’est déjà la deuxième fois que l’on donne une victoire face aux Nets cette saison.

On avait laissé les Celtics la semaine dernière dans une forme rarement vue cette saison, qui s’était poursuivie en début de semaine face aux Knicks. Malheureusement, cela n’a pas duré longtemps. Alors qu’ils avaient l’occasion de rentrer dans le top 4 à l’Est, ils ont décidé de prendre à la légère deux matchs face à de faibles équipes. Résultat, deux défaites méritées et une place aux portes du top 8, terrible preuve de l’inconstance des Celtics cette saison. Désormais, il va falloir prendre les matchs les uns après les autres et pas trop chercher à comprendre comment fonctionne cette équipe. Ça n’est tout simplement pas possible.

Isaiah Thomas et Jae Crowder, MVPs de la semaine 10 : 

Ces deux-là portent les Celtics actuellement, et difficile de les dissocier. Depuis le début du mois de décembre, ils ont été les plus réguliers et cela a perduré en basculant en 2016.

Sur la lancée de son bon mois de décembre (20,9 points, 7,7 passes décisives et 4,1 rebonds de moyenne), Thomas a tout essayé afin que les Celtics titillent le haut du panier à l’Est, en vain malheureusement. Cette semaine, il a passé presque 35 minutes par soir sur le parquet pour 23 points (43,4% au tir mais seulement 23,5% à trois points), 4,3 rebonds et 6,3 passes décisives.

Il parvient désormais à bien alterner le jeu, et semble avoir trouvé son rythme entre scoring et jeu collectif suivant les situations. Malheureusement, il ne peut pas faire gagner les Celtics à lui tout seul.


À ses côtés, Jae Crowder reste le joueur sur lequel on peut se reposer actuellement. Sur les trois matchs de la semaine, 17 points de moyenne à 40% au tir et 35% à trois points en 34 minutes sur le parquet. À cela, il a ajouté 6 rebonds et 2 interceptions par match. Une valeur sûre.

Les tops :

À part les deux joueurs précités, rien de flamboyant cette semaine, bien au contraire. On pourrait mentionner le match de Smart face aux Nets, durant lequel il a permis aux Celtics de recoller. On a vu que lui au début du quatrième quart-temps et tout cela est très positif pour la suite. Avec un Smart de retour à son niveau, on peut espérer revoir des Celtics performants défensivement, mais il faudra pour cela que Bradley se remettre vite de sa contusion subie face aux Nets.

Par contre, parlons un peu de D-League. Là-bas, Jordan Mickey s’éclate dès qu’il y est envoyé. Il y joue en moyenne 35 minutes par match (15 rencontres disputées) pour des statistiques impressionnantes : 18,8 points à 51% au tir, 10,7 rebonds et 4,3 contres par match. Lors de l’avant-dernière rencontre, il a même posté un triple-double avec 13 points, 13 rebonds et 10 contres. Dans l’antichambre de la NBA, il semble montrer tout le potentiel défensif que l’on voyait en lui face à des joueurs moyens.

D’après Stevens, il est plus près que jamais d’avoir sa chance avec l’équipe qui l’a drafté. Mais, quand aura-t-on la possibilité de le voir à l’oeuvre, la possibilité d’entrevoir son potentiel défensif face à de vrais joueurs de basket ? Cela ne devrait pas arriver sans un échange ou une blessure d’un intérieur (David Lee ? Tyler Zeller ?). On ne va pas espérer que l’un d’entre eux se blesse mais il est vrai que l’on a hâte de voir ce que pourrait donner Mickey dans la grande ligue et sur de vraies minutes.

Les flops :

– Se mettre au niveau de l’adversaire plus faible : on pensait que c’était un problème résolu, mais apparemment non. Ne sur-réagissons pas aux deux dernières rencontres, il faut avouer que le début de saison des Celtics est pour l’instant relativement satisfaisant. Cependant, il est vrai que les matchs les plus tristes des Celtics cette saison ont eu lieu face aux Sixers, Lakers et Nets par deux fois. Face à de grosses équipes, les Celtics ont toujours été au niveau ou presque, n’ont jamais pris d’éclat et ont toujours répondu présents dans l’intensité. Par contre, quand ce sont les pires équipes de la ligue en face, on ne retrouve plus nos Celtics. Suffisance, intensité légère, abus du tir à trois-points… il ne nous semble pas que les Celtics aient le talent nécessaire pour aborder ces matchs de la sorte. 

De l’extérieur, c’est extrêmement frustrant car on voit cette équipe dominer des équipes au talent nettement supérieur (cf victoires à Oklahoma, à Houston, face aux Bulls, face à Atlanta…). On peut mettre ce défaut sur le compte de la jeunesse de cette équipe, mais cela fait quand même deux saisons que les Celtics ont cette fâcheuse tendance à se mettre au niveau des pires équipes de la ligue. C’est dommage, quand on voit que les Celtics pourraient être dans le top 3 de leur conférence en profitant de ces matchs réputés faciles. Surtout, c’est en avril que ces défaites pourraient sérieusement compter et donner des regrets aux Celtics. 

– Les intérieurs : période compliquée pour l’ensemble des intérieurs Celtes en ce moment, notamment pour Jared Sullinger qui traverse une période difficile après un bon début de saison. Sur les cinq dernières rencontres, il n’inscrit que sept points en moyenne et n’a dépassé dix points qu’une fois, face aux Pistons. Face aux Nets, les intérieurs se sont simplement fait marcher dessus les uns après les autres par Brook Lopez et ses coéquipiers. Alors que les Celtics n’autorisaient que 34 points en moyenne dans leur raquette, ils en ont laissé 46 aux Nets. Beaucoup trop pour prétendre à une victoire. Raison de plus pour donner des minutes à Mickey… ?

L’action de la semaine : 

La semaine dernière, c’est Kelly Olynyk qui avait impressionné le monde de la NBA avec une claquette incroyable. Cette semaine c’est Marcus Smart, son coéquipier, qui a voulu l’imiter en y allant de sa propre claquette dunk. Une action impressionnante qui montre que Smart retrouve la forme peu à peu.

La décla de la semaine :

« Quand on ne joue ni dur, ni agressif, nous sommes l’une des pires équipes en NBA. »

Ça, c’est Isaiah Thomas qui l’a dit après la défaite face aux Nets et il faut avouer qu’il a plutôt raison. Les Celtics sont un collectif composé de joueurs de niveau médiocre, sans talent particulier et nous le savons depuis longtemps. Alors pourquoi ne pas jouer à 120% tous les soirs ? Pourquoi ne pas jouer chaque soir comme si c’était les Warriors en face, équipe qu’ils ont été capables d’emmener en double prolongation ?

C’est une chose que l’on a toujours du mal à comprendre. C’est une évidence que les Celtics peuvent battre n’importe qui dans cette ligue quand ils y mettent l’intensité nécessaire. Par contre, l’inverse est également vrai et les Celtics ne pourront prétendre à rien avec une telle fluctuation dans l’énergie qu’ils mettent suivant l’adversaire qui se présente.

Au programme de la semaine qui arrive, une nouvelle rencontre face aux Nets, à Brooklyn cette fois dans la nuit de lundi à mardi (1h30). Victoire obligatoire, il serait intolérable de finir cette saison avec un bilan de 1-3 face à Brooklyn. Ensuite, un back-to-back pour les Celtics qui finiront tôt leur semaine : réception des Pistons dans la nuit de mercredi à jeudi (1h30) avant de se rendre à Chicago jeudi soir à 2h.

Ah, vous voulez quand même une bonne nouvelle après cette piètre semaine ? Un podcast devrait arriver très très prochainement puisqu’il a été enregistré ce dimanche après-midi…

Article rédigé par Baptiste Godreau

One Comment

  1. Celtics_PP34

    3 janvier 2016 at 21 h 17 min

    Super boulot encore une fois. Et au plaisir d'écouter le nouveau podcast.

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