Hommage à Isaiah Thomas

Isaiah Thomas

Je vais être honnête dès le début, je n’ai jamais été un grand fan d’Isaiah Thomas. C’est même un euphémisme de dire ça, je n’aime pas vraiment son style de jeu ni sa personnalité et avant qu’il n’arrive à Boston il faisait partie des joueurs que j’appréciais le moins au sein de la ligue. Autant dire que, contrairement à la plupart des fans des Celtics, je n’ai pas sauté de joie à l’annonce d’un trade dont Boston sortait pourtant clairement gagnant.

Rappelons en les termes : Boston reçoit Isaiah Thomas en provenance de Phoenix en échange de Marcus Thornton et d’un choix de premier tour non protégé des Cleveland Cavaliers. Un choix qui échouera à la 28 place après s’être fait transféré par Phoenix aux Kings et qui sera utilisé pour Skal Labissière.

Mais même pour un fervent détracteur du petit meneur comme moi il a été extrêmement difficile de ne pas tomber sous son charme au cours des deux saisons et demi qu’il a passé à Boston. deux saisons et demi pleines d’émotions, de coups d’éclats, de paniers improbables et de quelques choix de tirs énervants qui ont vu la franchise celte se redresser à une vitesse complètement inattendue. Un séjour court et intense (comme lui) que je vais tenter de vous résumer pour rendre hommage à ce joueur qui aura réussi à marquer l’histoire d’une franchise qui n’en manque pourtant pas.

2014 – 2015 : l’arrivée et la bonne surprise

L’histoire commence le 20 février 2015, un triste soir de Sacramento – Boston. Un match perdu 109 – 102 malgré les 22 points de Tyler Zeller (et 4 rebonds dont… 4 offensifs). Un match durant lequel James Young joue 18 minutes, Gerald Wallace et Shavlik Randolph 6 minutes chacun et le magnifique Phil Pressey 5 minutes.

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Le franchise player des Celtics avant l’arrivée de Thomas

Vous vous en souvenez maintenant ? Ça ne faisait pas rêver hein ? Autant dire que l’ambiance n’était pas au beau fixe parmi les fans de Boston. Les Celtics sont donc partis pour tanker une saison de plus, mais dans ce cas pourquoi avoir pris un coach aussi prometteur que Brad Stevens ? Danny Ainge est devenu complétement gâteux, il fait vraiment n’importe quoi. D’ailleurs n’a-t-il pas, il y a deux moi à peine, échangé Rajon Rondo contre deux joueurs cramés (Brandan Wright et Jameer Nelson) et un ailier tout juste potable, un certain Jae Crowder et un choix de draft sans valeur (qui deviendra Demetrius Jackson) ? On peut même remonter plus loin dans le temps, Danny n’a-t-il pas bradé deux légendes de la franchise pour quelques choix de draft qui n’ont pas grand intérêt puisque cette saison encore les Nets vont faire les playoffs ! Bref la grogne monte et ce jour de trade deadline représente la dernière chance pour Ainge de se rattraper aux yeux des fans.

Gageons que cette pression populaire n’a eu absolument aucune incidence sur les actes du general manager des Celtics, qui n’est pas franchement du genre à se soucier de sa réputation. Malgré cela une occasion se présente, le genre d’occasion que Danny ne peut pas manquer. Au cours de l’été précédent Phoenix a fait le choix étrange d’aller piquer un soixantième choix de draft à Sacramento, certes ce petit meneur a agréablement surpris au cours de ses trois premières années dans la ligue et sort juste d’une saison à 20 points de moyenne. Mais les Suns viennent juste d’effectuer une saison très prometteuse et disposent déjà de deux excellents meneurs, Eric Bledsoe et Goran Dragić. De manière assez peu surprenante la mayonnaise n’a pas du tout prise et Phoenix se retrouve à devoir remodeler son effectif en catastrophe. Au final IT, comme on l’appelle, partira à Boston contre trois clopinettes et Dragić à Miami pour une contrepartie plus intéressante.

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Thomas et Dragić notamment ne s’entendront pas vraiment et l’animosité entre les deux perdure toujours.

Si je me suis autant attardé sur les circonstances de ce trade c’est qu’elles me paraissent fondamentales pour bien appréhender la relation particulière entre Isaiah Thomas et les fans des Celtics. D’un côté un joueur qui avait failli ne pas se faire sélectionner à la draft et qui s’était fait pratiquement jeté de deux franchises malgré ses performances dépassant largement les attentes. De l’autre des fans qui venaient de voir toutes leurs stars adorées se faire transférer dans des trades qu’ils trouvaient alors injustes et qui attendaient désespérément une nouvelle tête d’affiche pour les sortir du marasme. Entre les deux le coup de foudre fût presque immédiat.

Pourtant sur le papier cela ne commença pas de la meilleure des manières mais par une défaite au Staples Center contre des Lakers menés par Jeremy Lin. Oui mais voilà, ce match fut diablement excitant. Isaiah fit son entrée en jeu au milieu du premier quart-temps et apporta immédiatement toute son énergie et son talent, inscrivant 21 points en 25 minutes avant de se faire expulser du terrain pour une prise de bec avec l’arbitre. Surtout quand à côté Crowder inscrit 22 points et qu’Avery Bradley envoie le match en prolongation sur un trois-points clutch (ce ne sera pas le dernier). Bien sûr ça ne fait jamais plaisir de perdre contre l’ennemi juré, mais pour la première fois depuis longtemps les fans des Celtics avaient quelque chose d’excitant à se mettre sous la dent et pouvaient rêver d’un futur un peu meilleur.

La première victoire arrivera dès le deuxième match contre… les Suns. Rigolo, non ? D’autres suivent très vite au fur et à mesure que Thomas enchaîne les prestations autour des 20 points et des 7 passes décisives en sortie de banc. À tel point que les Celtics se retrouvent dans une position complètement inattendue, celle d’un candidat aux playoffs. C’est ainsi que le fameux playoffs push est lancé, signant officiellement la fin de la courte période de tanking et le retour a des ambitions plus réjouissantes. Boston finit par accrocher la septième place (juste devant… Brooklyn), notamment grâce à une série de six victoires pour finir la saison, dont deux contre Cleveland et deux contre Toronto qui avaient, cependant, déjà commencé à reposer des joueurs. Pendant cette série Thomas augmente son record de points sous le maillot celte à 34 points lors d’un match contre les Pistons.

Pas de chance, cette saison-là Cleveland finit deuxième derrière Atlanta et les Celtics se font proprement sweeper au premier tour sans que Thomas ne puisse rien y faire. Bien bloqué par la défense des Cavaliers, maladroit à trois-points et auteur d’un match 3 à 5 points et 2 passes décisives, IT soulève quelques interrogations sur sa capacité à transposer son jeu en post-season pour ses premiers playoffs. Mais ces interrogations sont bien vite oubliées. De toutes façons, Boston était nettement inférieur à son adversaire et l’équipe a largement dépassé les attentes sur cette saison.

Isiah et les Celtics se heurtent aux Cavs de James en playoffs

Isaiah et les Celtics se heurtent aux Cavs de James en playoffs

2015 – 2016 : la confirmation et la récompense

L’été 2015 des Celtics est plutôt calme, le front office est visiblement assez satisfait du groupe dont il dispose et ne veut pas se précipiter. Les seuls ajouts notables sont donc Amir Johnson et David Lee en plus des trois rookies draftés, Terry RozierRJ Hunter et Jordan Mickey. Nos souvenirs brumeux pourraient facilement interpréter cette décision comme une volonté de confier les clefs de l’équipe à Thomas, entouré de ses chiens de gardes Bradley, Crowder et Smart. Mais il faut se souvenir qu’Isaiah débute la saison 2015-2016 comme il avait terminé la précédente : sur le banc. Il joue presque 30 minutes par match, mais systématiquement moins que Marcus Smart. Ce n’est que quand ce dernier se blesse au bout de trois matchs qu’IT s’installe dans le cinq, une décision que l’on pensait temporaire. À l’époque d’ailleurs le débat faisait rage entre ceux qui voulaient lui confier le poste de titulaire et ceux qui souhaitaient que Smart retrouve sa place à son retour. Je m’en souviens bien puisque, en fin connaisseur du basketball, j’étais un partisan de la seconde option.

Mais le débat ne dure pas longtemps et Isaiah s’installe comme le titulaire indiscutable à la mène. Tout n’est pas parfait dans la première partie de saison cependant et au bout de 38 matchs les Celtics affichent seulement un bilan équilibré de 19 victoires pour 19 défaites. Mais ensuite l’équipe décolle et pour la première fois de sa carrière IT montre qu’il peut-être titulaire dans une équipe de playoffs et qu’il peut même en être la star. Lui qui jusque là avait plutôt fait des stats dans la vide au sein d’équipes en difficulté semble enfin avoir trouvé le système parfait pour exploiter ses qualités. Il en profite d’ailleurs pour égaler son record de points en carrière avec 38 points, encore une fois contre les Pistons.

Tout cela ne passe pas inaperçu et le 28 janvier, Isaiah reçoit la nouvelle tant attendue, la récompense dont il a tant rêvé : une sélection au All-Star Game. Choisi par les coachs en tant que remplaçant à l’Est, Thomas trouve là la reconnaissance après laquelle il a couru durant une bonne partie de sa vie. Parallèlement, c’est aussi une grande joie pour les fans des Celtics qui retrouvent enfin un All-Star dans leur équipe après des années de disette. Cet événement marque donc un nouveau palier dans la relation presque symbiotique qui unit les fans et Isaiah. S’il est fort courant que les fans et les joueurs d’une franchise partagent joies et peines, dans ce cas particulier chacun semble combler chez l’autre un vide présent depuis trop longtemps.

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Duel de meneurs all-stars

Après cette parenthèse réjouissante, la saison reprend et plutôt bien pour les Celtics qui améliorent leur bilan et grapillent des places de semaine. en semaines jusqu’à cette fameuse fin de saison complètement folle. Souvenez vous, à quelques journées de la fin, Boston se retrouve à la lutte pour la troisième place avec Atlanta, Miami et Charlotte alors que leurs trois derniers matchs de saison les opposent à… Atlanta, Charlotte et Miami. Finalement les Celtics perdent deux matchs sur trois, malgré un incroyable come-back contre Miami, avec un IT pas flamboyant, les quatre équipes finissent avec exactement le même bilan de 48 victoires et 34 défaites. Mais les tie-breakers sont cruels avec Boston qui hérite de la cinquième place et affronte donc Atlanta au premier tour sans l’avantage du terrain.

Isaiah aborde alors ses seconds playoffs avec de la pression sur les épaules. Il doit montrer qu’il peut répéter les mêmes performances qu’en saison régulière. Il commence timidement le premier match mais sort une grosse deuxième mi-temps et est à deux doigts d’offrir la victoire aux Celtics qui s’inclinent finalement d’un point. Il passe par contre complètement à côté du deuxième match largement perdu par Boston privé de Bradley blessé dès le premier match. Un bilan mitigé qui oblige donc Thomas a clarifier les choses au TD Garden. Pas de problème pour le petit meneur qui inscrit 42 points en 24 tirs pour offrir aux Celtics leur première victoire en playoffs sous Brad Stevens dans un match grandiose. Encore une fois IT imprime sa marque sur un événement « historique » de la franchise.

Boston égalise ensuite à 2-2 mais perd les deux matchs suivants, plombé par l’absence de Bradley. Isaiah produit deux prestations très moyennes sur les derniers matchs, très bien défendu par la défense des Hawks, surtout à l’intérieur. On observe donc les même difficultés que contre Cleveland, avec une difficulté d’imposer son jeu dans la raquette dans des matchs plus lents et plus physique. Mais le match 3 a montré qu’il dispose des clefs pour surmonter ses difficultés.

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« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH »

Mais pour qu’IT puisse exprimer encore mieux son potentiel il faudrait qu’il soit un peu mieux entouré. Par exemple par un pivot pouvant poser de bons écrans, bon passeur pour lui permettre de se concentrer encore plus sur le scoring et bon shooteur pour le spacing. Cela tombe bien puisque les performances des Celtics en ont fait une destination crédibles pour les gros free agents et qu’un certain Al Horford arrive en fin de contrat. Bingo, l’intérieur dominicain choisit de rejoindre les Celtics quelques semaines après les avoir éliminés au premier tour des playoffs. C’est bien la preuve de l’attractivité de ce groupe, par sa jeunesse, son style de jeu, son coach déjà reconnu dans la ligue mais aussi par son meneur All-Star innarêtable en attaque et au caractère bien trempé. Isaiah ne ménage d’ailleurs pas ses efforts pour recruter d’autres joueurs à Boston. Tellement qu’un certain Kevin Durant ne passe pas loin de débarquer aux Celtics avant de choisir les Warriors.

Les fans des Celtics se remettront bien vite de cette déception. Après tout, Horford est déjà le plus gros free agent de l’histoire de Boston et en plus les fameux choix de draft des Nets obtenus au prix de nombreuses larmes et cœurs brisés portent enfin leur fruit. Boston a hérité du 3ème choix et l’a utilisé pour prendre Jaylen Brown. L’équipe s’est donc bien renforcée et la saison s’annonce des plus excitantes.

2016 – 2017 : le sommet et le drame

Ces souvenirs sont encore frais dans nos mémoires, donc inutile donc que je m’attarde longuement sur la saison régulière de l’équipe. Malgré plusieurs blessures de joueurs importants, une défense très en dessous du niveau de la saison précédente et de grosses lacunes au rebond, les Celtics font une très belle saison, portés par une attaque de feu et une parfaite gestion des fins de matchs. Ils s’offrent même le luxe de finir premiers de la conférence grâce à un gros relâchement de Cleveland.

Mais ce qui nous intéresse c’est la saison d’Isaiah Thomas et il y a beaucoup de choses à dire. Offensivement c’est une saison historique que le meneur a réalisé, améliorant sa moyenne de plus de 6 points pour arriver au total assez incroyable de 28,9 points par match. Plus impressionnant encore, il l’a fait en améliorant tous ses pourcentages et sans augmenter ses pertes de balles. Il marque également les esprits par des coups d’éclats réguliers dans le quatrième quart-temps jusqu’à se voir officieusement décerner le surnom de King in the FourthI. S’ajoutent à ça des performances exceptionnelles comme ce match à 52 points contre le Heat, dont 29 dans le dernier quart. Cela représente le quatrième plus gros total de points de l’histoire des Celtics sur un match, le plus gros total sur un quart-temps pour les Celtics et le deuxième plus gros total ex-aequo pour un quatrième quart-temps. Rien que ça.

Un joueur NBA en train d’inscrire 52 points

On peut également noter qu’il inscrit au cours de la saison régulière plus de 40 points dans 5 matchs et au moins 30 points dans 31 matchs. Forcément ces performances ne passent pas inaperçus et le nom d’Isaiah commencent à apparaître de plus en plus sérieusement dans les discussions pour le MVP. Bien sûr Harden et Westbrook semblent intouchables, mais rien que le fait d’être mentionné est déjà assez incroyable pour Thomas et pour les fans des Celtics, qui voient leur joueur star finir à la cinquième place du vote final.

Les Celtics abordent donc les playoffs plein d’espoirs, pour une fois dans la position du favori, surtout contre des Bulls pas flamboyants du tout en saison régulière. Mais alors que fans et joueurs attendent avec impatience le début des hostilités, une terrible nouvelle tombe. Chyna Thomas, la petite soeur d’Isaiah vient de décéder dans un accident de voiture, à la veille du premier match des playoffs. Plutôt que de me lancer dans une analyse hasardeuse des conséquences que cet événement tragique a pu avoir sur IT, il me parait plus pertinent de vous parler des conséquences plus indirectes sur les fans et sur moi en particulier.

Toute la saison nous regardons des matchs de basket et nous jugeons les joueurs sur leurs performances, nous enthousiasmant ou nous énervant pour leurs réussites et leurs échecs selon qu’ils soient dans des équipes que l’on apprécie ou non. On finit par oublier que l’on a devant les yeux des êtres humains qui sont les premiers affectés par ce qu’il se passe sous nos yeux et dont la vie est bien plus complexe que ce qu’on nous vend. L’irruption d’un drame comme celui-ci qui nous touche uniquement par l’intermédiaire du joueur, au delà de l’évidente mise en perspective de l’importance qu’on peut accorder au résultat d’un match de basket, remet l’humanité du joueur au premier plan de la relation virtuelle qu’on peut entretenir avec lui.

Cela peut avoir le double effet d’à la fois provoquer une remise en question des attentes, de l’investissement émotionnel et des jugements qu’on fait peser sur les épaules d’êtres humains mais également de faire apparaitre la solidarité et les liens qui peuvent malgré tout se créer dans cette ligue. À ce titre on retiendra longtemps le soutien du TD Garden à Thomas lors du match 1 contre les Bulls, malgré la défaite, et les images de Bradley réconfortant silencieusement un Isaiah en pleurs.

BOSTON, MA - APRIL 26: The Boston Celtics huddle up during the game against the Chicago Bulls during Game Five of the Eastern Conference Quarterfinals of the 2017 NBA Playoffs on April 26, 2017 at TD Garden in Boston, MA. NOTE TO USER: User expressly acknowledges and agrees that, by downloading and or using this Photograph, user is consenting to the terms and conditions of the Getty Images License Agreement. Mandatory Copyright Notice: Copyright 2017 NBAE (Photo by Brian Babineau/NBAE via Getty Images)

Isaiah entouré de ses coéquipiers et de son public

Personellement, Isaiah vit donc des playoffs très compliqués, d’autant plus qu’il perd une dent durant le premier match du second tour, ce qui lui vaut de longues heures de chirurgie et que l’on sait maintenant qu’il était blessé assez durement à la hanche. Mais rien de tout ça ne peut l’arrêter. Après un premier tour – forcément – compliqué pour lui mais dont les Celtics parviennent à se sortir, il éblouit le second tour de tout son talent, notamment lors du match 2 où il inscrit 53 points, juste derrière le record de la franchise en playoffs appartenant à Havlicek avec 54 points. Même s’il doit mettre un terme à sa saison après deux matchs compliqués contre les Cavaliers et que Boston se fait encore sortir sans appel – cette fois en finales de conférence, tout de même -, IT a magnifiquement réussi ses playoffs malgré les circonstances terribles entourant ceux-ci, et a apporté la touche que l’on sait maintenant finale, à son passage plus que mémorable au sein des Boston Celtics.

Durant deux saisons et demi, il aura incarné à merveille la hargne Celte, cette culture de la gagne qui a toujours existé dans la franchise. Pour tout ça, ce rôle exemplaire qu’il a eu dans la reconstruction Celte alors qu’il n’était qu’un 60e choix de Draft, ses sessions de recrutement, etc, il est l’heure de lui dire un grand merci et bravo. Le flambeau est transmis à Kyrie Irving, à lui d’en assumer la lourde succession. Il y a quelques semaines, nous écrivions sur la place encore ô combien importante de Kevin Garnett dans l’histoire actuelle des Celtics. Dans quelques années, nous pourrons sûrement dans une moindre mesure certes, regarder dans le rétroviseur et se rappeler combien on doit à Isaiah pour le retour de Boston sur le devant de la scène.

Isaiah ne ramènera(sans doute) jamais de titre à Boston, mais il restera comme la figure de proue d’une période assez unique de l’histoire de la franchise. Et pour quelqu’un comme moi qui n’a commencé à suivre assidûment la NBA qu’au cours de la saison 2014-2015, il est pour l’instant le joueur le plus emblématique dont j’ai pu suivre les exploits en direct. Que ça me plaise ou non.

Article rédigé par Hugo Geindre

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