(Presque toute) L’équipe de 2007-08 va fêter les dix ans du titre

Tout comme il organisait autrefois les contre-attaques pour les Boston Celtics, Rajon Rondo se prépare à organiser des vacances avec ses anciens coéquipiers de l’équipe championne en 2008 pour célébrer l’anniversaire du titre, dont on fêtera bientôt les dix ans. Mais cette fête devrait se dérouler sans l’ancien arrière star des Celtics Ray Allen.

« J’ai demandé à deux des gars. L’un m’a dit non, l’autre a secoué la tête pour dire non, » a expliqué Rondo à The Undefeated, qui demandait pourquoi Allen n’était pas invité.

À l’été 2007, Allen et Kevin Garnett avaient rejoint l’ailier Paul Pierce aux Celtics. Ensemble, ils formèrent ainsi l’un des plus grands trios de stars de l’histoire de la NBA. Avec Rondo, jeune star en herbe, à la mène, Allen, Garnett et Pierce menèrent les Celtics à leur premier titre NBA en 22 ans, allant chercher une 17e bannière en 2008. Ce quatuor était également la base de l’équipe défaite au cours des Finales 2010 par les Los Angeles Lakers.

Cependant, le 10 juillet 2012, Allen choqua ses coéquipiers des Celtics en acceptant une offre de 9,5 millions de dollars sur trois ans émise par les rivaux du Miami Heat. Allen avait ainsi refusé une offre de 12 millions sur deux ans des Celtics (offre qui comportait une clause de non-transfert) car il cherchait un contrat plus long et plus lucratif. De plus, il avait des désaccords marqués avec Rondo. En 2012, sous les couleurs du Heat, LeBron James, Dwyane Wade, Chris Bosh éliminèrent les Celtics, rivaux aigris, en finales de Conférence Est et allèrent décrocher un deuxième titre consécutif.

Allen, aujourd’hui retraité après une carrière ponctuée par dix sélections au All-Star Game, n’a jamais recollé les morceaux avec Rondo, Pierce et Garnett depuis son départ de Boston et son titre gagné en 2013.

« Vous en ferez toute une histoire, mais c’est comme ça, a indiqué Rondo, désormais aux Chicago Bulls. Je ne trouve pas de bonne métaphore pour illustrer ça, mais ce n’était pas la plus belle des ruptures. Ce n’était pas ce qu’il pouvait arriver de mieux à cette équipe, à ce groupe. Nous étions en guerre avec ces gars [de Miami]. Aller rejoindre l’ennemi, c’est du jamais vu dans le monde du sport. Enfin, pas vraiment. C’est même presque commun maintenant. »

« Avec notre état d’esprit, nos gars, personne n’aurait pu faire ça. Ça soulève des questions quant à cette série [en finales de Conférence]… Pour qui était-il ? Le sang dans ses veines n’était pas vert. Les gens disent que notre relation est mauvaise. Ce n’est pas forcément faux, mais ce n’est pas qu’avec moi. J’ai contacté d’autres gars de l’équipe pour savoir ce qu’ils voulaient en vue de l’événement. Ils m’ont dit de m’en tenir à ce qui est prévu [sans Allen]. »

Un ancien de l’équipe de 2008 a dit ceci au sujet de la non-invitation :

« Enfin, Ray nous a lâchés. Il est parti rejoindre l’ennemi. »

Au 18 mars 2017, lorsque cet article a été écrit, Pierce n’a pas souhaité commenter cette non-invitation. Toutefois, en 2016, il avait qualifié le départ de Allen pour Miami de « trahison ».

« C’était une situation dure à encaisser, nous prenions cela pour une trahison, avait-il dit. C’est pour ça que ça a évolué en silence de notre part vis-à-vis de lui. De toute façon, Ray n’avait pas une bonne relation avec Rondo. Elle était au point mort. Mais Ray ne m’a pas parlé, ni à [Rondo] ou à Kevin [avant de choisir Miami]. »

« J’essayais de l’appeler, et il n’a jamais rappelé avant de signer avec Miami. Nos rivaux. Nous étions comme des frères. Nous rentrions unis sur le terrain. Nous aurions aimé être prévenus, ou consultés, quelque chose du genre. Et d’un coup, il est parti. Pour moi, le plus décevant à ce moment-là, c’était qu’il ne m’ait pas rappelé. »

Ray Allen n’a pas non plus souhaité commenter l’information. Mais si l’ensemble de l’équipe championne il y a bientôt dix ans souhaitait inviter Allen, Rondo y consentirait-il malgré leurs divergences ?

« Je me serais rangé derrière l’équipe, le groupe, » affirme-t-il.

L’équipe en question n’est pas unanime sur le cas Allen. Ainsi, l’ancien ailier/pivot des Celtics Leon Powe, membre de l’équipe championne, a indiqué avoir récemment discuté avec Rondo de l’événement à venir et a signifié qu’il souhaitait voir Allen invité. Powe, qui fait désormais du scouting pour les Celtics, semblait surpris dimanche dernier d’apprendre que ce n’était pas le cas.

« Je supposais qu’il serait invité, a indiqué Powe. C’est mon pote. Je préfèrerais qu’il en soit. »

Mis à part Allen, Rondo dit avoir invité personnellement tous ses anciens coéquipiers, à l’exception de l’ancien pivot P.J. Brown, qui semble avoir disparu des radars. Tout n’est pas encore prêt pour cette réunion, qui se tiendra quelque part dans le monde.

« Tous les autres devraient être présent. En fait, j’ai parlé à tous les autres, a expliqué Rondo. Vu que l’équipe est en déplacement, j’ai pu en parler à ‘E-House’ [Eddie House] à Phoenix, ‘Scal’ [Brian Scalabrine], Leon Powe. Le seul que je n’ai pas réussi à contacter, c’est P.J. Brown, mais je devrais y parvenir. Je peux rentrer en contact avec sa femme, et je vais passer par là pour le joindre. »

« Ça se fera à l’étranger, dans un lieu secret. Nous allons nous rassembler, passer du bon temps, nous remémorer de plein de choses et prendre des nouvelles les uns des autres. L’anniversaire, ce n’est que l’an prochain, mais je vais organiser ça cet été. »

De l’équipe de 2008, seuls Rondo, Pierce et Tony Allen, arrière aux Memphis Grizzlies, sont encore en activité. Pierce a annoncé qu’il prendrait sa retraite à la fin de la saison. Rondo, 31 ans et quatre sélections au All-Star Game au compteur, a dit combien être considéré comme un vétéran lui faisait bizarre.

« J’essaie de lutter contre le temps et de prendre soin de mon corps, explique-il. Jour après jour, saison après saison. C’est allé si vite, il est déjà question d’une réunion pour fêter les dix ans du titre. J’y pense et je me dis ‘dix ? Ça fait dix ans ?’ C’est allé bien trop vite. J’ai l’impression qu’hier encore, nous parlions de K.G. comme d’un vieux avec ses 31 ans. Et voilà que maintenant, j’ai 31 ans et que je suis dans cette situation. Les plus jeunes m’appellent ‘The O.G.’ [littéralement, The Original Gangsta, comprendre ‘l’ancien’]. Je m’y fais, je l’accepte, mais je ne m’attendais pas à déjà entendre ça. »

Rondo conserve de bons souvenirs de l’époque où il menait les Celtics à deux apparitions en Finales (2008 et 2010). Lui qui en est à sa onzième saison en NBA confie que la proximité des membres de l’équipe de l’époque lui manque.

« Nous voulions y arriver les uns pour les autres, se souvient-il. Du début à la fin, nous croyions tous en nous. Doc était un coach génial, le meilleur pour ce groupe. Nous avions tous adhéré à son discours. Nous pensions que nous ne pourrions y parvenir que si chacun donnait le meilleur de lui-même. »

« Nous nous encouragions mutuellement. Personne ne souhaitait du mal au gars devant lui ou au gars derrière lui dans la rotation. C’était un effort conjoint. Un but commun. À tout moment durant la saison, chacun allait avoir l’occasion de jouer un rôle et de contribuer au titre. Et ce fut le cas. »

Rondo vit actuellement une saison en dents de scie avec les Bulls. Il faut dire qu’il a eu son lot de désaccords avec leur entraîneur Fred Hoiberg, et qu’il a vu son rôle fluctuer, passant de la troisième équipe au cinq de départ. Au 19 mars 2017, ses statistiques pour la saison étaient de 7,2 points, 6,4 passes décisives et 4,9 rebonds de moyenne par match. Le contrat de Rondo s’élève à 13,3 millions de dollars pour la prochaine saison, mais seuls trois millions sont garantis s’il n’est pas coupé avant le 30 juin. Dans l’ombre, Rondo a réussi avec succès à se muer en mentor pour les jeunes meneurs des Bulls Michael Carter-Williams, Jerian Grant et le rookie Denzel Valentine.

Mais Rondo a affirmé ne se concentrer que sur la fin de saison avec les Bulls, et ne pas penser à la suite.

« Je ne pense pas vraiment à la saison prochaine, à où je serai. Je suis ici, je reste présent, je ne vais pas gaspiller mon temps. Je suis un Bull, au sein d’un bon groupe. J’essaie de montrer l’exemple et de donner tout ce que j’ai, » explique-t-il.

Rondo, enfin, a réaffirmé son amour de son sport, et son désir de poursuivre sa carrière de longues années encore. Se voit-il revenir aux Celtics un jour ?

« Je ne sais pas. Qui peut savoir ce qu’il peut se produire, dans cette ligue ? C’est une organisation de qualité, avec de super fans. Les meilleurs fans pour qui j’ai pu jouer. Je ne peux pas dire que je n’aimerais pas y rejouer, mais là, je ne sais pas si c’est une possibilité pour moi. »

Traduction de l’article de The Undefeated ‘Rajon Rondo, former Celtics teammates plan to celebrate their 2008 title without Ray Allen‘ par Léo Hurlin

One Comment

  1. leprechaun00

    25 mars 2017 at 0 h 48 min

    Non , ce n'est pas une possibilité pour toi tant que coach Stevens sera là en tout cas ! Le meneur n'est pas le head coach dans la maison verte alors tu vas finir ta carrière en errance , comme elle l'est depuis que tu as quitté Boston d'ailleurs

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