Semaine 12 : encore poussif, mais ça repart (22-19)

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Les temps sont durs à Boston. La semaine dernière, nous avions laissé les Celtics sur une quatrième défaite en cinq matchs, au terme d’une rencontre sans saveur à Chicago durant laquelle ils n’auront rien montré d’encourageant ou presque. Cette semaine, le programme est plus chargé que jamais pour l’équipe avec pas moins de cinq matchs au programme, ce qui est un record depuis le début de saison. Il n’y a pas encore d’urgence, mais une semaine mal négociée pourrait mettre les Celtics réellement en difficulté au classement.

Vous noterez que l’article est en deux onglets, étant donné que c’est la première fois que les Celtics jouent cinq matchs en une semaine… et que ça fait beaucoup à résumer.

Si vous avez déjà vu les rencontres en question, vous pouvez directement passer à la page suivante pour les tops, les flops… etc. Bonne lecture.

Bilan comptable de la semaine :

Pour commencer cette grosse semaine, les Celtics poursuivaient leur mini road-trip avec un déplacement à l’Ouest, chez les Memphis Grizzlies. Ils pouvaient notamment compter sur le retour d’Avery Bradley dans le cinq de départ après avoir manqué trois rencontres, et sur celui de Brad Stevens sur le banc, alors qu’il avait manqué le dernier match pour raisons personnelles.

Comme à leur habitude, les Celtics démarrent bien. Ils comptent sur un Isaiah Thomas de retour en forme – 13 points dans le premier quart, 35 au total – après une dernière semaine compliquée et bouclent le premier quart-temps sur le score de 34-16, en ayant maintenu Marc Gasol à seulement 1/7 au tir en face. Dans le second quart-temps, Stevens surprend et décide de relancer David Lee, totalement disparu des radars depuis trois matchs. Lee, on y reviendra, n’a pas été étincelant (loin de là) mais les Celtics sont en total contrôle dans la première mi-temps, qu’ils concluent sur le score de 53-38.

Dans le troisième quart, Brad Stevens persiste avec sa rotation à neuf joueurs dont sont exclus James YoungR.J HunterJonas Jerebko et Tyler Zeller pour cette rencontre et ça semble payer. Le retour de Bradley fait beaucoup de bien, on sent les Celtics plus sereins. Ils prendront jusqu’à 21 points d’avance avant de craquer à nouveau, dans un style encore plus inquiétant que face aux Pistons. Ils vont d’abord encaisser un 14-0 qui va faire revenir les Grizzlies dans le match, mais auquel ils vont survivre. On se dit alors que l’orage est passé… mais non. Les Celtics se font martyriser au rebond (58-39 dans ce domaine sur le match, 21 rebonds offensifs pour les Grizzlies !) et une nouvelle fois, ils se trouent totalement, perdant leur basket de façon incompréhensible.

Les Grizzlies remontent petit à petit leur retard, les Celtics n’arrivent plus du tout à mettre en place leur jeu, perdent des ballons et vous connaissez sûrement la suite. À moins de quatre minutes de la fin du match, les Grizzlies repassent devant pour la première fois depuis le moment où ils ont mené 3-0 dans ce match. Comme Detroit quelques jours plus tôt, ils garderont la tête, bien aidés par une faute de frustration totalement idiote de la part de Marcus Smart à 30 secondes de la fin du match. Au final, une défaite 98-101, la troisième consécutive et la cinquième en six matchs. Cette fois, les Celtics ont mené de 21 points. Là encore, ils se sont fait rattraper d’une façon inexplicable et cette défaite risque de longtemps rester comme la plus frustrante de la saison tant le match était maîtrisé jusqu’à dix minutes du terme.

L'incroyable évolution du score à Memphis

L’incroyable évolution du score à Memphis et un nouvelle victoire offerte.

Mardi soir, les Celtics finissaient leur série de trois matchs consécutifs à l’extérieur en se déplaçant sur le terrain des Knicks, l’une des grandes équipes en forme de la Conférence Est ces temps-ci. Là encore, c’est un match au goût plus que spécial pour Brad Stevens, qui a appris quelques heures auparavant le décès à 25 ans de son ancien joueur de Butler, Andrew Smith, à qui il avait rendu visite la semaine dernière… Rien que pour lui, on espère que les joueurs seront prêts à tout donner pour éviter une quatrième défaite consécutive.

Malheureusement, ça ne démarre pas comme prévu et pas comme les Celtics en ont l’habitude. Dans le premier quart-temps, les Celtics se font marcher dessus par Kristaps Porzingis et Carmelo Anthony. Après douze minutes, les deux compères ont déjà inscrit 28 points, dont 16 pour le rookie. C’est simple, les Knicks en veulent simplement plus que des Celtics qui ne semblent pas concernés par l’événement du jour. Après un premier quart-temps des plus pénibles durant lequel ils auront perdu déjà huit ballons, les Celtics sont menés 27-36, un record de points encaissés en si peu de temps cette saison. Douze minutes plus tard, le score est de 49-59.

En deuxième mi-temps, la donne va quelque peu changer. Tout d’abord, Stevens décide d’innover en lançant Marcus Smart dans le cinq dès le retour des vestiaires, et en lui confiant une mission plus que surprenante : défendre sur Kristaps Porzingis, qui lui rend presque 20 cm. Généralement, quand on confie un défi à Smart, il ne déçoit pas. Là encore, il va réussir par ses énormes qualités défensives à sortir quelque peu Porzingis de son match, puisque l’intérieur va notamment basculer en foul trouble, et permettre aux Celtics de revenir. En plus des fautes de Kristaps, les Celtics vont profiter de la blessure de Carmelo Anthony, qui n’aura joué que 17 minutes dans le match, touché à la cheville.

Malgré tout ça et une deuxième mi-temps quasi parfaite offensivement (aucune perte de balle (!) et 53% aux tirs…), les Celtics n’arriveront pas à prendre le dessus sur leur adversaire du soir, incapables de faire des stops défensifs. Arron Afflalo s’amuse dans le quatrième quart-temps et malgré tous les efforts d’Isaiah Thomas (34 points et 8 assists), les Celtics s’inclinent pour la quatrième fois consécutive, 114-120.

Dès le lendemain, en back-to-back, les Celtics retrouvaient le TD Garden, dans lequel ils ont de grandes difficultés actuellement, pour y affronter les Pacers, équipe contre qui ils ont déjà perdu deux fois en deux matchs cette saison. À cette occasion, Stevens avait choisi de remettre Jared Sullinger dans son cinq de départ et de refaire sortir Kelly Olynyk du banc.

Sur la lancée de leur dernière performances, les Celtics encaissent un 8-0 pour débuter et la soirée s’annonce une nouvelle fois compliquée. Heureusement, cette fois, ils vont réagir positivement : du jeu collectif, de la défense, de l’adresse et un 26-6 passé à l’adversaire avant que les débats ne s’équilibrent, qui mènera à un 28-24 en faveur des Celtics au bout du premier quart-temps derrière 20 points du désormais indispensable duo Jae Crowder et Isaiah Thomas.

La suite du match va ressembler aux 12 premières minutes. C’est un match de runs, dans lequel les deux équipes se répondent coup pour coup. Cependant, ce sont toujours les Celtics qui semblent en bonne posture (ils prendront jusqu’à 12 points d’avance dans le second quart-temps) puisqu’ils ne lâcheront pas la tête durant les trois premiers quart-temps mais le talent des Pacers les font toujours rester à distance raisonnable.

Dans le quatrième quart-temps, on y croit plus vraiment au vu des performances de ces temps-ci, surtout que les Pacers sont repassés devant pour la première fois depuis le 8-0 initial à six minutes du terme. La suite est un mano a mano entre les deux équipes mais les Pacers ont mis la main sur le match. À 2:14 de la fin de la rencontre, ils mènent 94-91… mais n’inscriront plus aucun point. Les Celtics augmentent leur intensité défensive, et vont enchaîner les interceptions et les lay-ups pour inscrire un 12-0 fatal aux Pacers dans les deux dernières minutes. Au final, fin d’une série de quatre défaites consécutives et une victoire 103-94… en trompe l’oeil car les Celtics ont tout de même bien profité de la naïveté adverse pour le run final. Avant cela, on avait encore vu tous les problèmes actuels dans le quatrième quart-temps. Pas forcément la manière donc, mais c’était indispensable de retrouver le chemin de la victoire, ne faisons pas les fines bouches.

Vendredi, les Celtics avaient une occasion parfaite d’enchaîner avec la réception des Suns au TD Garden puisque Phoenix est à l’heure actuelle l’une des pires équipes de la ligue (une victoire pour neuf défaites lors des dix derniers matchs avant d’aller à Boston). Cette fois, Boston n’a pas déçu.

Après un premier quart-temps assez laxiste défensivement (29 points encaissés, mais 36 inscrits), les Celtics ont accéléré avant la pause, emmenés par un Kelly Olynyk de gala qui inflige un 13-2 à lui tout seul aux Suns. À la mi-temps, le match est quasiment déjà plié puisque les Celtics mènent 68-47. On a eu peur à certains moments dans la seconde mi-temps, les Celtics ayant parfois la tête ailleurs quand ils ont des écarts pareils, mais les Suns étaient bien trop faibles pour pouvoir revenir. Résultat, une victoire tranquille 117-103 des Celtics qui ont ainsi pu reposer leurs cadres (IT n’a joué que 24 minutes). Ce match aura notamment permis à Marcus Smart de poster le premier triple-double de sa carrière, avec 10 points, 11 rebonds (career high) et 11 assists (un autre career high).

Fin d’une très longue série de matchs pour les Celtics, qui se déplaçaient samedi soir à Washington, équipe qu’ils ont déjà battu deux fois cette saison. Très vite, on se dit que les habitudes semblent avoir changé au cours de ces derniers matchs parce qu’une nouvelle fois, les Celtics sont dominés dans le premier quart-temps et encaissent 31 points, dépassés par le jeu en transition des Wizards et par un John Wall déjà trop performant pour la défense des Celtics. En attaque, c’est brouillon et les pertes de balles sont bien trop nombreuses, une nouvelle fois.

Les Celtics vont friser la correctionnelle peu avant la pause, en prenant jusqu’à 11 points de retard, écart qui aurait pu être bien plus important si les Wizards avaient converti quelques shoots ouverts. Au final, 54-61 à la pause, un moindre mal. Dans le troisième quart, les Celtics vont revenir, passer devant puis encaisser un run et se retrouver dans la même situation ou presque à la fin du quart-temps qu’à la mi-temps.

Dans le quatrième, les Celtics vont augmenter l’intensité d’un cran, mieux défendre sur Wall et commencer à mettre des tirs, une recette qui pourrait bien marcher pour amener une victoire. Ce sont dans les dernières minutes (secondes) que tout va se jouer. Les Celtics ont réussi à s’échapper quelque peu (cinq points tout au plus)… mais vont voir les Wizards revenir avec la très gentille aide des arbitres. Faute technique gratuite à Crowder qui a répondu à la provocation de Randy Wittman, trois lancers offerts… Ils ont tout fait pour offrir une victoire aux Wizards, mais heureusement, Brad Stevens n’était pas de cet avis. Il dessine un système magnifique (voir action de la semaine page suivante) pour Jae Crowder qui inscrit le lay-up de la gagne à trois secondes du buzzer. Wall remonte le terrain, rate un lay-up et les Celtics s’imposent 119-117. Une très grosse victoire à l’extérieur, pour un quatrième match en cinq jours, qui plus est dans un match d’attaque.

Au final, les Celtics ne se tirent donc pas trop mal de ce gros enchaînement de matchs, puisqu’ils viennent de remporter leurs trois dernières rencontres. On aurait aimé ne pas offrir le match aux Grizzlies, mais c’est déjà une bonne chose d’avoir retrouvé le chemin de la victoire au TD Garden, et ensuite d’avoir remporté une victoire au mental à Washington.

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