Bilan de la semaine 1 : l’imprévu (1-2)

Oct 17, 2017; Cleveland, OH, USA; Boston Celtics forward Gordon Hayward (20) lays on the court after injuring his ankle during the first half against the Cleveland Cavaliers at Quicken Loans Arena. Mandatory Credit: Ken Blaze-USA TODAY Sports

La blessure d’Hayward : 

On en a déjà dit beaucoup sur ce sujet et vous pouvez retrouver une analyse plus détaillée de la situation dans cet article, mais impossible de dresser le bilan de cette semaine sans en parler. Hayward a donc souffert d’une dislocation de la cheville et d’une fracture du tibia mardi, il s’est fait opérer mercredi soir et il est sorti de l’hôpital vendredi mais il n’y a toujours aucune estimation officielle de la durée de son indisponibilité. L’hypothèse la plus probable étant toujours qu’il soit absent toute la saison.

On a vite vu l’impact de cette absence sur les Celtics. Si la prestation contre Cleveland peut difficilement être prise en compte au vu de l’impact psychologique de la blessure de Gordon sur le reste du groupe, les deux autres matchs ont été révélateurs. Sans leur ailier all-star, Boston manque cruellement d’adresse à l’extérieur, d’expérience en défense et de créativité dans le jeu. Ils sont également plus vulnérables à toute absence supplémentaire comme l’ont montré celles de Smart et Morris.

Conséquence, le niveau de leur jeu collectif, qui paraissait très en avance sur les estimations pendant la pré-saison, est maintenant assez inquiétant. Milwaukee n’est définitivement pas l’équipe à affronter quand vous êtes dans le doute collectivement mais les Celtics avaient déjà affronté les Sixers en pré-saison et ça ne ressemblait pas à la bouillie de basketball qu’on a vu vendredi.

Hayward n’avait pourtant pas été le joueur le plus flamboyant de l’équipe avant sa blessure, mais, du fait de son profil d’homme à tout faire, son absence oblige pratiquement tous les joueurs de l’équipe à revoir leur rôle. Cela va donc demander une période d’adaptation, à ce titre trois jours sans match devraient laisser un peu de temps à Stevens pour faire travailler son équipe, eux qui n’ont pas encore eu de véritable entraînement collectif depuis le match contre les Cavaliers.

L’heure n’est pas encore à la dramatisation, les circonstances ne sont vraiment pas favorables et on fait confiance à Stevens pour donner de la cohérence à ce groupe quand il aura récupéré tous les joueurs excepté Hayward. Mais après l’excitation de cet été, il faudra sans doute ronger un peu son frein devant quelques matchs frustrants durant la première partie de la saison, en espérant que ce ne soit pas plus.

Les débuts de Jayson Tatum :

S’il y bien un point positif à ressortir de ce début de saison compliqué, ce sont les performances de Tatum. Sur ses trois premiers matchs, le rookie tourne à 12,3 points et 9 rebonds de moyenne, ce qui fait de lui le cinquième meilleur scoreur et le meilleur rebondeur (!) de l’équipe. Ce qui est intéressant c’est que même si ces moyennes devraient redescendre, elles ne sont pas le fruit de surperformances. Jayson est loin de surjouer, au contraire selon Stevens (qui aimerait le voir moins passer le ballon), et n’a pas des pourcentages intenables : 40,7% au tir, 20% à trois-points. Il marque une bonne partie de ses points grâce aux 5,7 lancers-francs qu’il obtient par match et en y étant très adroit, ce qui est un signe de la maturité de son jeu.

Les blessures au sein de l’effectif ont changé la donne pour le jeune ailier. Il a d’abord eu la surprise de commencer la saison en tant que titulaire et il est au bout de trois matchs le deuxième joueur le plus utilisé de l’effectif avec 35,3 minutes par match. Ce temps de jeu, il le doit d’abord à sa défense. Stevens avait mis l’accent sur ce point avant la saison et le message est bien passé. S’il est encore un peu léger physiquement, Tatum sait déjà se servir de sa longueur de bras et de sa vitesse pour contenir son adversaire et venir aider à protéger la raquette.

Quelques remarques :

  • Papa Alfred : avec tout ce qui tombe sur la tête des Celtics en ce début de saison, Horford a besoin de jouer son rôle de patron d’une équipe inexpérimentée. Il le fait plutôt bien puisque c’est le seul joueur de l’effectif avec plus de 15 minutes par match et un différentiel positif, malgré les deux défaites. Il est obligé de s’impliquer davantage en attaque, quitte à forcer un peu et à faire diminuer ses pourcentages, mais l’important est qu’il soit là pour montrer l’exemple et rassurer ses jeunes coéquipiers. Stevens a d’ailleurs mentionné lors du dernier match que le fait qu’il ait pris 16 tirs (malgré 5 réussites seulement) était une bonne chose, car les Celtics ont besoin qu’il prenne ses responsabilités offensivement.
  • Intégration compliquée pour Irving : lui aussi a beaucoup souffert de la blessure d’Hayward. Mentalement d’abord, il a semblé le plus affecté juste après l’événement. Mais également dans le jeu où il semble bien moins à l’aise qu’en pré-saison. Ses pourcentages et son nombre de pertes de balles s’en ressentent fortement. Le manque de fluidité offensive de l’équipe l’incite à jouer plus en isolation, ce qui pourrait soulager l’équipe s’il était aussi adroit que la saison dernière, ce qui n’est malheureusement pas le cas pour l’instant. Pour preuve, il n’inscrit que 0,59 points par isolation depuis le début de saison (17 séquences, le deuxième plus grand nombre de la ligue) contre 1,12 points par isolation l’an passé. Laissons lui un peu de temps.

L’action de la semaine :


Tout avait pourtant si bien commencé avec Jaylen Brown qui oblige LeBron James à s’enfuir de sa raquette pour ne pas finir sur le poster.

La décla de la semaine :

« Je pense que ses coéquipiers adoraient déjà Gordon Hayward. Il leur avait fait une grosse impression. C’est facile de jouer avec un gars comme lui. C’est le genre de joueurs que vous voulez à vos côtés offensivement comme défensivement. Donc ses qualités vont clairement nous manquer, tout comme son état d’esprit. Mais maintenant, nous nous devons d’élever notre niveau pour lui. Les joueurs qui vont avoir davantage d’opportunités en son absence, ainsi que ceux qui vont avoir plus de minutes à faire valoir vont vraiment devoir en tirer profit. »

Déclaration de Brad Stevens au lendemain de l’opération de Gordon Hayward, et qui résume bien la situation. Son absence est une perte inestimable, mais ses coéquipiers, notamment Jaylen Brown et Jayson Tatum, vont bénéficier d’un grand nombre de minutes pour faire leurs preuves.

La semaine prochaine : 

On reste à l’Est la semaine prochaine.

• vs New-York Knicks Knicks2  mardi à 19h30 (01h30)

• @ Milwaukee Bucks Bucks2 jeudi à 20h (02h)

• @ Miami Heat Heat2 samedi à 20h (02h)

Article rédigé par Hugo Geindre

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