Semaine 15 : les Celtics trouvent leur rythme de croisière (30-22)

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Cinq victoires consécutives pour les Celtics qui sont en forme dernièrement, et voilà quatre nouvelles rencontres qui arrivent cette semaine. Quatre matchs importants puisqu’ils auront lieu face à quatre adversaires de la Conférence Est, dont le leader pour un vrai test grandeur nature. Voyons ce que ça a donné.

Bilan comptable de la semaine :

Les Celtics démarraient leur semaine par un déplacement compliqué à Orlando. Le Magic reste alors sur huit défaites consécutives et c’est toujours difficile de négocier une équipe en pleine crise, surtout quand les Celtics cherchent eux à prolonger une série que l’adversaire ne demande qu’à couper.

On en avait parlé, on a été écouté, et les Celtics commencent bien cette partie. Ils font notamment preuve d’une adresse étonnante derrière la ligne dans le premier quart, avec 7-12 à trois points dont trois de suite pour Marcus Smart dont celui-ci impressionnant au buzzer. Logiquement, l’adresse retombe un peu lors du deuxième quart, malgré le jeu fluide proposé par les remplaçants. Malgré cela les Celtics parviennent à garder leur avance et rejoignent les vestiaires avec sept points de plus que le Magic, 54-47.

Le troisième quart-temps est le plus mauvais proposé par les joueurs de Brad Stevens depuis un moment. Ils perdent complétement leur fluidité offensive, abusent des tirs longue distance sans réussite et sont dépassés en défense. Heureusement Smart limite la casse juste avant la fin et les deux équipes finissent à égalité. Dans le quatrième, le Magic rentre des tirs très compliqués alors que les Celtics avaient retrouvé un peu d’entrain sur le début de la période, et toute leur équipe retrouve un rythme. Evan Fournier sort l’un de ses plus gros matchs de la saison, le Magic fait tomber la pluie et tout va leur réussir dans le quatrième quart-temps. Au final, une défaite 114-119 pour les Celtics qui mettent fin à leur série de cinq victoires sur un match très laid de leur part.

Ils ont eu jusqu’à 14 points d’avance après un départ en trompe l’oeil grâce à une adresse exceptionnelle derrière l’arc, mais ont ensuite failli dans leur plan de jeu. Cette adresse soudaine les a encouragés à tirer à trois points et toute la machine s’est déréglée offensivement. Au final, 46 (!!!) tirs à trois points tentés, un record de franchise et le troisième plus gros total de l’histoire de la NBA en saison régulière. Fin de série donc et l’un des plus mauvais matchs depuis longtemps. Sur 82 matchs, il y a des trous d’air comme celui-ci, espérons que les Celtics relèvent vite la tête.

En effet, il faut vite relever la tête et ne pas penser à cette contre-performance parce que deux matchs face à des concurrents directs arrivent en back-to-back. Le premier se joue au Madison Square Garden, face aux Knicks.

En réalité, les deux mi-temps vont être quasiment identiques, mais les rôles vont s’inverser au vestiaire à la pause. Sur les 24 premières minutes, les Knicks dominent et donnent le tempo, bien emmenés par un Robin Lopez omniprésent au rebond offensif (il en prendra 11 au total dans le match). Les Celtics sont appliqués, perdent peu de ballons, mais manquent des occasions cruciales leur permettant de prendre les devants, notamment par un cruel manque d’adresse à longue distance. À la mi-temps, les Celtics sont menés de deux points.

En deuxième mi-temps, les Celtics vont resserrer les rangs : 42 points encaissés, Melo forcé à prendre des tirs compliqués (4-16 au final) et en attaque, un jeu toujours propre basé sur la réussite de Crowder et du banc, par son trio Turner – Olynyk – Zeller. Les Celtics ne perdront que dix ballons et s’échapperont dans le troisième quart-temps, pour ne plus jamais lâcher la tête. Grâce à une grosse prestation défensive, ils remportent une victoire important à New-York, 97-89 malgré un 3-19 à trois points.

Le deuxième se joue le lendemain, cette fois à domicile face aux Pistons pour le quatrième et dernier match de la saison. Une victoire serait bonne à prendre pour confirmer celle de la veille, mais également pour égaliser dans la série face à Detroit puisque ces derniers mènent deux victoires à une cette saison face aux Celtics.

La première mi-temps de ce match a quasiment été un récital. Assurément, l’une des meilleures copies des Celtics cette saison. Défensivement, ils n’encaissent que 36 points en ne laissant quasiment que Andre Drummond s’exprimer et en coupant tous les autres joueurs du jeu, qui, il faut l’avouer, manquent également cruellement de réussite aux tirs. Offensivement, la balle tourne très bien, l’alternance intérieur – extérieur est très bonne et les Celtics perdent très peu de ballons. Tout cela réuni porte l’écart à +20 à la pause, 56-36 donc.

En deuxième mi-temps, comme on pouvait s’y attendre, les Pistons retrouvent un peu d’adresse, tandis que l’attaque des Celtics perd un peu de sa fluidité. En même temps, avec 20 points d’avance à la pause, c’était prévisible. Les Pistons tenteront pendant toute la seconde période de recoller mais jamais ils ne seront revenus à moins de deux possessions des Celtics. Au final, une victoire 102-95 durant laquelle les Celtics auront mené durant la totalité du match. Du tout bon sur le plan comptable puisque les Celtics viennent de battre consécutivement deux concurrents à l’Est, et viennent d’égaliser à 2-2 avec les Pistons par la même occasion.

Match maîtrisé de bout en bout face aux Pistons.

Match maîtrisé de bout en bout face aux Pistons.

Les Celtics se déplacent ensuite à Cleveland pour affronter les Cavaliers, l’occasion de valider cette bonne période avec une victoire contre un adversaire prestigieux. Mais les Cavs restent sur une défaite à Charlotte leur réaction ne se fait pas attendre, au bout de quatre minutes ils mènent 14-2. Un écart de douze points qui se maintiendra jusqu’à la fin du quart-temps, marqué par huit turnovers des Celtics. Le défense de Boston se réveillera dans le deuxième quart-temps, ne concédant que 17 points et permettant ainsi aux Celtics de revenir à six unités de leur adversaire malgré 12 pertes de balles.

Au retour des vestiaires, les joueurs de Brad Stevens profitent des difficultés habituelles des Cavaliers dans le troisième quart-temps pour reprendre l’avantage. Malheureusement cela ne durera pas, l’adresse n’étant pas au rendez-vous : 1 sur 8 à trois points, 0 sur 4 pour Jae Crowder, qui avouera après le match qu’il n’aurait pas joué le match si cela n’avait pas été Cleveland en face. Le dernier quart-temps commence sur le même scénario, Boston revient et passe devant, porté notamment par Turner et Zeller, respectivement 9 et 8 points sur cette fin de match. Les Celtics vont compter jusqu’à sept points d’avance à quatre minutes de la fin du match. Mais fidèles à leur réputation ils n’arrivent pas à gérer cette avance, et c’est finalement Cleveland qui se retrouve avec un écart de six points en leur faveur à 18 secondes du terme du match, le match semble alors perdu.

Mais c’est sans compter sur la détermination des Celtics. Un gros rebond offensif de Sullinger qui mène à un trois-points de Crowder (son seul panier du match) va leur permettre tout d’abord de revenir à deux points. Irving rentre ses deux lancers pour redonner deux possessions d’avance à son équipe, mais sur l’action suivante Smith commet une faute très bête qui donne un and-one à Turner (faute qui sera d’ailleurs invalidée par la NBA après le match). Turner fait exprès de rater son lancer-franc, et sur le rebond, Marcus Smart force Mozgov a sortir le ballon en touche. Sur la remise en jeu, Thomas drive vers le panier et ressort le ballon vers Bradley dans le corner. Tir, ficelle et match, les Celtics s’imposent au buzzer 104-103 (boxscore ici). Une victoire très importante symboliquement et sur le plan comptable.

Après les quatre matchs de la semaine, voici les Celtics désormais sur une série de huit victoires en neuf matchs. Ils jouent bien, ont quasiment l’ensemble de l’effectif à 100% et tout le monde va dans le même sens. C’était parfois compliqué début 2016, mais il faut avouer que ces Celtics version fin janvier – début février sont très plaisants à voir, malgré l’accident à Orlando.

Evan Turner, MVP de la semaine 15 : 

Le doublé pour Turner qui confirme sa très bonne forme du moment. Meilleur rebondeur, deuxième meilleur passeur et troisième meilleur marqueur de la semaine, l’ailier a été présent dans tous les domaines et s’impose comme le véritable leader du banc, retrouvant ainsi le rôle qui était le sien l’an passé. Comme la semaine dernière il a beaucoup pénétré avec une grande réussite (70% en dessous du panier). Il a été également très présent dans les moments chauds (5,8 points dans le quatrième quart en moyenne cette semaine), notamment face à Cleveland avec neuf points dans le dernier quart et un and-one plus que décisif.

Il y a deux semaines, on doutait un peu qu’il ait encore son utilité dans cette équipe, notamment à cause de sa maladresse derrière l’arc et de ses pertes de balles. Il a admirablement su élever son niveau de jeu et la bonne série actuelle des Celtics n’est certainement pas sans rapport, en espérant que ça dure.

19 points, 12 rebonds, 6 passes : ce sont les stats impressionnantes de Turner sur le match à Cleveland, assurément l’un de ses plus gros matchs cette saison dont voici les highlights ci-dessous.

Les tops :

– Tyler Zeller : Cela fait plusieurs fois cette saison qu’on annonce le retour en grâce de Tyler Zeller, mais cette fois-ci on espère vraiment que c’est la bonne. Après un DNP contre Orlando (avec une défaite à la clef, coïncidence ?) il a sorti son premier double-double de la saison contre New-York avec 16 points et 10 rebonds, ce qui correspond à son record en saison dans les deux catégories, en 27 minutes. Record de points égalé trois jours plus tard contre son ancienne équipe Cleveland, avec un très propre 8 sur 10 au tir et des points importants dans le dernier quart. Entre les deux un match à Detroit un peu plus discret mais où il aura tout de même bien noirci la feuille avec 6 points, 5 rebonds, 4 passes décisives, 3 contres et une interception en 14 minutes.

Tyler semble enfin avoir retrouvé la confiance, il faut dire qu’il est également mieux servi qu’en début de saison. Il reçoit enfin la balle en mouvement, sur du pick’n’roll ou des contres-attaques, ce qui lui permet de faire jouer sa mobilité et sa fluidité et de ne pas se retrouver coincé contre des adversaires plus costauds que lui. On sait que Stevens aime beaucoup le small-ball, mais pouvoir compter sur un joueur de grande taille comme Zeller n’est jamais inutile dans une équipe, espérons que cela puisse être le cas pour toute la fin de saison.

– La défense : ah, que c’est plaisant de retrouver la défense Celte. Outre le match face à Orlando, les Celtics ont encaissé respectivement 89 points face aux Knicks, 95 face aux Pistons et 103 face aux Cavs, l’une des meilleures attaques de la ligue. Smart continue d’être en mission chaque soir, prêt à encaisser des charges à tout moment (n’est-ce pas LeBron James ?) et tout le monde suit. Ainsi, même sans adresse, cela permet aux Celtics de rivaliser avec tout le monde comme ça a été le cas face aux Knicks, où on les voyait mal s’imposer alors qu’ils étaient en faillite derrière l’arc. 

– Les pertes de balles : il est très important pour s’imposer que les Celtics prennent soin du ballon. Sur les trois premiers matchs de la semaine, ils ont perdu dix ballons par match, bien en-dessous des 14,2 en moyenne cette saison. Face aux Cavs, ils en ont perdu 15 mais seulement trois en seconde période, un excellent chiffre qui leur a permis de s’imposer en fin de match. Pour une équipe qui avait la fâcheuse tendance de perdre beaucoup trop de ballons, c’est rassurant.

Les flops : 

On pourrait mentionner les 46 tirs à trois-points face au Magic mais c’est tellement évident qu’on ne va pas le faire. On est tous d’accord pour dire que c’est beaucoup trop et inutile de véritablement s’attarder dessus. Les tirs étaient ouverts pour la plupart, espérons simplement que les Celtics aient enregistré la leçon.

L’action de la semaine : 

Inutile de chercher très loin pour l’action de la semaine… AVERY BRADLEY WON THE GAME !

La décla de la semaine : 

« J’ai énormément de respect pour les efforts que fournissent les joueurs et ce qu’ils endurent pour jouer. »

Brad Stevens disait cela à propos de Jae Crowder, qui a eu le courage de jouer face aux Cavs malgré une blessure. Au final, un 0-8 au tir avant de mettre l’un des shoots les plus importants de la soirée dans le corner à trois points, collant parfaitement à la mentalité de gagnant de Crowder qui, peu importe la situation, donnera tout pour l’équipe.

Au programme de la semaine qui arrive, une visite de Rajon Rondo et des Kings à Boston ce dimanche à 19h, avant un back-to-back qui verra les Celtics se déplacer à Milwaukee mardi soir (2h) puis accueillir les Clippers (et Doc Rivers) le lendemain à 1h30. Bonne semaine !

Article rédigé par Hugo Geindre et Baptiste Godreau

One Comment

  1. Celtics_PP34

    7 février 2016 at 23 h 22 min

    Quelle forme, les C's avec cette victoire ce soir face aux Kings, on est 3e à l'est après 50 matchs, je savoure ! Stevens COY, et si Turner finit la saison a ce rythme, il peut etre dans la discussion pour le 6th man. Mais ne pas s'enflammer, bien finir avant le ASG, bien kiffer de voir un vert au match des étoiles (le dernier étant KG en 2013 il me semble) et après on verra bien. Mais savourons ! Go C's !! Et super taff au passage merci.

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