Semaine 14 : carton plein (27-21)

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La semaine dernière, nous avions laissé les Celtics sur trois matchs encourageants, malheureusement ils n’en avaient gagné qu’un seul. Cette semaine, il y en a quatre au programme, mais face à des adversaires bien plus abordables. L’occasion parfaite pour engranger des victoires et prendre un petit peu d’air après le difficile début d’année 2016 ?

Bilan comptable de la semaine :

Les Celtics débutent par un match à Philadelphie, qui devait se jouer la veille mais s’est vu reporté en raison de la tempête de neige sévissant dans la région. Les Celtics arrivent donc en ville le jour même du match et on se souvient que le dernier match face aux Sixers fut difficile et remporté de justesse. Les derniers matchs contre les plus mauvaises équipes de la ligue n’ayant de plus pas exactement laissé d’agréables souvenirs, la méfiance est de mise.

Les joueurs de Boston semblent avoir retenu la leçon puisqu’ils démarrent le match sur les chapeaux de roue, menant très vite 15-5. Le match se transforme alors en concours de tirs à trois points, puisqu’à la mi-temps les deux équipes cumulent un 14 sur 21 derrière l’arc (66%) dont 5 sur 5 pour Robert Covington… mais les Celtics ont su élever leur intensité défensive par séquences et mènent assez confortablement 58-43 après 24 minutes de jeu.

Ils creusent définitivement l’écart dans un troisième quart-temps durant lequel les Sixers affichent un niveau de jeu proche du néant. Ils inscriront 36 points, menés par un Isaiah Thomas assez remonté contre le traitement que lui fait subir TJ McConnell. Le dernier quart-temps est un long garbage time assez pénible à voir, mais il nous donne l’occasion de revoir sur le terrain Terry Rozier pour la première fois depuis le 21 décembre, accompagné ensuite par RJ Hunter. Les Celtics s’imposent finalement 112-92 (boxscore ici), cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas imposés aussi tranquillement.

Back-to-back à Washington pour essayer de sweeper les Wizards cette saison, dans une salle aussi peu remplie que celle de la veille en raison de la neige. Comme souvent lorsqu’ils jouent deux matchs en deux jours, les Celtics sont très maladroits dans le premier quart-temps, heureusement Washington l’est tout autant et le premier quart-temps se finit sur le petit score de 22-20 en faveur de Boston. Le quart-temps suivant suit le même schéma avec un jeu loin d’être fluide pour les hommes de Brad Stevens mais les turnovers des Wizards leur permettent de rester au contact sans que l’on sache vraiment si ceux-ci sont plus dus à la défense des Celtics ou à la maladresse de leurs adversaires. Tyler Zeller en profite pour pointer le bout de son nez avec quelques bonnes séquences sur pick and roll, notamment un joli and-one. Boston se paye même le luxe de repasser devant dans les derniers instants grâce à cinq points consécutifs d’Isaiah Thomas.

Au retour des vestiaires, les Celtics passent la vitesse supérieure et creusent l’écart. Le banc apporte enfin sa contribution sous l’impulsion de Marcus Smart et Kelly Olynyk dans le troisième quart puis d’Evan Turner dans le quatrième. Boston passe donc une fin de match tranquille pour la deuxième fois consécutive, et c’est l’occasion de voir Rozier et James Young fouler le parquet de Washington pour sceller une victoire 116 – 91. Avec quatre victoires relativement impressionnantes cette saison (20 points d’écart et 116 points marqués par Boston en moyenne), les Celtics « balayent » donc les Wizards en saison régulière, ce qui est toujours bon à prendre.

Les Celtics se sont envolés en deuxième mi-temps.

Les Celtics se sont envolés en deuxième mi-temps.

Retour au TD Garden avec un affrontement contre Denver et dernière occasion de briller pour Isaiah Thomas avant l’annonce de la liste des remplaçants au All-Star Game. Comme souvent le match commence doucement et il faut attendre plus de deux minutes avant de voir Bradley – comme souvent – inscrire les deux premiers points du match après un zéro sur neuf des deux équipes. Avery sera d’ailleurs très actif dans ce premier quart-temps puisqu’il y inscrira treize points. De son côté Amir Johnson fait preuve d’une belle activité avec pas moins de six rebonds offensifs. Bradley ne relâche pas la pression dans le deuxième quart-temps et augmente son compteur de huit points. Bien relayés par Olynyk et Turner, il permet aux Celtics de mener de dix points à la mi-temps.

Les Celtics gèrent tranquillement cette avance dans le troisième quart-temps et se permettent même de l’augmenter sur la fin avec un superbe and-one d’Olynyk pratiquement au buzzer. La dernière période sera l’occasion pour Turner de s’illustrer, permettant de donner jusqu’à 22 points d’avance à Boston. Les Nuggets essayeront bien de revenir dans le sillage de Will Barton, solide concurrent au titre de sixième homme de l’année, mais Turner en grande forme ne l’entend pas de cette oreille et les Celtics finissent par s’imposer 111-103 (boxscore ici) après un match globalement très bien maîtrisé, derrière un Bradley des grands soirs.

Deux jours plus tard, contre Orlando et toujours au TD Garden, les Celtics ont l’occasion de pousser leur série de victoires à cinq matchs pour la première fois de la saison. En face le Magic, qui reste sur neuf défaites en dix matchs, semble bien vulnérable face aux assauts d’Isaiah Thomas, fraîchement auréolé du statut de All-Star, et de ses coéquipiers. En début de match c’est Jared Sullinger qui prend les devants avec 9 points, 5 rebonds et une grosse défense matérialisée par un contre. Boston finit le premier quart-temps devant et gère tranquillement cette avance jusqu’à la fin du troisième quart-temps, l’augmentant même grâce à un véritable effort collectif,.

Le véritable écart se fera dans le quatrième-quart sous l’impulsion du banc et notamment du trio Olynyk – Smart – Turner. les trois finiront d’ailleurs avec un différentiel de, respectivement, +29, +24 et +25. Boston remporte finalement la rencontre 113-94 (boxscore ici) et revient à la hauteur des Hawks à la quatrième place. Une nouvelle grosse performance des Celtics, qui ont maîtrisé leur sujet collectivement avec pas moins de sept joueurs à plus de dix points.

Avec cette dernière victoire, les Celtics bouclent donc leur meilleure semaine depuis le début de la saison, ayant su profiter de la faiblesse de l’opposition pour engranger les victoires et s’échapper quelque peu parmi le peloton des playoffables.

Evan Turner, MVP de la semaine 14 : 

Evan Turner vient de faire son meilleur enchaînement de matchs de la saison, impossible de ne pas le récompenser de son premier titre de MVP de la semaine. En réalité, il n’y a pas besoin d’aller chercher très loin la clé de la réussite de l’ailier cette semaine : il n’a pas tenté un seul tir à trois points en quatre matchs.

Dans le bilan de mi-saison, nous exprimions le souhait de voir Turner se rapprocher du cercle afin de retrouver la réussite qui était la sienne l’an passé. On doute qu’il nous ait lu pour tout vous avouer, mais en tous cas, ça s’est produit sur les quatre matchs de la semaine. Le résultat est clair puisque c’est la première fois cette saison qu’on le voit si efficace : 27,6 minutes de jeu pour une production de 14,5 points à 60% aux tirs, accompagnés de 5,5 passes et 3,8 rebonds en moyenne. Ça, c’est le Turner de la saison passée, celui qui apporte aux Celtics et qui avait été l’un des meilleurs de ce roster.

Cette semaine, on l’a donc vu beaucoup plus proche du cercle que lors de la quarantaine de matchs précédente. On l’a vu courir en transition, on l’a vu jouer son vis-à-vis au poste bas, on l’a vu au poste haut… Tout ce qu’il sait proprement faire, il l’a fait et forcément, ça a marché. Alors qu’il avait perdu toute confiance sur ce début d’année, le revoilà sur quatre matchs consécutifs à son meilleur niveau. Désormais, espérons qu’il continue dans cette voie et qu’il ne retourne pas sous peu attendre tranquillement le ballon à trois-points.

La shotchart d'Evan Turner cette semaine, enfin proche du cercle

La shotchart d’Evan Turner cette semaine, qui s’est enfin rapproché du cercle.

Les highlights de Turner face au Magic (15 points – 8 passes) :

Les tops :

– Le banc : Turner / Jerebko / Smart / Olynyk, voici la combinaison gagnante de la semaine, ayant inscrit 45,1 points en moyenne chaque soir à eux quatre. Smart et Turner ont pu alterner la montée du ballon et le jeu sans ballon à tour de rôle, et leur association marche à merveille. En effet, les deux ont (re)trouvé une activité efficace au poste bas, Smart se servant de son physique avec réussite, Turner se servant plutôt de son toucher avec le même résultat. Jerebko, de son côté, continue d’apporter toute l’intensité qu’on lui connait et ses tirs longue distance quand il est ouvert. Olynyk, enfin, continue d’être l’homme en forme de l’équipe, en témoignent toutes ses statistiques avancées (+80 pour les Celtics lors de ses 102 dernières minutes sur le parquet ; +32,9 de net rating sur la série de victoire). A longue distance, on ne peut simplement plus le laisser seul, sous peine de sanction (55,6% à trois points cette semaine…). En plus de cela, il apporte de l’activité sous le panier, écarte les défenses, drive… Du grand Kelly.

Une nouvelle fois, on a pu voir qu’au complet, les Celtics sont plus que compétitifs. Aucune rotation n’est faible, et Stevens peut habilement jouer avec celles-ci pour profiter au mieux des faiblesses adverses. Quand le banc est à ce niveau, le travail du coach devient de suite plus simple, étant quasiment sûr que quiconque apportera sur le terrain. C’est simple, le banc est meilleur que les titulaires depuis dix matchs et les stats le prouvent : -3,2 de net rating (en 129 minutespour les titulaires sur cette période… et +15,1 pour le banc (en 85 minutes).

En bref, le banc a joué un rôle prédominant dans l’explosion offensive Celte de ces derniers temps. Encore cette semaine, les Celtics ont produit un offensive rating de 108,8 (en élevant leur niveau défensif cette fois et grâce à la faiblesse des adversaires avec un defensive rating de 91,6), portant ce chiffre à une moyenne de 109 sur les 10 derniers matchs, contre 102,7 en moyenne sur la saison. Récemment, l’attaque Celte est diablement efficace : moins de pertes de balles, le ballon circule, ça joue vite en transition, Turner tire moins à longue distance, Jerebko et Olynyk ont retrouvé leur adresse… et tout cela réunit fait que sur les 10 derniers matchs, les Celtics sont dans le top 10 des meilleures attaques sans avoir un seul joueur au talent offensif hors-norme. On doit sûrement dire merci à Brad Stevens pour cela, et à un état d’esprit collectif retrouvé au sein du roster.

– La tranquillité : On ne sait pas vous, mais nous on a passé une très bonne semaine devant les matchs des Celtics. Détendus, souriants, tranquilles. On ne peut pourtant pas dire que ce soit une habitude ces derniers temps, car si en début de saison Boston avait pris la bonne habitude de gagner ses matchs sur une marge confortable, cela s’était fait beaucoup plus rare ces derniers temps. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si on a enfin pu revoir les rookies – et James Young – sur le terrain après une longue absence.

Durant chacun des matchs les Celtics ont pris 20 points d’avance à un moment et ont su gérer cette avance. Bien sûr les adversaires se sont rapprochés certaines fois, contre Denver par exemple, mais à chaque fois Boston a alors remis un petit coup d’accélérateur pour s’éviter les sueurs froides en fin de match. Si cela pouvait continuer, nos petits cœurs fragiles leur en seraient reconnaissants.

 Jared Sullinger : Si on regarde les statistiques de Sully sur cette semaine, rien d’incroyable : un peu moins de points que d’habitude, un peu plus de rebonds et une adresse pas fabuleuse (37,8%). Pourtant il nous a laissé une très bonne impression, d’abord parce qu’il a su être présent et très actif quand on avait besoin de lui, par exemple lors du début de match contre Orlando ou il prend ses responsabilités alors que le reste de l’équipe a du mal à se mettre en route.

Plus que tout, c’est en défense que Jared a fait forte impression cette semaine. Sur les 35 tirs qu’il a défendu seuls 10 ont fini dans le panier, c’est à dire 28,6% alors que ses adversaires tournent à 45,6% sur la saison. Bien sûr, l’échantillon est petit, et cela peut être dû à la maladresse adverse, mais Sullinger a vraiment imposé sa présence dans la raquette contre des intérieurs solides comme Vucevic (4-11), Jokic (1-6) ou Nurkic (1-5). À confirmer contre Mirotic.

Les flops :

– Début de match : Il fallait bien trouver quelque chose à redire, même sur une semaine marquée par quatre victoires convaincantes. Alors on va souligner que les Celtics ont souvent eu du mal à se mettre en route offensivement, heureusement cela ne leur a pas été préjudiciable grâce à leur défense et à la faiblesse de l’opposition. Mais contre des équipes d’un autre calibre cela pourrait être un vrai problème, comme lors du dernier match contre Dallas où les Celtics ont traîné leur très mauvais début de match comme un boulet tout du long. On a d’ailleurs souvent vu Brad Stevens prendre un temps-mort très tôt dans les matchs pour recadrer son équipe cette saison. C’est d’ailleurs souvent un succès, mais on aimerait bien que les joueurs n’en aient pas besoin pour se mettre en route.

L’action de la semaine : 

Kelly Olynyk ? Au buzzer ? Coast-to-coast ? Avec la faute ? Tout ça ?!

La décla de la semaine : 

« Tu le mérites. Tu as travaillé pour cela. Une personne qui bosse aussi dur que toi et aime le basket autant que toi mérite cela. Continue à simplement être toi-même, continue à t’améliorer. »

Ceci est le message qu’a laissé Brad Stevens à Isaiah Thomas après avoir appris sa sélection pour le All-Star Game. Classe.

La semaine qui arrive sera un bon moyen pour les Celtics de voir où ils en sont : (re-)match à Orlando ce dimanche soir à minuit, @ New-York mardi soir (1h30), face à Detroit mercredi soir au TD Garden (1h30) et… à Cleveland vendredi soir, là encore à 1h30. Largement de quoi avoir une vraie évaluation sur le niveau actuel des Celtics au complet. On a hâte d’y être.

Article rédigé par Hugo Geindre et Baptiste Godreau

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