Match 3 : Magique (1-2)

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Afin d’obtenir le boxscore complet de la rencontre, vous pouvez cliquer sur le lead tracker juste en-dessous du résumé du match. 

Vous croyiez à un sweep une deuxième année consécutive ? Raté. Hier soir, les Celtics se sont sublimés au TD Garden pour arracher le match 3 face à Atlanta. Derrière un Isaiah Thomas magistral, auteur de 42 points, les Celtics se sont imposés 111-103.

Après les deux premiers matchs relativement peu convaincants, les Celtics étaient de retour au TD Garden. A cette occasion, Brad Stevens avait complètement modifié son cinq de départ, en alignant Thomas – Turner – Crowder – Jerebko et Johnson. Ainsi, il espérait que les Celtics démarrent enfin un match de la bonne manière.

Visiblement, bon choix. Les Celtics démarrent très fort, trouvent enfin de l’adresse notamment par Isaiah Thomas, et mènent 37-20 après le premier quart-temps. Avec un 5-10 à trois points, ils viennent d’inscrire plus de points qu’à la mi-temps du match 1 (34) et du match 2 (28). Ils viennent également de battre le record de points inscrits dans un premier quart-temps de playoffs des Celtics depuis 1990. Solide. Dans le second quart, les Celtics prendront jusqu’à 20 points d’avance avant de voir les Hawks revenir légèrement. À la pause, +12 en faveur des hommes de Brad Stevens qui mènent 57-45. Comme espéré, ce sont les Celtics qui ont dicté le rythme et l’intensité, et on se demande alors si cela va pouvoir durer 48 minutes.

En deuxième mi-temps, on a bien cru que les Celtics allaient passer une soirée tranquille. Un 7-0 au retour des vestiaires et l’avance était de nouveau aux alentours des 20 points. Malheureusement, les Hawks vont réagir et mettent plusieurs runs pour finalement atterrir à seulement deux points des Celtics au bout de 36 minutes. Le quatrième quart sera irrespirable, les Hawks passant même devant… avant une fin de match très bien gérée qui va permettre aux Celtics de s’imposer 111-103. Une magnifique victoire obtenue malgré les absences de Bradley et Olynyk, dans un TD Garden en fusion. C’est la première victoire de l’ère Stevens en playoffs.

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Isaiah Thomas, MVP du match : 

42 points (à 12-24) et 4 rebonds en 37 minutes. Grandiose. Sublime. Hier soir, Isaiah Thomas a livré le plus grand match de sa carrière.

On savait que pour gagner un match dans cette série, il faudrait un grand Thomas – pas seulement, certes, mais ça passe par là. Hier, c’était plus que ça. À tous les runs des Hawks, Thomas a répondu. Dans le quatrième quart, il s’est même permis de quasiment tuer le match sur un tir à trois-points venu d’ailleurs. Merci Isaiah pour ces 42 points, palier qu’il est le premier Celtic à franchir depuis Rajon Rondo (44) en mai 2012.

On a aimé : 

– Jonas Jerebko : souvent critiqué depuis son arrivée à Boston, Jerebko a fait taire beaucoup de monde hier soir. Préféré à Sullinger dans le cinq de départ, il a eu le plus gros temps de jeu de l’équipe (37 minutes) et a fini avec un double-double plus que convaincant (11 points – 12 rebonds). Une activité offensive et défensive décisive (+14 de différentiel, le meilleur de l’équipe), qui pourrait changer la donne pour la suite de la série car il est bien plus apte à défendre sur des intérieurs mobiles comme Paul Millsap ou Al Horford… Il a également pu relativement facilement switcher sur Jeff Teague en défense, chose qu’était absolument incapable de faire Sully et qui donnait à chaque fois un avantage terrible en terme de match-up pour Atlanta. A suivre.

– Evan Turner et Marcus Smart : situation compliquée pour les deux joueurs depuis le début de la série. D’habitude si complémentaires en sortie de banc, ils ont dû être « séparés » et difficile pour eux de connaître leur rôle précis. Smart a été titulaire au match 2 avec Turner en sortie de banc, hier soir c’était l’inverse. Malgré cela, ils ont répondu présents tous les deux. 17 points, 7 passes et 5 interceptions pour Turner et 11 points, 3 rebonds et 5 passes pour Smart.

Deux prestations ultra importantes pour les Celtics, et une implication décisive de la part de Smart dans le quatrième quart-temps. Des gros tirs, une grosse défense… tout ce qu’on attend de lui.

– Amir Johnson : comme depuis le début de cette série, Johnson a parfaitement répondu hier, des deux côtés du terrain. 15 points à 7/8, 7 rebonds et 2 contres… Que demander de plus ?

– La gestion en fin de match : on vous avoue avoir eu un peu peur hier, en voyant les Hawks si proches en fin de match. À l’expérience, ça n’est jamais bon de laisser une équipe comme celle-ci dans le match… mais heureusement, les Celtics ont très bien géré. Défensivement, ils ont bénéficié de quelques ratés faciles des Hawks, avant de s’appuyer sur Thomas de l’autre côté du terrain tout en verrouillant le rebond et interceptant quelques ballons importants. Bon pour la confiance.

– La défense sur Horford et Millsap : Profitant des cinq small-ball, Brad Stevens a visiblement décidé de switcher à tout va en défense. Si cela à ouvert quelques opportunités pour les extérieurs (Teague, Schröder, Bazemore tous à plus de 20 points) qui en ont profité pour prendre de vitesse leurs adversaires, ça a parfaitement permis de contenir le duo d’intérieur All-Star des Hawks. Horford et Millsap combinent en effet à eux deux 16 points à 7 sur 19, et seulement deux lancers-francs tentés. Se retrouvant souvent avec des joueurs plus petits, notamment Crowder et Smart, ils n’ont pas du tout réussi à en tirer profit. Au contraire ils ont été en difficulté face à des joueurs encore plus mobiles qu’eux, chose dont ils n’ont pas l’habitude quand il s’agit de faire face à d’autres intérieurs. Magnifique coaching.

– Le TD Garden : finissons par le meilleur. Vous devez vous demander pourquoi on a titré « magique » alors qu’on a simplement gagné un match de playoffs. En réalité… c’est plus que ça. On a vécu un match d’une très grande qualité dans une salle pleine à craquer, explosant à chaque panier important. Une ambiance magnifique, un grand match, une belle victoire pour la première de Stevens et de ce groupe, qui ne pouvait pas essuyer un deuxième sweep consécutif. Oui, une soirée magique.

On n’a pas aimé :

– La défense sur Korver en fin de match : Le match est devenu fou dans le quatrième quart-temps avec deux équipes rentrant tout leurs tirs et on a eu un instant peur que ce scénario ne fasse pas le jeu des Celtics mais celui des Hawks, à l’expérience. Kyle Korver notamment en a bien profité en inscrivant trois paniers à 3 points dans le quart-temps pour garder son équipe au contact, profitant de quelques largesses défensives en sortie d’écran. On pense notamment à cette action où Smart rentre un 3 points, mais perd Korver sur un écran d’Horford (en mouvement) sur l’action qui suit. L’histoire s’est bien terminé cette fois mais pas certain que les Celtics puissent se permettre de reproduire cela et de s’en sortir aussi bien.

– Les pertes de balles : 15 pertes de balles pour les Celtics, c’est un peu plus que leur moyenne de la saison mais ce n’est pas très étonnant contre une défense comme Atlanta. Ce qui est plus dérangeant c’est le sentiment que certaines de ces pertes de balles auraient pu être évitées. Il y en a notamment eu plusieurs similaires sur des prises à deux dans des situations de pick-and-roll que les joueurs de Boston auraient pu voir venir. C’est la responsabilité du porteur de balle bien sûr, mais également de ses coéquipiers qui auraient pu lui fournir de meilleures solutions dans ces situations pour s’en sortir et trouver le joueur ouvert. Attention car cela a permis à Atlanta de recoller avec des paniers faciles.

L’action du match : 

Il y a eu du spectacle dans ce match. Cet alley-oop entre Crowder et Johnson était particulièrement impressionnant.

Désormais, cap vers le match 3 dès dimanche soir (0h). Dans un TD Garden qui devrait à nouveau exploser, les Celtics peuvent espérer retourner à Atlanta à égalité. Après tout, pourquoi pas ? Hier soir, on a en tous cas vécu une grande soirée, et ça fait énormément de bien de remporter un match de playoffs. À quand le prochain ?

Article rédigé par Baptiste Godreau et Hugo Geindre

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