Home sweet home?

Le 2 juillet, alors qu’une délégation des Celtics venait tout juste de faire la cour à Kevin Durant dans les Hamptons, quelques-uns de ses membres embarquèrent dans un jet privé pour rentrer à Boston. Ceux-ci n’avaient aucune certitude sur la façon dont les jours à venir allaient dicter l’avenir de la franchise.

Puis, soudain, le téléphone du coach Brad Stevens émit une sonnerie. À en juger par l’indicatif, l’appel provenait de la région d’Atlanta. Ce ne pouvait être qu’Al Horford. À peine un jour auparavant, les Celtics avaient pu s’entretenir avec la star, agent libre. Bien que la décision de ce dernier était attendue rapidement, elle semblait pourtant presque arriver trop vite.

Tandis que Wyc Grousbeck, copropriétaire de l’équipe, demandait au pilote de l’avion de ne pas s’engager sur la piste de l’aéroport, Stevens activa le haut-parleur. Mais les moteurs de l’avion vrombissaient, et il était difficile d’entendre ce qu’Horford avait à dire au milieu de ce vacarme.

« Hé, je voudrais vous remercier d’être venus me rencontrer, commença Horford. Malheureusement… »

Le téléphone grésillait un peu. Horford venait-il de dire ‘malheureusement’ ? Comment se fait-il que ce moteur fasse autant de bruit ? Quel est notre plan B si celui-ci ne fonctionne pas ?

Horford sentit l’inquiétude de ses interlocuteurs dans leur silence. Lui voulait annoncer la grande nouvelle en plaisantant, comme si ce n’était rien, mais il savait aussi que l’équipe venait de lui proposer un contrat de 113 millions de dollars sur quatre ans et que cela justifiait leur anxiété.

« Messieurs, reprit-il avec assurance, je vais devenir un Celtic. »

Si à l’intérieur de l’avion on explosa de joie, chez Horford, à Atlanta, le soulagement était palpable. Il reposa son téléphone et souffla. L’ailier, quatre fois All-Star, a choisi Boston car il veut aider l’équipe à obtenir son 18e titre NBA. Si ce dernier n’arrive pas tout de suite, alors il ne tardera pas. Si Horford n’avait pas cru cela possible, il ne se serait pas engagé.

L’enfance

Avant de s’envoler pour faire carrière en Italie, en Grèce, en Espagne et au Brésil, c’est aux Bucks que Tito Horford, 2m16 sous la toise, fit ses débuts, drafté avec le 39e choix de la draft 1988. Lorsqu’il divorça de sa femme Arelis Reynoso en 1989, cette dernière retourna avec leur fils de 3 ans Alfred vivre à Santo Domingo, en République Dominicaine.

Ils vivaient dans un appartement modeste. Reynoso était journaliste sportive, et éleva Al pour la plupart du temps seule. Ainsi, elle l’emmenait aux événements qu’elle couvrait, qu’il s’agisse de courses de motocross comme de matchs de volley-ball. Al portait le matériel de sa mère, tenait son micro et prenait même quelques photos. Il dit un jour à sa mère que plus tard, il deviendrait producteur à la télé.

Un jour de février, Reynoso emmena Al à un entraînement de printemps en Floride. Elle devait y interviewer la star dominicaine des Red Sox Pedro Martinez. Elle espérait que leur entrevue soit longue, mais elle fut courte et vite expédiée.

« Et là, Al lui dit ‘Oh non, Pedro, ne fais pas ça à ma maman’, se souvient-elle. Il ajoute ‘Maman est venue de République Dominicaine juste pour te parler. S’il te plaît, parle-lui encore’. »

Et Pedro lui parla encore. La mère d’Horford était une figure connue dans le milieu du baseball dominicain. Elle était amie avec entre autres Martinez et le frappeur des Red Sox David Ortiz. Lorsque les Twins se séparèrent d’Ortiz en 2002, Reynoso lui dit qu’il irait un jour jouer pour les Yankees ou les Red Sox. Le temps lui donna raison et lorsque les Red Sox l’engagèrent, Ortiz appela la mère d’Horford.

Reynoso espérait qu’un jour, Al devienne joueur de baseball à son tour. Avec son ami d’enfance Julio Borbon, il passait son temps à jouer à la vitilla, un dérivé du baseball dans lequel les joueurs frappent des bouchons de bouteille à l’aide de bâtons. Un jour, alors qu’ils jouaient contre deux garçons plus âgés et plus grands, l’un d’entre eux s’en prit à Borbon.

« Il voulait se battre avec moi, raconte Borbon, joueur de champ extérieur passé cette saison par les Orioles. Je me rappelle qu’Al s’est interposé et m’a protégé. Il lui a dit qu’il ne le laisserait pas s’en prendre à nous. C’était le seul qui était suffisamment grand pour faire ça. »

Lorsqu’il commença à jouer au basket, la taille d’Horford fut un avantage immédiat, mais elle le mettait mal à l’aise lorsque les autres enfants se moquaient de ses grandes mains et de ses grands pieds. Reynoso lui disait alors que c’était parce qu’il pouvait faire des choses dont les autres n’étaient pas capables.

C’est en rendant visite à son père au Brésil qu’Horford se prit de passion pour l’élégance de son sport. Il suivait assidûment les entraînements de Tito, allant jusqu’à dessiner des systèmes qu’il montrait à son père ensuite.

Reynoso promit à son fils de lui acheter un ballon de basket, à condition que ce dernier fît tout son possible pour devenir le meilleur joueur qui n’ait jamais existé. Lui qui pour tirer visait un cintre métallique avec des vêtements roulés en boule se retrouva inscrit à une académie de Santo Domingo afin de pouvoir y jouer trois jours par semaine. À l’époque, il dévorait les livres sur le basket et dribblait à travers tout son quartier, un maillot de Grant Hill ou Vince Carter sur le dos, jusqu’à ce que le soleil se couche.

« Il rentrait, juste pour me dire ‘Maman, il faut que j’y retourne et que je continue de m’entraîner ! C’est ma carrière qui se joue là, et je ne peux pas faire semblant’, se rappelle-t-elle. »

Un palmarès de vainqueur

Mais on craignait que le niveau de compétition à Santo Domingo ne soit un frein pour la progression d’Horford. C’est pourquoi, à 14 ans, il s’envola pour Lansing, dans le Michigan, où Tito vivait désormais avec sa seconde épouse et les quatre demi-frères et soeurs d’Al.

Horford ne connaissait que quelques rudiments d’anglais et ses qualités de basketteur étaient encore peu raffinées.

Alors commencèrent les entraînements avec Larry Turnbow, un coach spécialiste du tir au pragmatisme hérité de six années chez les Marines. Ils se levaient avant six heures du matin et prenaient des tirs pendant une heure. Parfois, le froid glacial des matins du Michigan leur servait de compagnon.

En accélérant sa gestuelle et en replaçant sa main faible, jusqu’alors inexplicablement placée sous le ballon, Horford parvint à améliorer son tir. Turnbow raconte qu’un jour, l’entraîneur d’une équipe de la conférence Atlantic 10 qui voulait faire venir Horford dit à ce dernier qu’il lui apprendrait à tirer. Horford se sentit insulté par la proposition, car il avait déjà appris à tirer, et fit descendre l’équipe en question dans son classement personnel.

Horford, devenu un jeune prometteur, n’était pas pour autant perçu comme une recrue d’élite. Il portait une genouillère et quelque chose semblait clocher dans sa démarche. Ainsi, Billy Donovan, l’entraîneur de Florida, n’était pas certain qu’Horford valait la peine d’être courtisé.

Avant la dernière année de lycée d’Horford, Donovan se rendit à un tournoi d’été organisé à Las Vegas auquel le jeune dominicain participait. À un moment, Donovan vit Horford pleurer, seul, dans les gradins. Son équipe venait de perdre.

« C’est là que j’ai compris, se remémore Donovan, que gagner comptait énormément pour lui. »

Peu importe l’enjeu, cette formule s’avéra constamment vraie par la suite. À Florida, Horford était ainsi un compétiteur tenace, même lorsqu’il prenait part à des exercices sans grand intérêt. Lorsqu’il prenait part avec ses Gators à des exercices dans lesquels le score n’était pas comptabilisé, il demandait par exemple à passer au suivant.

Ses surnoms étaient ‘le diplomate’, ‘le chef’ ou encore ‘le parrain’, car il ne prenait la parole que lorsque le sérieux de la situation l’exigeait.

« Lorsqu’il prend la parole dans le vestiaire, confie l’ancien pivot des Gators Joakim Noah, tu sais que ce n’est pas pour rien. »

Un jour, alors qu’un match entre étudiants de premiers et de dernière année s’était improvisé, ces derniers n’avaient de cesse de siffler des fautes pour le moins discutable contre l’équipe d’Horford.

« Al est quelqu’un de calme, mais il a fini par devenir furieux, se souvient Taurean Green. Il disait ‘C’est bon, arrêtez de tricher’. Il haussait le ton quand il le fallait. »

L’entente entre Horford et les autres freshmen Green, Noah et Corey Brewer fut immédiate. Les quatre devinrent proches au point que lorsque Noah se fit un nom sur la scène nationale avec son jeu dominateur et sa personnalité hors du commun, il arriva parfois qu’il décline des interviews, ne voulant pas tirer la couverture à lui.

En 2005, alors que les vestiges d’un ouragan balayaient le nord de la Floride, les quatre colocataires se retrouvèrent à court de provisions. Green et Brewer se retranchèrent, mais Noah parvint à convaincre Horford d’enfiler plusieurs couches de vêtements et de partir en excursion jusqu’au seul restaurant encore ouvert du campus, Gator Dining. Ils s’y rendirent, tandis que Noah portait à l’épaule un radio-cassette qui crachait du reggae. Une fois arrivés, ils se goinfrèrent et prirent soin de ramener à manger pour Green et Brewer.

Au mois de mars de leur deuxième saison, Noah et Horford se trouvaient dans un hôtel de Minneapolis. Les Gators, classés troisièmes, se préparaient à disputer un match contre Villanova pour l’Elite Eight. Noah avait de fortes chances d’être le premier choix de la draft à venir, tandis qu’Horford était un probable top 10 de cette même draft.

« Je voyais bien qu’il y avait quelque chose, raconte Horford. Et là, Joakim se tourne vers moi et me dit ‘Hé, Al, tu retournes à la fac l’an prochain ?’ J’ai dit un truc genre ‘Carrément, mec, je m’éclate’. »

Noah hocha la tête, mais ne dit rien. Les Gators triomphèrent de Villanova, et, alors qu’Horford, Noah et Donovan se rendaient à la conférence de presse d’après-match dans un caddie de golf, Donovan leur dit qu’ils pouvaient gagner deux championnats nationaux de suite. Ils n’en avaient même pas encore remporté un.

Florida mit la main sur ce titre, et les quatre sophomores créèrent la sensation dans le monde du basket universitaire en revenant pour tenter le doublé. Ils y parvinrent, inscrivirent leur nom dans l’histoire et purent passer à autre chose.

Franchir le pas

Dans la green room du Madison Square Garden, juste après que Kevin Durant eût été choisi par les SuperSonics avec le deuxième choix de la draft 2007, Reynoso se pencha vers Horford.

« OK, Al, maintenant c’est à ton tour, lui glissa-t-elle. »

« Maman, s’il te plaît, répondit Horford. »

Après avoir pris part au tournoi de la Southeastern Conference et au Final Four ici, il avait fini par prendre goût à la vie à Atlanta. La communauté hispanophone y était animée, et le vol pour se rendre en République Dominicaine y était somme toute assez accessible. Mais il ne voulait pas s’emballer.

Sans surprise, les Hawks le choisirent. Au cours de ses neuf saisons passées à porter leur maillot, il emmena systématiquement l’équipe en playoffs et fut choisi quatre fois pour prendre part au All-Star Game.

Même une fois devenu star, son éthique de travail n’a jamais faibli. Il prit l’habitude de réserver les premiers créneaux horaires du jour pour ses entraînements individuels, ce qui n’est pas courant pour les vétérans, afin de donner l’exemple aux plus jeunes. Souvent, il arrivait même une demi-heure plus tôt.

« En tant que coach, c’était pour moi très instructif de le regarder, confie Kenny Atkinson, ancien assistant aux Hawks et désormais coach des Nets. Pourquoi est-il si bon ? Pourquoi est-il si fiable ? C’est grâce à toute la préparation derrière. Des comme lui, il y en a peu. »

Ces dernières années, le jour de Noël, Horford envoyait des SMS à Atkinson afin de savoir si ce dernier accepterait de venir bosser avec lui le jour même. Les deux venaient alors avec leurs familles respectives au gymnase des Hawks, et improvisaient leurs propres fêtes de Noël. Lorsqu’Atkinson a rejoint les Nets et qu’Horford a signé avec les Celtics, les enfants du premier ont ainsi demandé à leur père ce qu’ils feraient pour Noël cette année.

« Al, c’est vraiment un super ami, quelqu’un de vraiment bien, résume Atkinson. Si j’en parle davantage, je vais finir par m’émouvoir. »

Larry Drew, ancien coach des Hawks qui officie désormais en tant qu’assistant aux Cavaliers, possède encore des vidéos d’Horford sur son ordinateur. Il en a montré à Tyronn Lue, coach de Cleveland, en espérant qu’elles puissent servir à Kevin Love, l’ailier de l’équipe.

« Ces vidéos me rappellent tout ce qu’Al signifiait pour l’équipe d’Atlanta, explique Drew. »

Horford était heureux à Atlanta, mais il souhaitait explorer le marché des agents libres. Lorsque ses Hawks furent éliminés 4-0 par les Cavaliers en demi-finales de conférence, Horford et son agent Jason Glushon se réunirent et identifièrent les équipes susceptibles de le signer. Ils firent le tri et réduisirent la liste à cinq équipes : les Hawks, les Wizards, les Rockets, les Pistons et les Celtics.

« Les facteurs principaux n’étaient pas le potentiel marketing des équipes ou les villes en elles-mêmes, affirme Glushon. Al veut gagner des titres, c’est tout, comme il en a gagné deux à Florida. »

Le premier juillet, jour qui marquait l’ouverture de la free agency, Horford reçut successivement quatre équipes dans une salle de réunion de l’hôtel Four Seasons d’Atlanta. Les Rockets furent les premiers, suivis par les Wizards et les Pistons. Les Celtics furent reçus en derniers, et étaient donc dans une position idéale pour laisser une impression finale.

Boston arriva avec une vraie petite armée : étaient présents Grousbeck et Steve Pagliuca, les propriétaires, Danny Ainge, président des opérations basket de la franchise, Stevens et enfin les joueurs Isaiah Thomas, Marcus Smart, Jae Crowder et Kelly Olynyk.

Cette cohorte eut le don d’impressionner Horford, et tout particulièrement la présence des propriétaires. Il ignorait que Pagliuca avait précipitamment mis fin à des vacances en famille sur l’île Nantucket afin de pouvoir être présent, ou que Grousbeck avait annulé une réunion à Londres.

Les propriétaires des Celtics évoquèrent leur soif de titres, tandis que Stevens expliquait en détail comment l’équipe utiliserait Horford et que les joueurs se confiaient sur le lien qui les unit, leur compétitivité et ce qu’être un Celtic signifie. Selon Thomas, les joueurs ne voulaient surtout pas que leurs paroles sonnent faux, et ils espéraient qu’Horford verrait leur sincérité.

Mais eux ignoraient que leur ténacité et leur style de jeu infatigable leur conféraient déjà un avantage sur les autres. Au cours de cette rencontre, Horford parla peu mais hocha souvent la tête.

Le matin suivant, il appela sa mère. Reynoso sentit l’enthousiasme dans sa voix lorsqu’il évoqua les Celtics. Elle s’était retenue de donner son opinion sur la question, mais se sentit tout à coup libérée.

« Je lui ai dit ‘Écoute, Boston, c’est une des franchises légendaires en NBA. Larry Bird, Robert Parish, Bill Russell…’, développe-t-elle. Je lui ai parlé de ces joueurs, et du privilège que c’est de jouer pour une telle institution. Je lui ai dit ‘Ils cherchent à gagner un autre titre, et je pense qu’ils ont besoin de toi pour y arriver’. »

Horford avait promis aux équipes après lui qu’il ferait rapidement savoir sa décision. C’est à la maison qu’il passa l’essentiel de sa journée du 2 juillet, avec sa femme Anna et Glushon. C’est peu avant l’heure du dîner qu’il prit sa décision. Il appela alors les Celtics, puis ses parents, et envoya des emoji de trèfle à ses frères et sœurs.

« Bon choix, approuva Tito Horford. Au boulot. »

Home sweet home

En cette douce journée, alors que l’automne arrive à peine, Al Horford fait face à l’un des premiers défis de sa nouvelle vie à Boston. Cet après-midi, il doit se rendre de Waltham, là où l’équipe a ses installations, à Roxbury, en pleine heure de pointe.

Plusieurs caméramans attendent Horford au Merengue, un restaurant dominicain au cœur du quartier. Il faut presque une heure et demie à Horford pour parcourir les 32 kilomètres qui l’en séparent. Mais lorsque le joueur gare enfin sa Porsche blanche dans un recoin derrière le restaurant, il n’est pas agacé. Juste affamé.

Très vite, sa table est recouverte de nourriture. Vivaneau rouge à la sauce créole, haricots rouges et riz, plantains frits… Sur demande d’un des producteurs de l’émission télé ‘NBA Inside Stuff’, il agite un plantain devant l’une des caméras présentes.

Les clients du restaurant semblent reconnaître Horford, mais qu’est-ce qui nous dit qu’ils ne sont pas tout simplement curieux de voir ce qui provoque tout ce tintouin ? Qu’ils ne supposent pas qu’il s’agit tout simplement de quelqu’un d’important ? C’est alors qu’entre un homme dans le restaurant, et que celui-ci marque un temps d’arrêt.

« Bienvenue à Boston, Al, s’exclame l’homme. On avait besoin de toi. »

Peut-être Horford avait-il lui aussi besoin de Boston. C’est ici qu’il a rencontré Amelia, également connue comme Miss Univers 2003, aux Latin Pride Awards en 2007. Ensemble, le couple a un fils d’un an et demi, Ean, et attend un deuxième enfant.

« Ean dunke déjà sur des petits paniers, prévient Anna, la sœur d’Horford. Pour son âge, c’est un peu un géant. »

Les Horford vivent à Weston, tout près de chez David Ortiz avec qui Al est ami. Ils font tout leur possible pour que cette maison soit au plus vite leur maison.

Alors qu’une paisible soirée s’annonçait un jour en semaine du mois dernier, Horford a envoyé un message à Grousbeck afin de lui proposer d’aller dîner ensemble. Les deux sont allés dans un steakhouse du quartier de la Back Bay, où ils ont parlé de famille, de la ville, de l’équipe et de comment gagner.

« Pour moi, si Al reste ici et que tout se passe bien, avance Grousbeck, il pourrait devenir l’un des plus grands Celtics de tous les temps. »

Les Celtics n’ont de cesse de s’enthousiasmer sur tout ce qu’a déjà apporté de positif Horford à l’équipe. Passeur talentueux, c’est également un bon shooteur à trois points et un joueur solide dans la protection du panier. La cohésion est visible. Avant qu’Horford ne manque les derniers matchs à cause d’une commotion, il permettait à l’équipe de surclasser ses concurrentes à hauteur de 12,3 points de moyenne sur 100 possessions lorsqu’il jouait, soit la meilleure moyenne au sein de l’effectif.

Green, l’ancien coéquipier d’Horford à la fac, laisse échapper un petit rire lorsqu’on lui confie à quelle vitesse Horford s’intègre ici. Il n’est pas étonné.

« Imaginez ce que ça donnera dans quelque chose comme sept mois, prévoit-il. Ce qu’il faut que tout le monde comprenne, c’est que le fait qu’il vienne à Boston signifie qu’il croit en eux. Il a confiance dans leur projet et il les croit capables de gagner. »

Traduction de l’article du Boston Globe ‘Can Al Horford become the next great Celtic?‘ par Léo Hurlin

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