Semaine 13 : sur le fil (23-21)

Isiah et les Celtics se heurtent aux Cavs de James en playoffs

Cette treizième semaine de la saison régulière marque le début de la deuxième partie de saison pour les Celtics qui ont déjà joué 41 matchs. Il est donc encore trop tôt pour parler de sprint final, mais on sent qu’un basculement est en train de s’opérer. Quelques équipes jusqu’ici à la lutte pour les playoffs à l’est commencent à se laisser distancer (Charlotte, Orlando) et cela semble déjà compliqué pour eux alors que d’autres reviennent (New-York, Washington). Il s’agit donc d’accrocher le bon wagon pour Boston qui aborde trois matchs compliqués contre des équipes au bilan positif, le quatrième face à une équipe plus faible ayant été repoussé en raison des conditions climatiques actuelles aux Etats-Unis.

Bilan comptable de la semaine :

Les Celtics se rendent d’abord à Dallas à l’occasion du MLK Day et, de manière assez peu surprenante, ils commencent très mal le match, se retrouvant menés 17 – 2 au bout de huit minutes en ayant rentré une seule de leur quinze tentatives (0-6 pour Crowder contre son ancienne équipe). Heureusement Marcus Smart rentre mettre un peu d’ordre dans la maison verte, inscrit huit points et le premier quart-temps se finit sur le score de 16-29. Comme d’habitude les Mavericks utilisent très bien leur avantage de taille sur Isaiah Thomas pour l’attaquer, exception faites des minutes que JJ Barea passe sur le parquet, durant lesquelles on peut assister au très cocasse match-up entre les deux meneurs de poche.

Alors que l’écart n’a pas bougé à la mi-temps, les Celtics attaquent le troisième quart-temps en resserrant la défense. Combinez ça à un Isaiah Thomas agressif vers le cercle et vous obtenez un 33 – 19 pour Boston, qui leur permet de prendre les devants. Le quatrième quart-temps se montre très cruel pour des Celtics en manque de réussite, qui voient beaucoup de leurs shoots rouler sur l’arceau et concèdent des paniers évitables, comme ce 3+1 de Dirk Nowitzki ou ces deux lancers gratuits donnés à ce même Nowitzki par Turner. Crowder se retrouve alors obligé d’arracher la prolongation avec trois lancers-francs, qu’il rentre. Malheureusement comme souvent ces deux dernières saisons, Boston perd le fil après le temps réglementaire et s’incline 113-118 (boxscore ici) victime de la réussite insolente de Dallas derrière l’arc (4-4 durant la prolongation).

Le match suivant amène les Celtics au Canada pour y affronter le leader de leur division, Toronto. Comme ils tiennent visiblement à leurs habitudes, ils encaissent 35 points dans le premier quart et se retrouvent menés de huit points, en ayant laissé leurs adversaires à 65% aux tirs. Ils se montrent particulièrement incapables de stopper DeMar DeRozan (10 points) et… Luis Scola (11 points). Derrière, les Celtics se retrouvent dans la même situation qu’à Dallas, à devoir courir après le score. Dans le second quart, ils parviendront malgré tout à revenir et même à passer devant, profitant de la baisse d’adresse (prévisible) des Raptors. 62-56 à la pause.

En deuxième mi-temps, les titulaires ont à nouveau du mal, comme souvent ces derniers temps. Sullinger est complètement à l’ouest, DeRozan est on fire (18 points dans le troisième quart) et la défense est aux abonnés absents. En 36 minutes, les Celtics ont déjà encaissé 96 points, soit seulement quatre de moins que leur moyenne de saison. Forcément, les matchs d’attaque ne sont pas faits pour nous et au terme d’un money time parfaitement géré par les Raptors, les Celtics s’inclinent 109-115, dominés par DeRozan et Valanciunas, ce dernier ayant fait un parfait 9/9 au tir. Une nouvelle fois, ils auront encaissé beaucoup trop de points pour prétendre à une victoire.

Les Celtics retrouvent le TD Garden après ces deux courtes défaites pour affronter les Bulls qu’ils ont déjà battu une fois cette saison. Contrairement aux rencontres précédentes, ils démarrent tambour battant en inscrivant 34 points dès le premier quart et en limitant l’adversaire à 23 points. Sous l’impulsion d’un Sullinger en forme sur ce match (18 points et 12 rebonds, différentiel de +20 au total), l’écart monte jusqu’à 15 points à la pause, 64-49. Les Celtics sont présents défensivement, provoquent de nombreuses pertes de balles adverses et l’attaque déroule.

Au retour des vestiaires, un jeune inconnu nommé Derrick Rose va se réveiller et par la même occasion, redonner de l’espoir aux Bulls. Il permet à son équipe d’inscrire 33 points dans le seul troisième quart et la bonne série va se poursuivre par la suite. A quatre minutes de la fin du match, les Bulls passent devant pour la première fois du match et on croit revoir un scénario si bien maîtrisé ces derniers temps (celui de prendre de l’avance et de laisser l’adversaire faire un hold-up en fin de match). Cette fois, les Celtics se rebellent. Isaiah Thomas et Avery Bradley sont solides et vont redonner de la vie à une attaque Celte en berne durant tout le quatrième quart. La défense se resserre, les Bulls ne marquent quasiment plus durant les dernières minutes et les Celtics s’imposent 110-101.

Malgré un bilan d’une victoire pour deux défaites, cette semaine aura quand même pu rassurer les supporters des Celtics. Lorsqu’ils sont au complet, l’attaque tourne très bien et ça joue beaucoup mieux que ce que l’on avait pu apercevoir tout début janvier. Il faut désormais bien finir avant le All-Star Break et profiter des résultats des concurrents. En effet, même sans enchainer les victoires, les Celtics sont remontés à la cinquième place à l’Est cette semaine…

Kelly Olynyk, MVP de la semaine 13 : 

Enfin un peu de changement ! Pour la première fois depuis la cinquième semaine, ce n’est ni Jae Crowder ni Isaiah Thomas qui est MVP d’une semaine.

Accrochez-vous à votre siège. Kelly Olynyk cette semaine c’est 15,7 points à 56,3% aux tirs (75% derrière l’arc avec 4 tentatives par match), 6 rebonds, 2 passes décisives, un contre par match. Cela fait de lui le troisième meilleur marqueur et le deuxième meilleur rebondeur de l’équipe, le premier dans ces deux catégories parmi les joueurs du banc. Brad Stevens lui a clairement donné le rôle de sixième homme et de première option offensive du banc, et cela semble lui aller comme un gant. La menace que représente Olynyk derrière l’arc permet aux Celtics de sortir un intérieur de la raquette et donc de libérer la voie pour les drives, mais également de permettre à d’autre joueur d’obtenir des trois-points ouverts en multipliant les menaces. On a déjà parlé de l’évolution de son jeu et de son rôle dans cet article, on vous invite donc à allez le lire si ce n’est déjà fait.

On peut ajouter que malgré deux défaites sur trois matchs, il présente un +/- de +16,7 cette semaine, dont un +27 contre Dallas alors qu’il est le seul joueur à présenter un différentiel positif. On finira en rajoutant que les progrès de sa défense sont de plus en plus visibles, et que s’il n’est toujours pas un grand défenseur, ce n’est plus un maillon faible évident. En témoignent les chiffres, puisque sur la saison il maintient son opposant à 41% au shoot, 3% en dessous de la moyenne. Largement de quoi lui donner son premier titre de MVP de la semaine cette saison.

Les tops : 

Le small-ball en attaque : Sur cette semaine on a vu pas mal de cinq small-ball avec Jerebko associé à Olynyk ou Sullinger, voire Crowder au poste 4 et cela semble fonctionner plutôt bien en attaque. Un cinq Smart – Bradley – Turner – Jerebko – Olynyk a un offensive rating de 145,1 sur 15 minutes joués et a inscrit huit tirs primés sur onze tentés, et le même cinq avec Crowder à la place de Jerebko est lui à 144,1 sur 7 minutes. Ce ne sont que des petits Globalement les Celtics présentent cette semaine un offensive rating de 109,5 contre 102,1 sur l’année. Il faut dire que la réussite au tir d’Olynyk et Jerebko a dû fortement aidé, mais il est clair qu’avec des cinq pareils les problèmes de spacing qu’on a notamment vu pendant l’absence de Bradley sont de l’histoire ancienne.

Jonas Jerebko : Après un début de saison difficile, le Larry Bird suédois retrouve du poil de la bête. On sait que l’apport de Jonas ne réside pas dans ses statistiques mais dans toutes les petits choses qu’il apporte à côté, sa mobilité, sa capacité à switcher sur tous les joueurs, son intensité… Alors imaginez quand en plus il affiche 6,3 points et 2,7 rebonds à 72,7% au tir (60% à trois points). Il a retrouvé le rôle qui était le sien l’an passé. Celui qui fait tout en sortie de banc et qui en plus de cela, sanctionne les adversaires lorsqu’il est seul derrière l’arc (45% en janvier dans ce domaine contre 22% en novembre pour débuter la saison…). Ça n’est clairement pas pour rien si Jerebko est aujourd’hui encore dans la rotation, au contraire de David Lee par exemple.

– Avery Bradley : on a retrouvé Avery ! On parlait dans le bilan de mi-saison de ses difficultés dernièrement, mais il a retrouvé son niveau de début de saison lors des trois matchs de cette semaine. Des mains actives en défense (2 ballons volés par match) mais surtout une adresse retrouvée : 19,7 points à 52% aux tirs dont 43% à trois points (en prenant plus de cinq tirs derrière l’arc par match !), ça c’est du grand Avery. Dans ce cas, il permet à IT de se libérer et d’attaquer le cercle, comme il l’a fait face à Dallas. La réussite d’IT passe par celle de Bradley et cette semaine, ce dernier a rassuré, lui qui était en perdition début janvier au niveau de l’adresse. Bon retour parmi nous Avery.

Les flops : 

Les fins de matchs : On sait que l’exercice du bilan hebdomadaire nous oblige forcément à nous répéter un peu, mais on aimerait pouvoir arrêter de se répéter sur ce point. Trois matchs serrés pour les Celtics cette semaine, c’est plutôt une bonne nouvelle face à trois bonnes équipes, mais cela se conclue par deux défaites et une victoire pas forcément très sereine. Ça pourrait devenir lassant, mais il ne faut pas noircir le tableau, la victoire contre les Bulls a prouvé que Boston était capable de trouver des solutions offensives dans les fins de matchs et les défaites contre Dallas et Toronto peuvent être imputés à la réussite insolente des joueurs adverses. Dallas qui rentre ses quatre tirs à trois points en prolongation, DeRozan qui rentre tout sur la fin de match contre les Raptors, dans les deux cas la défense des Celtics n’est pas la première en cause et on ne peut pas dire qu’ils aient été ridicules dans leur gestion du money-time.

Alors encore une fois le constat est là, il manque à Boston un joueur capable de faire pareil, mais cette semaine nous laisse plutôt l’impression que Brad Stevens et ses joueurs commencent à trouver les solutions pour pallier ce manque et qu’avec un peu plus de réussite cela pourrait sourire plus souvent. À confirmer.

– Le small-ball en défense : Le revers de la médaille. Si le small-ball a impressionné en attaque, il a montré ses limites en défense avec pour résultat un défensive rating de 109 contre 99.2 sur la saison. L’échantillon est encore petit mais la tendance est bien là, Boston a eu tendance à s’engager dans des matchs d’attaque et on sait que dans ces cas-là, la victoire est rarement au bout. Assez logiquement les Celtics ont eu du mal à protéger leurs rebonds défensifs, concédant en moyenne 19 points après un rebond offensif de l’adversaire cette semaine, contre 14 habituellement.

Quelques observations :

 Dur dur d’être un rookie : 0 minutes avec les Celtics cette semaine pour Hunter, Rozier, Mickey et Young que l’on inclue dans cette liste car il reste le joueur le plus jeune de l’équipe. L’effectif très homogène de Boston n’est clairement pas propice à l’intégration des jeunes pousses. Pour Rozier c’est assez clair, la voie est totalement bouchée et sa place est pour l’instant en D-League. Hunter et Young ont chacun leur tour eu leur chance mais ont fait les frais de la rotation resserrée et le premier porte maintenant plus souvent le maillot des Red Claws alors que le second enchaîne les DNP avec les Celtics.

On a entendu des rumeurs sur le fait que Mickey pourrait être testé avec les Celtics, mais une blessure à la cheville ne lui en laisse pas la possibilité actuellement, et on peut s’interroger sur la réaction de David Lee si, en plus de ne jamais jouer, il voit lui passer devant un rookie choisi au second tour. Bref, sauf chamboulement de l’effectif, il semble assez illusoire d’espérer voir un ou plusieurs de ces jeunes obtenir un temps de jeu significatif et régulier cette saison.

L’action de la semaine : 

Peu d’actions spectaculaires des Celtics cette semaine, mais un slalom sympa d’IT dans la défense, qui donne un caviar à Amir Johnson qui dunke sur Jonas Valanciunas.

La décla de la semaine :

« La neige ? C’est plutôt une bonne chose pour moi, ça me permet de travailler mon tir. »

Remercions la neige pour avoir donné un jour de plus de travail à Marcus Smart, très très en délicatesse avec son shoot extérieur. Il faut qu’il retrouve son rythme, mais il a encore arrosé cette semaine, avec un 2/11 derrière l’arc.

Dans la semaine à venir, les Celtics devaient avoir un programme assez léger… mais la météo est venue bouleverser les plans. Ainsi, ils sont à Philly ce soir (1h), avant de se rendre à Washington pour un back-to-back compliqué demain soir (1h). Mercredi soir, ils accueilleront Denver à 1h30, avant de finir la semaine face à Orlando vendredi soir, à 1h30 également.

Article rédigé par Hugo Geindre et Baptiste Godreau

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *