Semaine 18 : le TD Garden forteresse imprenable (38-26)

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Le sprint final est pas loin de démarrer. Alors qu’il ne reste qu’une vingtaine de matchs à jouer, les Celtics ont une série de matchs à domicile largement abordable pour faire le plein de victoires et conserver cette troisième place.

Bilan comptable de la semaine : 

Pour débuter la semaine, les Celtics recevaient le Jazz, une équipe qui les avait battus de 18 points juste après le All-Star Break et face à laquelle ils ont du mal habituellement… et ça semble parti pour continuer. En première mi-temps, les Celtics sont dominés, tombent sur un Trey Lyles plus performant que jamais et prennent jusqu’à 13 points de retard. Un run avant la pause va permettre de limiter les dégâts, mais les Celtics ont une nouvelle fois beaucoup de mal à scorer face à cette équipe et sont menés 43-46. Si les Celtics ne sont qu’à trois points de leur adversaire, c’est notamment dû à la production d’un joueur : Jordan Mickey. On ne s’attendait pas à le voir jouer mais alors que les Celtics étaient dans le dur, Brad Stevens n’a pas hésité à le lancer et celui-ci a parfaitement saisi l’opportunité. Un différentiel de +7 pour lui en 7 minutes et un apport très intéressant (voir plus bas) qui a permis d’aider à remettre les Celtics sur le droit chemin.

En deuxième mi-temps, les Celtics vont faire jeu égal avec le Jazz. Sous l’impulsion de Smart, excellent défensivement et apportant un peu de scoring, ils vont inscrire 29 points et recoller à une unité de l’adversaire du soir. Dans les premières minutes du quatrième quart-temps, ils vont passer un 9-3 à leur adversaire et prendre pour la première fois les devants depuis le premier quart-temps. Cependant, ils n’arrivent pas à créer d’écart et le lead change à de nombreuses reprises. Dans les sept dernières minutes du match, aucune des deux équipes ne prendra plus de trois points d’écart jusqu’aux dernières secondes. A 49 secondes du buzzer, Shelvin Mack dans le corner va permettre au Jazz de mener 93-95… mais c’est sans compter sur le sang froid de Jae Crowder (22 points) qui va répondre à trois points et redonner la tête aux Celtics. Les stops défensifs suivants – dont un contre magnifique de Bradley – et les lancers-francs inscrits scellent la victoire Celte sur le score de 100-95. Ce fut dur, mais les Celtics ont été forts mentalement pour aller chercher cette victoire par la défense, en maintenant le Jazz à seulement 37% aux tirs.

Mercredi soir, les Celtics poursuivaient leur série de matchs à domicile avec la réception des Blazers et leur backcourt de folie composé de Damian Lillard et CJ McCollum. Surtout, les Blazers restent sur 9 victoires en 10 matchs et sont l’une des équipes très en forme de la ligue. Dans le premier quart-temps, les Celtics ont du mal à défendre et la traction arrière adverse fait à peu près tout ce qu’elle veut : 17 points uniquement pour le duo Lillard – McCollum. Heureusement, Jae Crowder et Isaiah Thomas ont également commencé sur les chapeaux de roue (20 points à eux deux) et permettent aux Celtics de limiter la casse, 30-33 après 12 minutes de jeu et après avoir eu 12 points de retard tôt dans le match.

Dans le second quart-temps, Brad Stevens va pouvoir compter sur un Marcus Smart omniprésent pour changer le momentum du match. Alors que les Blazers sont fatigués (c’était le quatrième match en cinq jours pour eux), Smart va leur rentrer dedans et apporter son intensité à laquelle les Blazers ne vont pouvoir que difficilement répondre. La corde plie mais ne rompt pas et les Celtics mènent 61-55 à la pause dans un match de très haut niveau.

Malheureusement pour les Blazers, la seconde mi-temps ne sera pas de la même teneur pour eux. Physiquement dépassés par l’intensité Celte, ils ne vont pas rivaliser et vont se faire distancer dans le troisième quart. Jared Sullinger et Amir Johnson sont au four et au moulin offensivement et défensivement, Isaiah Thomas s’amuse et les Celtics infligent un 30-12 à leur adversaire pour mener 91-67 après trois quart-temps. Garbage time donc dans le quatrième quart-temps où les Celtics vont gérer leur avance et faire profiter les jeunes puisque Terry Rozier, RJ Hunter et Jordan Mickey joueront les cinq dernières minutes. Au final, une victoire 116-93 quasi parfaite face à une équipe en pleine bourre, de quoi faire plaisir à Brad Stevens, fraichement élu coach du mois de février dans la Conférence Est.

Les Celtics auront parfaitement exploité la fatigue adverse en jouant à intensité maximale durant 48 minutes. Seulement cinq ballons perdus et quelques performances individuelles notables : Six joueurs ont inscrit plus de 10 points dont 30 pour Thomas et deux gros double-doubles signés Smart et Sullinger qui inscrivent chacun 15 points et prennent 11 rebonds. 4/4 à domicile et 12 de suite au TD Garden. Au suivant.

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Le suivant justement, marque la dernière rencontre de cette série de matchs à domicile et le dernier de la saison régulière face aux Knicks. Face à une équipe hors de la course aux playoffs, les Celtics ont une occasion parfaite de faire la passe de cinq à la maison, mais match piège face à un adversaire contre qui ils ont eu du mal cette saison.

Justement, ça ne commence pas très bien pour les Celtics, cueillis dans le premier quart-temps par des Knicks volontaires et adroits. Le duo Carmelo AnthonyKristaps Porzingis s’amuse bien – comment ça un air de déjà vu ? – en inscrivant 21 points et permet aux Knicks de mener 27-31 après un quart-temps. Comme face aux Blazers, c’est le duo Thomas – Crowder qui limite la casse à un écart de quatre points mais ça n’est pas reluisant jusque-là. Dans le second quart-temps, les Celtics vont continuer à laisser jouer leur adversaire sans trop les ennuyer. Carmelo s’amuse, inscrit tir sur tir tandis que les Celtics sont maladroits et les Knicks vont prendre jusqu’à 12 points d’avance. Une fois encore, ils font faire un mini run en fin de quart-temps et rentrent au vestiaire à cinq points, 53-58. Un moindre mal en ayant joué 24 minutes à l’envers.

Dans le troisième quart-temps, on croit au réveil des Celtics qui, sous l’impulsion de Marcus Smart, vont mettre du rythme et passer de -10 à +5 en quelques minutes. Malheureusement, les Knicks réagissent bien et agrandissent même l’écart d’un petit point puisqu’ils mènent 81-87 après trois quart-temps. La mission semble alors très compliquée, surtout que les Celtics vont rester à distance des Knicks durant la quasi totalité du quatrième quart-temps. L’écart stagne entre cinq et huit points et on voit mal comment, à -8 à 3:30 de la fin du match, les Celtics pourraient revenir.

Pourtant… Ils vont se mettre à réaliser des stops, marquer des points en contre-attaque comme ils l’ont fait durant tout le match (30-4 dans ce domaine !) et sous l’impulsion de Sullinger – auteur de deux passes magnifiques – Turner et Crowder, ils vont revenir. De -8, ils passent à +1 à 30 secondes de la fin sur un tir à mi-distance d’Evan Turner, qui aura joué les 12 dernières minutes du match et aura été excellent (21 points – 8 rebonds). Melo lui répond et refait passer les Knicks devant à 20 secondes du buzzer, mais sur l’action suivante, Bradley drive et va marquer un lay-up compliqué. Les Celtics repassent devant. La possession défensive suivante est parfaitement gérée puisque les Knicks n’ont plus de temps-mort, les Celtics ont une faute à donner et la font judicieusement à 3,3 secondes du buzzer final, ne laissant que très peu de temps aux Knicks pour créer une situation dangereuse derrière. C’est en effet le cas, Carmelo Anthony reçoit la balle loin derrière la ligne à trois-points, fait une brique au buzzer. 105-104, Celtics win.

Le hold-up est parfait puisque les Celtics auront mal joué, auront été menés durant la quasi-totalité du match mais contrairement à ce qu’on aurait pu voir il y a quelques mois, ils ont verrouillé la fin de match pour encore aller chercher une victoire dans le money time. Pas la plus belle, c’est certain, mais une victoire importante qui permet aux Celtics de boucler cette série de matchs au TD sur un 5/5 parfait et sur une 13e victoire consécutive à la maison.

L'évolution du score face aux Knicks... Le hold-up est parfait.

L’évolution du score face aux Knicks… Le hold-up est parfait.

Pour finir la semaine, les Celtics avaient rendez-vous à Cleveland pour jouer une dernière fois (en saison régulière…) les Cavaliers. Un match forcément compliqué puisque les Cavs doivent toujours avoir en travers de la gorge le tir de la gagne d’Avery Bradley il y a quelques semaines.

Pourtant, les Celtics vont rentrer de la meilleure des manières dans leur match et créer un écart rapidement. Le début de rencontre est excellent : la balle circule bien, les systèmes sont parfaitement exécutés et les Celtics trouvent de nombreux shoots ouverts pour débuter avec un 7-10 à trois points. En face, les Cavs ne semblent pas bien réveillés. Ils n’ont aucune adresse et leurs titulaires ne rivalisent pas. L’écart va monter jusqu’à +18 dans le premier quart-temps en faveur des Celtics, mais ça ne durera pas. Les Cavs vont remettre la tête à l’endroit et face à la second unit des Celtics, ils vont refaire leur retard… et même encore mieux. A la pause, ils ont repris les devants et mènent 54-55 en ayant profité de la baisse d’adresse des Celtics et de leurs 8 pertes de balles, un chiffre trop élevé face à un adversaire de ce calibre.

Le troisième quart-temps va être très frustrant pour les Celtics, revenus avec de bonnes intentions des vestiaires. En effet, les Cavaliers vont avoir 15 lancers francs dans ces 12 minutes et vont avoir une très grosse série de coups de sifflet favorables qui vont déséquilibrer la rencontre. Nous ne disons pas que les Celtics ont perdu à cause de cela, bien sûr que non, mais ça a sorti les Celtics du match qui se sont frustrés ensuite. Dans le quatrième quart, les Celtics ne rivaliseront plus du tout et vont prendre un éclat. Défaite 103-120 dans un match où les Celtics n’auront pas tenu le rythme physiquement face à une équipe encore largement supérieure.

Malgré cela, absolument rien de dramatique ou d’alarmant et c’est tout même une bonne semaine pour les Celtics, qui ont conclu les 5 matchs au TD Garden par 5 victoires et continuent d’engranger dans leur salle. Une victoire à Cleveland aurait été un gros bonus mais à vrai dire, on ne l’avait pas cochée comme victoire potentielle. Les Celtics ont failli physiquement après un gros enchainement de match et le repos jusqu’à mercredi devrait leur faire le plus grand bien pour attaquer le vrai sprint final pour les playoffs et pourquoi pas aller chercher un avantage du terrain au premier tour.

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