Semaine 16 : place à du repos bien mérité… (32-23)

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Pour bien finir avant le All-Star Break, les Celtics avaient trois matchs au programme cette semaine. Trois matchs dont deux remplis d’émotion, avec les retours de Rajon Rondo, puis Doc Rivers et Paul Pierce quelques jours plus tard.

Bilan comptable de la semaine :

La semaine démarre donc avec la réception des Kings et de Rajon Rondo au TD Garden. Le premier quart-temps, c’est du jamais vu cette saison. Les Celtics inscrivent 46 points (record NBA toutes équipes confondues) dont 7 tirs à trois points mais en encaissent 37 pour mener de 11 points après 12 minutes de jeu. En face Rondo ne chôme pas puisqu’il affiche 8 points, 6 passes, 3 interceptions et 2 rebonds, par contre Cousins est bien contenu et cela le frustre puisqu’il prend une technique dès le début du match. Le deuxième quart-temps est un peu plus raisonnable même si l’adresse est toujours au rendez-vous pour les Celtics. En mettant l’accent sur la défense juste avant la pause, ils arrivent à prendre une avance confortable de 16 points, alors que Jared Sullinger et Avery Bradley ont déjà scoré 17 points chacun.

La physionomie du troisième quart-temps est malheureusement très différente. Les Kings se mettent à défendre un peu, et cela suffit à enrayer totalement l’attaque de Boston. Les Celtics commettent pas moins de sept turnovers sur ce quart-temps (18 au total en 36 minutes), et le terminent avec 21 petits points contre 29 pour Sacramento. Le dernier quart-temps est donc moins tranquille qu’il ne s’annonçait, les Kings revenant même à 5 points plusieurs fois. Heureusement Isaiah Thomas prend ses responsabilités avec succès, alignant gros tirs (11 points sur les 13 derniers de l’équipe) et belles passes pour maintenir son équipe en tête. Le match se finit donc sans sueurs froides sur le score de 128 – 119 (boxscore ici), dans une énorme explosion offensive, les Celtics ayant tiré à 56% dont 13-24 à trois-points, malgré 24 pertes de balles, un (autre) record de la saison sur ce match.

Mardi soir, les Celtics abordaient le dernier back-to-back de cette première partie de saison avec un déplacement à Milwaukee, équipe en plein doute, restant sur cinq défaites consécutives et en-dehors de la course aux playoffs.

Le match débute bien, et les Celtics rentrent bien dans ce qui pourrait être un match piège. Durant tout le premier quart, les titulaires des Celtics vont dominer de la tête et des épaules ceux des Bucks jusqu’à l’entrée en jeu des deux bancs. Côté Bucks, c’est Greg Monroe qui va sonner la révolte et comme à son habitude face à nous, va s’amuser offensivement. Les Celtics tiennent le lead à la fin du premier quart-temps, 30-26 mais ça n’est pas très plaisant à regarder. Dans le deuxième quart, Monroe va continuer son chantier (il finira avec 29 points et 12 rebonds en 29 minutes…), les Celtics ont déjà perdu 10 ballons et ne mènent plus que 54-53 à la pause.

Le troisième quart-temps va simplement être l’un des plus laids de la saison. 8 nouvelles pertes de balles, une défense poreuse à souhait et une prestation affreuse qui va permettre aux Bucks de s’envoler. 20-40 sur ces 12 minutes (…) et 74-93 après 36 minutes. Dur. Dans le quatrième quart, les Celtics vont se reprendre. Aucune perte de balle, des stops défensifs… et ils vont revenir de -18 à égalité en huit minutes. En effet, ils vont égaliser à 111-111 à une seconde du buzzer sur deux lancers d’Olynyk… mais Bradley va faire une faute stupide sur la remise en jeu de l’autre côté du terrain. Khris Middleton ne se fait pas prier, inscrit le premier lancer, rate volontairement le deuxième, game over. 111-112.

Pour finir avant une semaine et demi de break, les Celtics accueillaient donc Paul Pierce, Doc Rivers et les Clippers au TD Garden. Une équipe en pleine bourre qu’il sera difficile de battre, surtout en back-to-back.

Le début du match ressemble à ce que l’on voit actuellement très régulièrement du côté de Boston : un match d’attaque. DeAndre Jordan profite du manque de taille dans la raquette adverse pour se régaler dans le premier quart-temps (11 points – 6 rebonds), mais Jared Sullinger (10 points – 3 rebonds) ne semble pas être d’accord pour se faire marcher dessus et permet aux Celtics de mener 37-33 à la fin du premier quart-temps. Les Celtics vont connaître un coup de mou en début de second quart mais le banc, emmené par Smart et Turner (encore) va répondre présent. À la mi-temps et grâce à un 22-8 dans le deuxième quart pour répondre au run des Clipps, les Celtics mènent 71-64.

Le troisième quart-temps est de la même facture. Chaque équipe attaque à foison, ça défend peu et le score est de 98-91 (!) après 36 minutes de jeu. Dans le quatrième quart, Chris Paul va décider de prendre les choses en main. Il inscrit tir important sur tir important et va permettre aux Clippers de repasser devant et de mener durant la quasi totalité de la fin de match. À 53 secondes de la fin du match, les Celtics sont à -4 et on voit mal comment cela pourrait changer. Et pourtant… pourtant les Clippers vont manquer des lancers, Marcus Smart va prendre un énorme rebond offensif et les Celtics vont pouvoir compter sur un Isaiah Thomas génial pour égaliser à 5,8 secondes du buzzer sur un tir en déséquilibre plus que compliqué (voir l’action de la semaine). Derrière, CP3 rate. 122-122, prolongation.

Cette prolongation en question démarre de la plus mauvaise des manières. Crowder va déjà rapidement rejoindre Smart sur le banc, les deux ayant six fautes et les Clipps vont s’échapper. Un tir à trois-points avec la faute de J.J Redick puis deux lancers de l’arrière vont permettre aux Clippers de prendre six points d’avance rapidement. Là encore, on se dit que ça va être compliqué. Et pourtant, les Celtics vont encore trouver de la ressource. Après un trois points ultra important d’Avery Bradley à trois minutes de la fin du match, suivi par un nouveau tir derrière l’arc de… Jared Sullinger, c’est Evan Turner qui va prendre ses responsabilités.

Jeu au poste, panier avec la faute, Turner inscrit trois paniers très importants alors que les Clipps manquent des lancers cruciaux. Jamal Crawford passe tout près d’inscrire un tir incroyable pour égaliser mais le ballon fait le tour du cercle, Jonas Jerebko s’empare du rebond et s’en va inscrire deux lancers. Victoire 139-134 dans un match complètement fou, ayant déjà sa place dans les matchs à retenir de la saison.

Un faux-pas à Milwaukee certes, mais deux victoires face à deux équipes de l’Ouest ont permis aux Celtics de conclure la semaine avec deux victoires pour porter la série actuelle à 10 victoires en 12 matchs. Les Celtics abordent donc le All-Star Break à la troisième place à l’Est, avec un bilan de 32 victoires pour 23 défaites. Pas mal non ?

Isaiah Thomas, MVP de la semaine 16 :

WOAH. Ça, c’est l’expression que l’on a eu après son match face à Chris Paul et les Clippers mercredi soir dans ce qui est sûrement son plus gros match de la saison à l’heure actuelle. Face à meneur faisant partie du gratin de la ligue, il a livré une ligne de stats énorme : 36 points (12-21 aux tirs), 11 passes, 4 rebonds, 1 interception dont les highlights sont ci-dessous. Il aura tout fait aux Clipps et il a notamment attaqué le cercle avec une facilité déconcertante. Dans le quatrième quart, il aura permis aux Celtics de recoller et d’accrocher la prolongation, avant de laisser Evan Turner prendre la suite. Une performance XXL pour « The Little Guy », comme aime l’appeler Tommy Heinsohn, quelques jours après avoir été élu joueur de la semaine dans la conférence Est pour la première fois de la saison.

Sur les trois matchs cette semaine, c’est donc 24,3 points à 50% et 7,3 passes de moyenne pour Isaiah Thomas. On est habitué de note côté à le voir performer et rendre ce genre de feuilles de statistiques. Mais le match qu’il sort face à CP3, on n’y était pas habitué. Pour ceux qui doutaient encore de la légitimité de sa présence au All-Star Game, voilà de quoi les faire changer d’avis. Il est encore temps.

Les tops :

– Evan Turner : MVP des deux dernières semaines, Turner a encore répondu aux attentes cette semaine. Une nouvelle fois, il n’a pas tiré à trois-points mais a fait tout ce qu’il savait faire : 10,3 points de moyenne auxquels il ajoute 8,3 passes (!) et 5,3 rebonds, le tout en moins de 30 minutes. Il a été très en difficulté notamment défensivement à Milwaukee, mais lors de des victoires cette semaine, il a su répondre présent. Face aux Clippers, notamment, où on lui doit beaucoup dans la victoire avec ses 7 points et 2 rebonds en prolongation. Quand Turner est bon, les Celtics gagnent. Voici une idée qui était vraie l’an passé, pas tellement en début de saison mais qui revient au goût du jour. Depuis que Turner a éliminé le tir à trois-points de son registre offensif, il faut avouer que c’est un autre joueur qui est autrement plus utile au jeu des Celtics.

– Jared Sullinger : comme tous les autres, Sully n’a pas été bon à Milwaukee. Ce match oublié, nous pouvons nous concentrer sur les deux autres, durant lesquels il a été étincelant. Par deux fois, il a égalé son record de points cette saison (21 points) mais il a fait bien plus que ça. Ses lignes de stats parlent pour lui : 21 points (10-13 aux tirs) – 6 rebonds – 3 interceptions en 23 minutes face aux Kings ; 21 points (10-15) – 11 rebonds – 7 passes en 30 minutes face aux Clippers où il a sorti son meilleur match cette saison. En face de lui ? DeMarcus Cousins et DeAndre Jordan. Rien que ça. Comme d’habitude, quand on lui met un top pivot en face de lui, Sully se sublime. Le reste du temps… c’est un joueur moyen. C’est dommage car s’il avait cette motivation constamment, ça serait un excellent joueur dans cette ligue, ce qu’il n’est pas à l’heure actuelle du fait de cette inconstance chronique, suivant la personne qu’on lui met en face de lui.

Les highlights de Sully face aux Clippers :

– Avery Bradley : Déjà auteur d’un solide mois de janvier après avoir connu une période de flottement fin 2015, Bradley a démarré février sur les chapeaux de roue. Cette semaine, il a été insolent offensivement : 20,3 points de moyenne (54,8% aux tirs et 59,1% à trois-points en prenant 7,3 tirs derrière l’arc par match !), avec 2,7 rebonds et 2,3 passes, pour un net rating de +18,7 (!) alors que les Celtics ont perdu un match.

Cette réussite, on la doit également à Marcus Smart qui n’est pas dans les tops cette semaine, mais qui semble avoir retrouvé complètement sa place. Il défend dur et permet de soulager Bradley, qui retrouve par conséquent son efficacité offensive. Certes, Bradley a coûté la victoire à Milwaukee en commettant une faute stupide, mais il serait ingrat de lui en vouloir. C’est lui qui a permis notamment aux Celtics de rester dans ce match, quelques jours après avoir offert la victoire aux Celtics à Cleveland. Nous lui excuserons volontiers cet excès d’engagement s’il maintient ce niveau de jeu après le All-Star Break.

– Le TD Garden, redevenu une forteresse : la dernière défaite des Celtics au TD Garden remonte au 6 janvier, face aux Pistons. Depuis, les Celtics y ont disputé sept matchs pour autant de victoires. Sur les 12 derniers matchs (domicile et extérieur confondus), les Celtics ont retrouvé le TD Garden qui était l’an passé leur atout numéro 1 lors du playoffs push. Offensivement, ils sont à un offensive rating de 110,9 contre 106,9 à l’extérieur. Ils sont plus adroits (47,7% contre 44,8%), provoquent plus de pertes de balles adverses… Tout cela peut paraitre logique puisque jouer à domicile procure un avantage non-négligeable, mais ça n’était pas le cas en début de saison et ça nous inquiétait quelque peu de voir les Celtics plus performants hors de leurs terres. Aujourd’hui, la puissance du TD Garden semble revenue.

Les flops :

121,7 points adverses : c’est la moyenne de points qu’ont encaissé les Celtics cette semaine. Certes, il y a eu une prolongation mercredi soir mais tout de même : 119 face aux Kings, 112 à Milwaukee et 122 face aux Clippers dans le temps réglementaire. Cette semaine, les adversaires ont tiré à 50,7% (!) en moyenne face aux Celtics. Certes, les Celtics jouent actuellement à un rythme extrêmement rapide, sont adroits et parviennent à s’imposer plus régulièrement dans des matchs d’attaque mais quand même, il n’est pas tolérable de laisser l’adversaire tirer à 50% aux tirs sur trois matchs consécutifs. C’est beaucoup trop et cela pourrait poser des problèmes en cas de panne d’adresse des Celtics, comme ça a été le cas durant tout un moment face aux Bucks, où les hommes de Brad Stevens n’arrivaient plus à rien en attaque, et étaient incapables de faire un stop défensif de l’autre côté du terrain.

Doit-on s’inquiéter pour autant ? Pas trop non plus. Ils sont dans le rythme de la saison régulière, jouent vite (troisième équipe de la ligue à avoir le plus de possessions sur 48 minutes cette saison derrière les Kings et les Warriors) et nul doute que quand il le faudra (en playoffs donc), les chiens de garde qu’ont les Celtics sauront retrouver leur rôle offensif avant tout. S’ils arrivent à engranger des victoires tout en développant une attaque ravageuse ces derniers temps (117,2 d’offensive rating sur les trois derniers matchs), pourquoi ne pas profiter ? Ca pourrait servir pour le futur.

Espérons simplement que les Celtics sauront élever le niveau défensif quand il le faudra, et qu’ils n’auront pas oublié l’identité qui est la leur.

L’action de la semaine :

Exceptionnellement, ça n’est pas une mais plusieurs actions qui intègrent cette rubrique. On a choisi de mettre le récital d’Isaiah Thomas (36 points – 11 passes) face aux Clippers. Un régal.

Pas de grosse décla cette semaine du côté des Celtics donc restons-en là.

Au programme de ce week-end et du All-Star Game, voici ce qu’il ne faut pas rater du côté des Celtics :

• Marcus Smart au Rising Stars Challenge ce vendredi soir, début du match à 3h.

• Isaiah Thomas au Skills Challenge dans la nuit de samedi à dimanche, début des concours à 2h.

• Isaiah Thomas au match des étoiles, dans la nuit de dimanche à lundi. Début du match à 2h.

Profitez-bien des Celtics lors de ces festivités, et on se retrouve la semaine prochaine pour la reprise avec road trip des Celtics à l’Ouest.

Article rédigé par Hugo Geindre et Baptiste Godreau

One Comment

  1. Celtics_PP34

    19 février 2016 at 16 h 11 min

    Je viens seulement de me faire le review du match face aux Clipps, super match, tout le monde au top, en espérant que pour Kelly se ne soit pas trop grave.
    Turner est vraiment excellent en ce moment, en 6e homme, il me fait penser à Iguodala, bon partout.
    IT en mode all star, qui a été plaisant dimanche soir sans forcer et en cherchant ses partenaires, vraiment cool de revoir les C's au ASG.
    Et pour les trades, merci Danny, "les meilleurs trades sont parfois ceux qui ne se font pas". Go C's !!

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