Match 4 : Immense (2-2)

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Afin d’obtenir le boxscore complet de la rencontre, vous pouvez cliquer sur le lead tracker juste en-dessous du résumé du match. 

Ces Celtics sont immenses. Toujours privés d’Avery Bradley, ils ont encore été chercher une victoire à l’arrachée hier soir pour égaliser à 2-2. Alors qu’ils étaient menés de 16 points dans le troisième quart, ils ont fait un run avant d’emmener le match en prolongation et finalement s’imposer 104-95. Immenses. Vraiment immenses.

La première mi-temps de ce match 4 aurait également pu être appelée le « Millsap Show ». Alors que les Celtics font une prestation relativement solide offensivement et défensivement, ils n’ont simplement pas eu de solution pour l’intérieur adverse. À la pause, il avait déjà inscrit 26 points (!) à 11-16 aux tirs, auxquels il a ajouté 8 rebonds. Côté Celtics, la casse a été limitée notamment par les bonnes prestations de Johnson et Thomas, mais ils n’ont tiré qu’à 36,7% de réussite. Pas idéal, mais les 10 rebonds offensifs ont aidé à ne rentrer au vestiaire qu’avec deux points de retard, 46-48.

La deuxième mi-temps démarre très mal. Les Hawks reviennent du vestiaire avec des intentions nettement supérieures à celles des Celtics et vont prendre jusqu’à 16 points d’avance. Un match drôlement mal embarqué et pourtant… Jonas Jerebko et Isaiah Thomas vont permettre aux Celtics de faire un run décisif en fin de troisième quart et ainsi revenir à quelques longueurs des Hawks. Dans le quatrième quart, Brad Stevens va faire des ajustements incroyables (notamment mettre Marcus Smart en défense sur Millsap), et les Celtics vont prendre les devants en étant poussés par un TD Garden toujours aussi bruyant pour pousser ce come-back incroyable. Malheureusement, Jeff Teague va emmener le match en prolongation avec deux énormes tirs à trois-points dans la dernière minute. 92-92.

On pense alors que les Celtics ont perdu le momentum… mais il n’en est rien. Ils vont verrouiller le tout et s’imposer 12-3 sur ces cinq minutes pour une victoire 104-95, ramenant les deux équipes à égalité. Grand match, grande équipe. Bravo.

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Marcus Smart, MVP du match : 

Oh Marcus… Quel match. Certainement le plus grand de sa jeune carrière, alors qu’il n’a que 22 ans et qu’il ne vit que sa deuxième campagne de playoffs. En sortie de banc, il a joué 42 minutes (!) et conclu la rencontre avec 20 points, 8 rebonds, 5 passes et 2 interceptions pour un +/- positif de +24.

Malgré ces stats impressionnantes, ce match va bien au-delà de ça. Dans le quatrième quart, c’est tout simplement lui qui a porté l’équipe. Offensivement, il a inscrit gros tir après gros tir. Défensivement ? Une mixtape défensive comme on en a rarement vu. Stevens l’a missionné sur Millsap, qui s’amusait jusqu’ici, un pari sur le papier plus qu’osé. Cette saison, on l’avait vu défendre sur Porzingis notamment mais en playoffs, face à un joueur expérimenté à plus de 40 points sur ce match, ça semblait un peu différent. Eh bien non. Smart a sorti Millsap du match – qui n’a inscrit que deux points à 1/5 face à lui – pour ensuite faire gagner son équipe avec des passes très bien trouvées en prolongation. Grand match, de tous les côtés du terrain et dans tous les compartiments du jeu.

On a aimé : 

– Isaiah Thomas : le meilleur scoreur de ces playoffs 2016 a encore sévi hier soir. Cadenassé par la défense des Hawks, il a réussi malgré tout à marquer ce match de son empreinte. Au final, 28 points, 4 rebonds et 6 passes et plusieurs actions décisives dont le panier pour aller en prolongation. Après avoir raté son premier match, Isaiah Thomas porte les Celtics sur son dos depuis, chose qu’il n’avait pas pu faire l’an passé face aux Cavaliers en playoffs. Petit lutin est devenu grand ?

 

Peut-être bien qu’il est devenu grand… Il s’est même permis de tuer tout espoir adverse en prolongation sur un tir à trois-points très compliqué, quasiment derrière le cercle.

 

– Jonas Jerebko : toujours titulaire, Jerebko a encore livré un très gros match hier. Un nouveau double-double (16 points et 10 rebonds) et une grosse adresse (3-6 à trois points) ayant largement participé au come-back des Celtics dans le troisième quart. Il a été en grande difficulté face à Millsap défensivement, mais il est certain qu’on lui doit beaucoup de l’autre côté du terrain dans un match comme celui-ci. Il permet d’étirer parfaitement la défense et quand il trouve de l’adresse, ça libère les Celtics.

– Brad Stevens : quel culot. Qui aurait osé dans un match de playoffs, envoyer Marcus Smart en défense sur Paul Millsap auteur de 40+ points pour le sortir de son match ? Pas grand-monde. Eh bien sachez que Brad Stevens a osé. Smart s’est exécuté à merveille, et les Celtics se sont imposés. Un ajustement qui parait incroyable en y repensant, mais qui a complètement changé le cours du match.

– La combativité des Celtics : à -16 dans le troisième quart-temps, on a réellement cru un instant que les Celtics avaient lâché. Il n’y avait plus vraiment d’intensité, plus de mouvement offensif et ça semblait très mal embarqué. C’était sans compter sur l’esprit de cette équipe, qui n’allait certainement pas lâcher. Un come-back débutait alors, s’achevant en prolongation pour aller chercher une victoire inespérée dans ce fameux troisième quart-temps. Le TD Garden aura largement aidé pour maintenir les Celtics dans le match, et c’est très important mentalement d’avoir remonté ce déficit. À 1-3, la série était perdue. Là… tout est possible.

On n’a pas aimé : 

– La défense sur Millsap : les Celtics sont tombés sur un Millsap incroyable hier, auteur de 45 points jusqu’à ce que Smart se charge de lui. Avant cela, la défense sur lui a été quelque peu laxiste notamment sur ses tirs extérieurs et on peut le regretter car cela aurait pu coûter très cher. Cependant, ils ont limité Horford à seulement 5 points à ses côtés. Tant que les deux ne sont pas bouillants en même temps, les Celtics auront une chance de gagner et c’est une bonne chose d’avoir verrouillé Horford.

– Les rebonds : face à l’équipe la plus faible de la ligue au rebond offensif, les Celtics n’ont pas le droit de laisser filer 12 rebonds offensifs à Atlanta, surtout qu’ils ont été convertis en 23 points sur seconde chance. C’est beaucoup trop et c’est un point à corriger pour la suite de cette série.

Jared Sullinger : ça n’est toujours pas sa série. Malgré cela, Stevens l’a lancé plusieurs fois hier et on n’a jamais vraiment été rassurés en le voyant sur le parquet. Il a forcé des choses, pas forcément assuré au rebond et on se demande un peu pourquoi Stevens le laisse dans la rotation dans cette série. C’est d’ailleurs la seule chose que l’on reprochera à Coach Stevens depuis le début de cette série qu’il gère parfaitement.

L’action du match :

Comment enflammer le TD Garden ? Marcus Smart a la solution. Deux tirs à trois-points énormes dans le quatrième quart-temps, ayant participé à une série de 11 points consécutifs pour le meneur sophomore. Le sang froid.

 

Si vous avez du temps et que vous avez raté ce match 4, on vous conseille vivement de le revoir. C’est un des plus grands matchs de ces dernières années côté Celtics.

Désormais, Celtics et Hawks retournent à Atlanta dans la nuit de mardi à mercredi à 2h30 (heure française) pour un match 5 qui s’annonce déjà décisif. Les Celtics n’ont de toute manière pas le choix : ils devront remporter au moins un match à l’extérieur pour espérer l’emporter dans cette série. On sait que le début de cette série à Atlanta n’a pas vraiment réussi aux Celtics mais espérons que ces deux derniers matchs au TD Garden auront redonné du momentum à l’équipe.

Dans tous les cas, peu importe ce qu’il se passe à Atlanta, les Celtics reviendront à Boston pour un match, qui sera le match 6. Quoiqu’il arrive, sans Bradley, ils peuvent déjà être extrêmement fiers de leur performance.

Article rédigé par Baptiste Godreau

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