Avery Bradley sacrifié

Apr 18, 2017; Boston, MA, USA; Boston Celtics guard Avery Bradley (0) reacts after making a three point basket during the first quarter in game two of the first round of the 2017 NBA Playoffs against the Chicago Bulls at TD Garden. Mandatory Credit: Greg M. Cooper-USA TODAY Sports

Début juin, lorsque les Celtics choisissaient de trader leur pick et donc Markelle Fultz pour descendre dans la Draft, un signe fort était envoyé à Isaiah Thomas. Avec la saison qu’il venait de réaliser, il rentrait véritablement dans les plans à long terme de la franchise, cela impliquant de lui offrir un contrat du montant qu’il mérite en 2018… et de faire des sacrifices pour y parvenir.

Faire des sacrifices, cela impliquait notamment de se séparer de Marcus Smart ou d’Avery Bradley, tous deux en fin de contrat à l’été 2018, et tous les deux à la recherche d’un gros contrat. Si ces sacrifices n’avaient pas été obligatoires sans l’arrivée d’un gros poisson, ils le sont devenus avec la signature de Gordon Hayward cette semaine, pour redevenir un prétendant au titre.

Et alors que les Celtics étaient mentionnés dans de multiples rumeurs incluant Smart, Bradley ou Jae Crowder, la donne a rapidement évolué vendredi après-midi. L’infernal Adrian Wojnarowski tweete peu avant 16h (heure française) que Avery Bradley est en partance pour Detroit contre Marcus Morris.

A chaud, la réaction fut plutôt négative tant Bradley était apprécié, et tant la contrepartie paraissait faible – surtout que Morris n’est pas vraiment un joueur que l’on apprécie – comme en témoigne cet aperçu de la discussion privée des administrateurs de celticsfr sur Facebook.

Avec du recul, c’est pourtant une décision des plus logiques que de voir Bradley partir cet été. Les Celtics avaient en effet besoin de faire de la place pour accueillir Gordon Hayward, et le choix était plutôt réduit. Jae Crowder, qui pourrait être une arme incroyable dans un small-ball avec Hayward, et qui dispose d’un des meilleurs contrats de la ligue, n’était sûrement pas le joueur à trader à ce moment-là. Quant à Smart, il coûtera sûrement moins cher que Bradley en 2018 (tout en étant RFA et non UFA, au contraire de Bradley) et peut toujours devenir un meilleur joueur que Bradley au même âge.

Relire : Avery Bradley, après le chagrin et le deuil, ses rêves se réalisent

Bradley a donc été sacrifié pour des raisons purement financières et logiques si l’on rationalise ce move, qui permet d’accueillir un FA de top niveau et de limiter le casse-tête de l’été prochain. Drafté en 2010 à la 19è position, Bradley est depuis quelques années un pilier du roster, joueur modèle, équipier exemplaire, personne en or, bosseur hors pair. Critiqué lors de la re-signature de son contrat il y a quelques années (à 8 millions de dollars par saison pendant 4 ans), il a fait taire toutes les critiques en progressant d’année en année, au point de devenir l’un des meilleurs 3&D de la ligue.

Hier, les Celtics ont perdu l’un des joueurs les plus appréciés de l’effectif, un joueur unanimement reconnu comme représentant l’âme des Celtics, un joueur qu’on aura jamais pu critiquer tant il a montré l’exemple aux plus jeunes. Cependant, à l’heure de faire des choix, se séparer de Bradley était l’un des choix (le choix ?) les plus logiques.

Nul doute que c’est à contrecoeur que Danny Ainge a dû s’en séparer. Si l’on devait regretter un départ ces dernières années, Bradley serait sûrement tout en haut de la liste. On l’a vu grandir et on a adoré couvrir son évolutions ces dernières années sur celticsfr. On espère donc qu’il s’éclatera à Detroit et qu’il touchera le pactole en 2018, un pactole qu’il mérite de toucher. Bon vent Avery, tu reviens quand tu veux, et si tu viens sous un autre maillot au TD, tu seras acclamé, t’inquiète pas pour ça.

Article rédigé par Baptiste Godreau

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