Semaine 19 : la mauvaise semaine (39-27)

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Petite semaine pour les Celtics après avoir enchaîné sans beaucoup se reposer ces derniers temps. Au programme, deux matchs au TD Garden, salle dans laquelle les Celtics sont invaincus depuis 14 matchs. Qu’est-ce que ça a donné ? Les Celtics ont-ils engrangé de nouvelles victoires afin d’aller chercher cette troisième place tant convoitée ? Voyons cela.

Bilan comptable de la semaine :

Pour débuter la semaine, les Celtics accueillaient des Grizzlies décimés au TD Garden : pas de Zach Randolph, pas de Marc Gasol, pas de Brandan Wright, pas de Chris Andersen, pas de Mike Conley. En voyant cela, impossible de ne pas espérer une victoire, surtout dans cette salle qui est devenue une forteresse récemment.

Pourtant, les Celtics vont mettre du temps à rentrer dans leur match. Pour une équipe qui aime enchainer et qui performe en back-to-back, les trois jours de repos accordés par la NBA ne semblent pas avoir fait que du bien aux organismes. Les hommes de Brad Stevens commencent doucement, ont du mal à imposer leur rythme et subissent même l’intensité des Grizzlies. Heureusement, les Celtics limitent les dégâts (24-26) avec un run en fin de quart-temps pour conclure 12 premières minutes très moyennes, durant lesquelles ils ont véritablement peiné offensivement et défensivement puisque Jarrell Martin (si si, on vous jure) s’est amusé.

Le deuxième quart-temps ressemble peu ou prou à la même chose pour les Celtics, qui continuent de subir l’envie des Grizzlies. Ils sont notamment dominés au rebond où ils offrent 15 points sur deuxièmes chances aux adversaires dans les 17 premières minutes, en laissant inscrire lay-up sur lay-up aux joueurs d’en face qui n’en demandent pas moins. Malgré cette piètre performance, les Celtics ne rentrent au vestiaire qu’avec trois points de retard, ayant limité la casse grâce à leur net surplus de talent sur ce match.

Dans le troisième quart-temps, la donne va complètement changer suite à la blessure de Mario Chalmers, meneur titulaire adverse en l’absence de Conley, qui est obligé de quitter ses partenaires prématurément pour une rupture du tendon d’achille, que nous avons appris le lendemain. N’ayant plus aucun meneurs dans leur roster suite à cela, les Grizzlies vont alors confier la mène à des joueurs comme Lance Stephenson, Tony Allen ou PJ Hairston… et indubitablement, leur jeu va se déliter. Les Celtics vont alors enfin retrouver du rythme, imposer leur intensité, trouver des paniers faciles et prendre le large. Dans le sillage d’Isaiah Thomas (16 points dans le troisième quart), c’est un 31-12 que les Celtics vont infliger aux Grizzlies, portant ainsi le score à 83-67 en leur faveur.

Le quatrième quart n’est qu’une formalité. Le manque de création des Grizzlies combiné au regain de forme des Celtics depuis la mi-temps va faire que l’écart va approximativement stagner autour des 20 points durant les 12 dernières minutes. Au final, une victoire 116-96 en trompe l’oeil car les Celtics n’ont franchement pas été brillants, notamment en première période où ils ont manqué de rythme après quelques jours de repos. On ne peut s’en réjouir sur le long terme mais sur ce match, il est clair que les Celtics ont eu de la chance que Chalmers se blesse, car l’issue du match aurait pu être différente avec un vrai meneur de jeu en face. Malgré tout, il fallait aller la chercher et les Celtics se sont bien ressaisis en deuxième mi-temps pour y parvenir. À l’approche des playoffs, toutes les victoires comptent et on prend volontiers celle-ci. C’est la 14e de suite à domicile, un record depuis que les Celtics évoluent au sein du TD Garden.

Deux jours plus tard, les Celtics accueillaient les Rockets pour aller chercher une 15e victoire consécutive à domicile. Contrairement au match précédent, le match débute bien. Les Celtics répondent présent défensivement malgré quelques absences au rebond défensif, et arrivent à bien mettre en place leur jeu offensivement, aussi bien sur jeu rapide que sur jeu placé. Le point négatif, c’est qu’on ne les voit pas assez attaquer le cercle et ils abusent du tir à longue distance, sans réel succès puisqu’ils n’ont inscrit que deux tirs sur neuf tentatives. Heureusement, les adversaires manquent également cruellement d’adresse (29% aux tirs contre 37% pour les Celtics), et le score est de 23-19 en faveur des locaux après 12 minutes de jeu.

Le deuxième quart, lui, ressemble plus au match face aux Grizzlies, ce qui n’est pas forcément très positif. Ce sont les Rockets qui dictent le tempo, empêchant Thomas de pénétrer dans la raquette, forçant les Celtics à rester loin du cercle et à prendre de trop nombreux tirs derrière l’arc. Heureusement, les Rockets ont encore manqué d’adresse de l’autre côté (2-15 derrière l’arc notamment), sans ça l’écart pourrait être bien plus important que les 3 points de retard après 24 minutes jouée. 43-46.

La deuxième mi-temps ne débute pas très bien pour les Celtics. Ils encaissent déjà un run des Rockets qui prennent 12 points d’avance, et puis surtout, ils sont obligés de faire sans Jae Crowder, sorti à la suite d’une mauvaise réception en contre-attaque. En face, James Harden se chauffe tranquillement, provoque des fautes et inscrit des lay-ups sans vraiment être inquiété. Heureusement, les Celtics profitent parfaitement des pertes de balles adverses pour inscrire des paniers faciles et n’avoir que 4 points de retard, 73-77.

Dans le quatrième quart-temps, Brad Stevens va bricoler avec son effectif pour enfin amener un surplus d’énergie aux Celtics. Il va notamment faire confiance à Terry Rozier, auteur d’un super passage dans le quatrième, et à du « super small ball« . Par là, on parle d’un cinq Thomas – Rozier – Smart – Bradley – Sullinger (on vous jure que c’est vrai) qui va performer… mais auquel les Rockets vont bien répondre. Le quatrième quart-temps est de haut niveau et les équipes se rendent coup pour coup. Malheureusement, dans le money time, les Celtics ont manqué plusieurs occasions cruciales de recoller – notamment par Avery Bradley, tandis que James Harden inscrit gros tir sur gros tir de l’autre côté. Au final, les Celtics s’inclinent 98-102 dans un match qu’ils auraient pu gagner s’ils avaient joué avec l’énergie du quatrième quart-temps tout le match.

C’est donc sur la fin d’une très bonne série à domicile que se conclut cette semaine qui n’aura pas été très brillante sur le plan du jeu. Les Celtics ont eu du mal à retrouver du rythme, notamment offensivement après quelques jours de repos et ont subi l’intensité des adversaires. Le plus important n’est peut-être pas là, mais bien dans la blessure de Jae Crowder, sur laquelle nous n’avons pas de plus amples informations pour l’instant.

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