Bilan de la semaine 3 : au pas de course (7-2)

BOSTON, MA - NOVEMBER 1:  Al Horford #42 of the Boston Celtics brings the ball up court against the Sacramento Kings on November 1, 2017 at the TD Garden in Boston, Massachusetts. NOTE TO USER: User expressly acknowledges and agrees that, by downloading and or using this photograph, User is consenting to the terms and conditions of the Getty Images License Agreement. Mandatory Copyright Notice: Copyright 2017 NBAE  (Photo by Brian Babineau/NBAE via Getty Images)

Une profondeur inattendue à l’aile :

Avec les absences d’Hayward et Morris, les Celtics ont été obligés d’aller chercher loin dans leurs rotations sur les ailes. Heureusement, cela a été l’occasion pour les rookies de se révéler et de montrer tout leur potentiel.

  •  Semi Ojeleye : Semi a été très sollicité en ce début de saison. En effet, il a joué 22 minutes à chaque fois contre les Spurs lundi puis contre Sacramento mercredi (certes le garbage time a aidé). C’est en premier lieu sa défense qui lui a permis de se faire une place de choix dans la rotation de Brad Stevens. Pour cela, Ojeleye peut compter sur plusieurs atouts. D’une part, son physique de buffle (2.01m, 107 kilos, 208cm d’envergure) lui a permis de défendre sur certains des joueurs les plus athlétiques de la ligue, comme Lebron James lors du 1er match de la saison, ou contre Giannis Antetokounmpo à 2 reprises. Il peut également mettre à profit sa mobilité et sa vitesse latérale, assez impressionnantes pour un joueur de son gabarit, qui lui a permis sur certaines séquences de cadenasser des meneurs comme Patty Mills ou De’Aaron Fox, incapables de prendre de vitesse sur le drive le tank Ojeleye. Si vous cumulez cette puissance athlétique et cette vitesse de mouvement latéral, vous obtenez un joueur capable de switcher et de défendre sur les postes 1 à 4. Ses qualités défensives n’ont bien évidemment pas échappé à Brad Stevens. « Je pense que Semi a le potentiel pour devenir l’un des tout meilleurs défenseurs de cette ligue. » Offensivement, Ojeleye est encore assez rustre, et se contente pour l’instant de prendre des tirs à 3 pts en catch and shoot (89.5% de ses tirs jusque là) avec plus ou moins de réussite (4-7 sur les 2 derniers matches, 2-10 avant). « Il va devenir progressivement plus à l’aise pour savoir où sont ses spots préférentiels sur le terrain » explique le coach des Celtics.  Pour l’instant, Semi a su tirer son épingle du jeu pour gagner des minutes, contrairement à Guerschon Yabusele, Abdel Nader, et Shane Larkin, qui semblent pour l’instant condamnés à se contenter du garbage time, sauf blessure d’un joueur de la rotation. Le temps de jeu d’Ojeleye va sans doute pâtir du retour aux affaires de Marcus Morris, mais on peut déjà se satisfaire qu’il parvienne à apporter et contribuer en peu de minutes, ce qui n’avait pas été le cas des derniers joueurs draftés relativement bas (James Young, R.J. Hunter, Jordan Mickey). Il dispose en tout cas de la confiance de Brad Stevens.

     

  • Daniel Theis : L’Allemand est lui aussi une des bonnes surprises du début de saison des Celtics. Arrivé sur la pointe des pieds cet été en provenance de Bamberg, Theis a tout de suite su apporter sa contribution au collectif grâce à sa défense, et surtout son sens du rebond, l’un des gros points faibles des Celtics ces dernières années Il a ainsi saisi 3 rebonds offensifs contre Miami et les Spurs, et 4 contre Sacramento (10 au total). Ses rebonds offensifs lui permettent soit de scorer directement (il approche presque à chaque match la barre des 10 points), soit de ressortir le ballon pour ses coéquipiers. C’est notamment grâce à lui si les Celtics affichent le 4e meilleur pourcentage de la ligue aux rebonds offensifs, alors qu’ils ont pourtant recours au small ball dès qu’Aron Baynes n’est pas sur le terrain. Le pivot australien (2.1), Al Horford (1.7) et Theis (1.7) tournent ainsi à presque 2 rebonds offensifs par match. Toujours offensivement, Theis a visiblement déjà noué une belle complicité avec Marcus Smart, playmaker désigné de la second unit. Leur pick & roll fait un malheur, et on a déjà ainsi vu à plusieurs reprises des actions comme la vidéo ci-dessous, une pénétration de Smart pour servir Theis au alley-oop, ou directement seul sous le panier. Theis est aussi précieux de l’autre côté du terrain, où sa mobilité lui permet de défendre loin de la raquette sur les postes 4 adverses qui s’écartent. Il jouit également d’une bonne capacité à protéger le cercle (minimum 1 contre par match quand il joue plus de 10 minutes, excepté contre Miami). Dans une franchise qui vise le titre à court ou moyen terme, les joueurs de rotation aux faibles salaires sont des plus précieux. Dans ce contexte, avoir à disposition un joueur aussi expérimenté que Theis, plusieurs fois All Star et défenseur de l’année en Allemagne, pour un prix dérisoire (815 615$ cette saison, 1 378 242$ la prochaine) est du pain béni pour la franchise. Malheureusement, tout comme pour Ojeleye, l’Allemand va voir son temps de jeu diminuer avec le retour de Marcus Morris. Mais on ne peut que se féliciter de la profondeur du roster celte, qui était l’une des principales inquiétudes d’avant-saison.

Quelques remarques :

  • Ça dure encore : difficile de dire jusqu’à quand cette période de « grâce » va continuer pour des Celtics auxquels on prédisait une longue période d’adaptation avec un effectif totalement chamboulé. Mais pour l’instant ils ont toujours le meilleur defensive rating, le deuxième meilleur net rating, le deuxième meilleur pourcentage de rebonds captés, le sixième meilleur pourcentage de paniers assistés et bien sûr le meilleur bilan de la ligue. On attend encore des confirmations, même après des victoires contre les Spurs et le Thunder, mais plus les matchs se suivent plus il devient difficile de penser que l’excellent début de saison de Boston est uniquement dû à la réussite ou à la faiblesse des adversaires.
  • Papa sportif : Juste pour vous dire qu’Horford a encore sorti une semaine à 13,7 points de moyenne (66,7% au tir, 62,5% à trois-points), 9,3 rebonds et 5 passes décisives en étant toujours le leader de la meilleure défense de la ligue et en couronnant le tout d’un quatrième quart-temps d’exception contre le Thunder.
  • Un motif d’inquiétude ? Quelque chose d’encore plus inattendu que le niveau défensif de l’équipe, les Celtics sont 9èmes de la ligue à l’adresse à trois points et Irving n’est que le cinquième joueur le plus adroit de l’effectif pour l’instant (4ème si on ne compte pas Yabusele). Tatum a très vite balayé les inquiétudes à son sujet sur ce domaine puisqu’il tourne actuellement à 52% de réussite, Horford est sur la lancée de ses playoffs et Brown est aussi assez rassurant avec un beau 40%. Mais ces chiffres risquent de retomber, notamment pour les deux jeunes ailiers et il faudra alors compenser si Boston veut se maintenir à ce niveau. On attend donc de voir l’adresse de Marcus Morris, lui qui a déjà fait des saisons au dessus de 35% mais dont la sélection de tirs n’est pas forcément irréprochable et on espère que l’adresse de Irving, Rozier, voire Smart va remonter un peu.

L’action de la semaine :

Le jeu offensif des Celtics met un peu plus de temps à se mettre en place que la partie défensive, mais on peut déjà voir de belles séquences.

 

La déclaration de la semaine :

« Notre principal cheval de bataille depuis quelques années est de dire qu’un joueur sera sur le parquet tant qu’il apportera de la valeur à l’équipe pour gagner. C’est le cas de Jayson Tatum, qui contribue au succès de l’équipe des deux côtés du terrain. Il est peut-être très jeune, mais il applique immédiatement tous les conseils qu’on peut lui donner. Il commet rarement la même erreur deux fois, il fait automatiquement l’ajustement nécessaire. Il fait preuve d’une maturité émotionnelle assez fascinante pour son âge. »

Brad Stevens, impressionné par la maturité et le QI basket de Jayson Tatum.

La semaine prochaine : 

Grosse semaine avec quatre matchs dont un back-to-back à l’extérieur.

  • Orlando Magic Magic2 dimanche à 18h (minuit)
  • @ Atlanta Hawks Hawks2 lundi à 19h30 (1h30)
  • vs Los Angeles Lakers Lakers2 mercredi à 20h (2h)
  • vs Charlotte Hornets Hornets2 vendredi à 19h30 (1h30)

Article rédigé par Hugo Geindre et Guillaume Perrin

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