Quelles options pour Marcus Smart ?

Boston, MA, USA; Boston Celtics guard Marcus Smart (36) signals after making a three point shot against the Charlotte Hornets during the first quarter at TD Garden. Mandatory Credit: Winslow Townson-USA TODAY Sports

La deadline pour prolonger Marcus Smart est passée, et aucun accord n’a été trouvé malgré des négociations poussées d’après The Vertical. Zoom sur les différents scenarii qui se dessinent donc pour Smart :

Transfert au cours de la saison

Cela semble peu probable, à moins que Boston n’ait décidé que Kyrie Irving est le futur de la franchise et qu’ils ne veulent pas investir énormément sur un autre arrière. Smart ne devrait pas avoir une valeur très élevée sur le marché, sauf s’il excelle au début de la saison. Mais en tant que jeune de 23 ans avec un petit contrat, futur agent libre restreint (RFA), avec un bon niveau de jeu, n’importe quelle équipe pourrait trouver une raison de monter un transfert pour lui.

Prolongation rapide

Même si on ne s’attend pas à des discussions durant la saison, les Celtics peuvent tout de même discuter avec le camp Smart tout au long de l’année, et devraient s’impliquer sérieusement dès la fin de la saison. Par le passé, on a pu voir que Boston était prêt à laisser Bradley et Crowder devenir agents libres restreints, mais un accord a été trouvé avant qu’ils ne soient vraiment sur le marché. Cette option semble la plus probable.

Égaler une offre

Si Marcus discute avec d’autres équipes, il pourrait faire face à un marché compliqué. S’il a réalisé une excellente saison, les Celtics chercheront à le conserver rapidement. Ainsi le scénario dans lequel Smart sollicite plusieurs offres serait celui d’une saison bonne sans être exceptionnelle de sa part. Le marché sera difficile pour les joueurs dans cette situation, et particulièrement pour les meneurs. Les offres de Smart dépendront principalement du déroulement du début de la free agency. Si une équipe en reconstruction, sans meneurs sur un long contrat, se retrouve avec un peu de cap space, il pourrait le proposer à Smart. Sinon, une équipe compétitive avec la Mid Level Exception (MLE) pourrait attirer son attention. Les Celtics seraient dans ce cas heureux de le récupérer à ce prix-là.

Prolongation lente

Le problème dans le scénario où les Celtics s’alignent sur une offre raisonnable d’une autre équipe, c’est qu’il faut qu’une autre équipe fasse une offre raisonnable. Les franchises ne sont généralement pas enclines à utiliser leurs MLE ou une partie du salary cap pour un joueur dont l’offre sera égalée par son équipe. L’équipe qui détient les droits du joueur a donc clairement l’avantage. Cela conduit parfois à une prolongation tardive dans l’intersaison, comme Mason Plumlee a Denver. La menace d’accepter la qualifying offer rend parfois l’offre plus « juste », ou plus favorable pour le joueur, si la situation va si loin.

Qualifying offer

Pour faire de Smart un agent libre restreint, Les Celtics doivent avant tout lui proposer une extension d’un an à 6M$. Cette offre reste sur la table jusqu’à ce que le joueur signe avec une équipe ou jusqu’au 1er octobre (sauf si Boston décide de prolonger le délai). Accepter la QO serait une pilule dure à avaler et pourrait dégrader la relation entre le joueur et l’équipe. Néanmoins, on recense un cas de ce type presque tous les ans (Nerlens Noel cet été) et avec l’augmentation du salary cap qui sera plus intéressant en 2019 que 2018, cette option n’est pas à exclure.

Le perdre à la free agency

Le fait qu’un joueur soit RFA n’implique pas forcement qu’il restera dans son équipe. Si Marcus fait une bonne saison et une équipe le considère comme un bon investissement, cela pourrait devenir compliqué. Les Celtics ont un dilemme salarial à long terme, avec trois stars au salaire très élevé, et de multiple jeunes aux talents plus élevés que leurs salaires. Même si Boston pense que le duo Irving-Smart est leur backcourt pour l’avenir, les Celtics peuvent-ils investir la moitié du salary cap seulement pour ces deux joueurs ? Si une saison solide de Smart mène à une offre a 20M$/an, le front office devra se poser la question.

Le perdre sur blessure/mauvaise performance

Personne ne le souhaite, mais ne pas avoir trouvé d’accord expose Marcus Smart à certains risques. Une blessure grave ou une saison catastrophique pourrait lui faire perdre ses chances de prolongations. Difficile d’imaginer cette situation, mais parfois, la malchance frappe.

Sign-and-trade

Le marché du sign-and-trade a presque disparu ces dernières années, principalement à cause de l’augmentation du salary cap, qui rend ces mouvements inutiles. Quand l’espace restant sous le cap est réduit, le sign-and-trade redevient d’actualité. Les talents de Smart pourraient plaire à de nombreuses équipes qui n’aurait pas le cap space suffisant. Si les Celtics décident qu’ils ne peuvent pas prolonger Smart après une bonne saison, ils pourraient tenter de récupérer de la « valeur perdue » en l’aidant à rejoindre une bonne équipe plutôt qu’une mauvaise équipe avec du cap room. Boston n’obtiendrait pas grand-chose dans ce scénario, mais un joueur avec encore une année de contrat (pour faire correspondre les salaires) et un choix de draft faible sont tout à fait envisageables.


L’avenir de Smart dépend donc principalement de ses performances cette saison. S’il ne se blesse pas et continue son développement, il pourrait rester un Celtic et re-signer début juillet pour un montant modérément au-dessus de la MLE. Pour obtenir un contrat à la hauteur de ses attentes, il devra réaliser une excellente pour convaincre les quelques équipes avec du cap space de lui faire une offre, conserver leur marge salariale pendant la free agency, et risquer de voir Boston s’aligner. Les Celtics ont la main sur son avenir, c’est désormais à Marcus Smart de prouver ce qu’il vaut.

Article traduit par Lucas Hecker de l’article de Ryan Bernardoni : ‘OPTIONS FOR MARCUS SMART’S NEXT DEAL

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